Journée des Nations Unies: les jeunes à l’honneur

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La salle de conférence de l’Azalai grand hôtel de Bamako a abrité, hier lundi, la cérémonie commémorative de la journée des Nations unies. Ce 71e anniversaire de l’entrée en vigueur de la charte des Nations unies est placé, au Mali, sous le signe d’une jeunesse qui répond aux objectifs pour le développement durable (ODD).

Ladite cérémonie était présidée par M. Abdrahamane Sylla, ministre des Maliens de l’extérieur, en présence de Mme Keïta Aïda MBo, ministre de l’Environnement et du développement durable. On y notait également la présence du Général Salif Traoré, ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile ; de Mme Fatoumata Sied, Coordinatrice résidente du système des Nations unies au Mali ; de Mohamed Salia Touré, Président du Conseil national des jeunes, ainsi que les corps diplomatiques accrédités au Mali.
« Jeunes, acteurs du changement », tel est le thème retenu par notre pays pour cette édition de 2016. En effet, le choix de ce thème vise à mettre en exergue le rôle des jeunes dans la réalisation des nouveaux objectifs de développement adoptés au sommet sur le développent durable, le 25 septembre 2015, auquel notre pays a participé.
Mohamed Salia Touré, dans son allocution, n’a pas caché sa reconnaissance à l’endroit des plus hautes autorités de notre pays pour le choix de ce thème. Il a rassuré qu’en retour, les jeunes de notre pays seront capables d’adopter des solutions radicalement nouvelles et à grande échelle aux grands enjeux sociaux environnementaux. Pour ce faire, le jeune Touré a estimé qu’il faille décloisonner les mondes du social et des affaires pour préparer les jeunes générations à améliorer le monde qui les entoure. Il a, à cet effet, invité les jeunes du Mali à s’impliquer dans la mise en œuvre des 17 objectifs du développent durable qui visent à mettre fin à la pauvreté, à lutter contre les inégalités et l’injustice et à faire face au changement climatique, d’ici à 2030.
Quant à la Coordinatrice résidente du système des Nations unies au Mali, elle a souhaité que cet anniversaire dédié aux jeunes soit suivi d’effet. Elle a ainsi invité ses collègues du système des Nations unies à cibler un grand nombre de leurs actions sur les jeunes et à leur donner un plus grand rôle dans la recherche des solutions et la formulation des projets en réponse à leurs besoins. Elle a prévenu que cela était nécessaire pour relever les défis qui attendent les Nations unies pour le maintien de la paix dans notre pays, dans l’esprit de la résolution 2025 qui ne reconnait que les jeunes doivent apporter une contribution importante et constructive au maintien et à la promotion de la paix et de la sécurité. Cette même résolution reconnait que la jeunesse est un atout qui peut contribuer durablement à la prospérité économique. La responsable a enfin réitéré l’engame des Nations unies aux côtés du gouvernement et des populations pour réussir le relèvement du pays.
Signalons que la cérémonie a été marquée par consécration de jeunes qui ont reçu des formations de perfectionnement.
Maïmouna Kané est une mécanicienne auto de 33 ans témoigne : « j’ai suivi une formation de mécanique auto à Mopti dans un grand garage grâce à l’appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Cela m’a permis de rallonger la liste de mes clients, car j’ai découvert beaucoup de choses », a-t-elle dit.
Le ministre Sylla, dans son discours, a soutenu que le rôle et la place des jeunes comme acteurs du changement ont été forgés au fil de l’histoire. Il s’est dit alors heureux des acteurs qui croient que la jeunesse malienne, qui est synonyme de mobilité, de dynamisme et d’innovation, est l’avenir du pays. Il a saisi de la tribune pour affirmer la confiance du Mali au système des Nations unies, dont les buts et principes énoncés, depuis 1945, sont la justice et le bien-être pour tous, demeurent encore d’actualité.
La cérémonie a pris fin par la visite des stands des Programmes et fonds des Nations unies. Il s’agit entre autres du PNUD, du Programme alimentaire mondial (PAM), du Fonds des Nations unies pour la population (FUNUAP) du Fonds des Nations unies pour l’alimentation (FAO), du programme des Nations Unies pour la lutte contre la Sida (ONU/Sida) de ONU/Femmes, de la Minusma, etc.

Par Christelle KONE

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