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samedi 26 mai 2018
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Journée mondiale de la Culture africaine: Bamako accueille l’Afrique et sa diaspora

Notre capitale, Bamako, abritera les 23 et 24 Janvier 2018, la 1ère édition de la Journée mondiale de la culture africaine & Afro-descendante (JMCA) au Palais de la culture Amadou Hampathé BA. Les enjeux de ce rendez-de-vous culturel et de la renaissance africaine étaient, jeudi 4 janvier 2018, au cœur des échanges entre les membres de la Commission nationale d’organisation et les hommes de médias.

La conférence de presse était animée par l’ancien ministre Adama SAMASSEKOU, président la Commission nationale d’organisation, en présence des autres membres de ladite Commission.
La JMCA est une initiative de l’ONG Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (RAPEC) soutenu par l’UNESCO, le Gouvernement du Mali, les ACP (Groupe des Etats d’Afrique Caraïbes et Pacifique), la CGLUA (Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique), IMA (Institut du Monde Arabe) et biens d’autres.
Elle se veut une opportunité́ pour les africains, les afro-descendants, les passionnés et les amoureux de l’Afrique ainsi que les structures associatives et institutionnelles de participer à la valorisation et à la promotion des arts et la culture africaine.
Aussi, à travers cet événement, il s’agit également pour ses initiateurs de célébrer les pays qui ont ratifié la Charte de la renaissance culturelle Africaine.
En effet, la Charte de la renaissance culturelle africaine est un document de 7 pages, approuvé lors de la 1ère Conférence des ministres africains de la Culture de l’Union africaine (UA), les 13 et 14 décembre 2005 à Nairobi (Kenya).
Elle vise non seulement à affirmer la dignité des Africains, le fondement populaire de leur culture, mais aussi à promouvoir la liberté d’expression, la démocratie culturelle, un environnement propice permettant aux peuples africains de maintenir et renforcer le sens et leur volonté de progrès et de développement.
Par ailleurs, la Charte entend préserver et promouvoir le patrimoine culturel africain, combattre et éliminer toutes les formes d’aliénation, d’exclusion et d’oppression culturelle, partout sur notre continent.
Le texte encourage la coopération culturelle entre les États africains membres en vue de renforcer l’unité africaine, à travers l’usage des langues africaines, la promotion du dialogue des cultures et valorise la culture africaine.
Premier pays à ratifier la Charte, le Mali a été suivi en 2006 de 11 Etats africains que sont l’Afrique du Sud, l’Angola, le Bénin, le Burkina, le Cameroun, le Congo, l’Éthiopie, le Niger, Nigeria, le Sénégal et le Tchad.
Dans la perspective de sa mise en œuvre, le RAPEC, en collaboration avec l’UNESCO, a organisé en 2011 au Togo, le 1er Congrès panafricain sur le rôle de la culture dans le développement de l’Afrique. Ces assises avaient fortement recommandé de dédier le 24 janvier de chaque année à la célébration de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante (JMCA).
La Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante, a expliqué Adama SAMASSEKOU, est un concept militant pour une forme nouvelle, juste et réaffirmée du panafricanisme défendu par le Mali.
Ce concept qui est une initiative du RAPEC, regroupe les ministres africains en charge de la Culture, les acteurs culturels et scientifiques, la société civile, et les institutions culturelles et de langues et la diaspora africaine.
Parmi les activités attendues lors de ce rendez-vous de Bamako, figurent entre autres l’ouverture du Village panafricain, la conférence inaugurale, des panels thématiques sur la Charte dans les écoles et universités, etc.
En effet, les thématiques qui seront développées ont trait à la diversité culturelle et linguistique, la culture comme levier du développement économique, la contribution de la culture, la construction du citoyen panafricain mais aussi la construction d’une passerelle dynamique entre les afro-descendants et la diaspora.

Par Abdoulaye OUATTARA




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