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jeudi 20 septembre 2018
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Journée mondiale de la culture africaine: plaidoyer pour la charte de la renaissance culturelle

En prélude de l’ouverture officielle de la première édition de la Journée mondiale de la culture africaine et afro descendante, prévue pour les 23 et 24 janvier, au Palais de la culture de Bamako, par le Président de la République, la journée d’hier mardi a été marquée par une table-ronde et plusieurs manifestations culturelles.

C’était sous la présidence de la ministre de la Culture, N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO.
La célébration de cette 1ère édition de la Journée mondiale de la culture africaine a mobilisé la présence de plusieurs décideurs du continent et les acteurs de 1er plan de l’histoire et de la culture africaine, des afro descendants et de la diaspora.
Cette rencontre continentale vise à promouvoir la ‘’Charte de la renaissance culturelle africaine’’ auprès des Etats africains et son appropriation pleine et entière par les populations africaines et afro-descendantes.
Elle se veut aussi une occasion de rendre un hommage aux ancêtres et d’immortaliser notre patrimoine commun dans les archives universelles de l’humanité.
Selon le président de la Commission nationale d’organisation, Adama SAMASSEKOU, au cours de cette célébration, un manifeste sera élaboré par les acteurs culturels pour l’Afrique et pour le monde de demain.
Aussi, a-t-il révélé, la célébration de la Journée mondiale de la culture africaine est une idée qui vient d’un grand militant de la culture africaine, nommé John DOSSAVI, qui, selon M SAMASSEKOU, a sollicité le Mali pour avoir été le 1er pays à avoir ratifié la Charte de la renaissance culturelle africaine, pour abriter la première édition de la Journée mondiale de la culture africaine et afro descendante.
«La journée mondiale de la culture africaine doit s’implanter tel un baobab dans un paysage parfois conflictuel de la construction des identités civilisationnelles en Afrique et dans le monde. Il est bon qu’à travers la culture nous puissions quelque part hydrater la sécheresse des relations qui se développent à travers le monde », a déclaré M. SAMASSEKOU, avant d’insister sur la nécessité de pérenniser cette belle initiative.
Le président de la Commission d’organisation a déploré que 12 ans après l’adoption de cette Charte, seuls 12 pays sur les 55 d’Afrique l’ont ratifié. C’est pourquoi a-t-il appelé à la mobilisation des Etats africains autour de ladite Charte et autour de la culture africaine.
Quant au président du Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (RAPEC), John DOSSAVI, il a ajouté qu’il est temps que les Africains comprennent que personne ne viendra faire le bonheur de l’Afrique à leur place. Il a largement exhorté les Africains à réhabiliter les royautés du Continent tout en prenant l’exemple sur certains pays européens.
«La Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante a une signification parce que le 24 janvier, elle est célébrée partout dans le monde. En célébrant la Journée mondiale de la culture africaine, les occidentaux célèbrent leur berceau parce qu’ils sont issus de l’Afrique », a affirmé John DOSSAVI, président du RAPEC.
Pour sa part, la ministre N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO a remercié tous les acteurs de la culture africaine.
Pour Mme la ministre, à travers l’organisation de la Journée mondiale de la culture africaine, l’histoire retiendra que des hommes et des femmes de bonne volonté se sont rencontrés à Bamako pour convaincre d’autres de l’impérieuse nécessité de célébrer partout dans le monde la contribution de l’Afrique, berceau de l’humanité, à la culture universelle.
Aussi, a-t-elle noté, la culture africaine est un vecteur qui facilite la communication, les échanges, l’intégration et offre aux peuples un excellent moyen d’expression et de collaboration pour le développement.
Par ailleurs dira N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO, l’initiative de la Journée mondiale de la culture africaine et Afro descendante est une opportunité pour lever les contrastes éventuelles entre les idéaux d’hier et ceux d’aujourd’hui. Car à son avis, il s’agit d’une occasion unique pour l’Afrique de s’assumer en engageant l’indispensable campagne de ratification de la Charte de la renaissance culturelle africaine.
«Ces deux jours devront-nous permettre de tracer les bases de la célébration de la culture africaine et Afro descendante partout dans le monde», a conclu la ministre de la Culture.

PAR MODIBO KONE ET MANGNE COULIBALY (STAGIAIRE)




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