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vendredi 21 janvier 2022
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Justice: l’opposant Oumar Mariko relâché

Arrêté le 7 décembre, l’opposant Oumar Mariko a été remis ce mardi 4 janvier en liberté provisoire par la justice. Il recouvre la liberté après environ un mois de détention. L’acteur politique connu pour son franc parler avait été incarcéré depuis le 7 décembre dernier. Il était poursuivi pour entre autres pour injures envers le premier ministre Choguel Maiga.

Placé sous mandat de dépôt depuis le 7 décembre 2020, Dr Oumar Mariko, président du parti SADI, a été mis en liberté provisoire en attendant son jugement prévu pour le 15 février 2022.
L’un de ses avocats Me Mamadou Ismael Konaté, ancien ministre de la Justice s’est félicité de cette décision sur les réseaux sociaux saluant une « justice à l’écoute, un parquet attentif et des confrères engagés et volontaires pour une justice des hommes, libre et indépendante ».
Aussi, à leur sortie de l’audience, Me Mohamed Aly Bathily, ancien ministre également que la détention doit être une exception comme prescrit par les textes de droit. Selon lui, la justice malienne doit s’inscrit dans le respect de ce principe en vue de permettre aux inculpés de bénéficier de la présomption d’innocence.
Il est reproché à Oumar Mariko des faits d’injures contre le Premier ministre Choguel Maïga « par le biais d’un système d’information et de communication. ». Son co-accusé, Bakary Camara, poursuivi pour avoir diffusé ces propos sur les réseaux sociaux a aussi été mis en liberté provisoire.
C’est une bonne nouvelle pour le collectif actif constitué qui réclamait sa libération. Avant Oumar Mariko, l’ancien 4è vice-président du Conseil national de la transition (CNT), Issa Kaou Djim, avait été arrêté et incarcéré. Remis en liberté plus tard, il avait été radié du CNT.
Après la libération, Dr Oumar Mariko a effectué une série de recueillements sur les tombes martyres des événements de mars 1991 ayant abouti au renversement du régime dictatorial de Moussa Traoré, de Modibo Keîta.
Des gestes qui témoignent, malgré son incarcération, son engagement et sa détermination en faveur de la lutte pour les acquis démocratiques mis en mal, selon eux, par le Premier ministre.

PAR Abdoulaye OUATARA




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