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mercredi 12 août 2020
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Justice: encore une semaine de patience pour le Général Sanogo

Au terme d’une audience qui s’est tenue hier devant la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako pour examiner la demande de mise en liberté provisoire du Général Amadou Haya SANOGO, ladite Chambre se prononcera le mardi 28 janvier 2020

A-t-on vendu la peau de l’ours avant de l’abattre ? Les juges ont mis une sacrée douche froide à l’enthousiasme de tous ceux qui se gargarisant des bonnes nouvelles circulant dans les salons feutrés de la capitale donnaient pour acquis la mise en liberté provisoire de l’ex-chef de la junte militaire, le Général Amadou Haya SANOGO, ce mardi 21 janvier. Soit le lendemain de la célébration du 59e anniversaire de nos Forces armées et de sécurité.

Mais les juges sont souverains et entendent certainement garder le lead, le timing et le tempo. Une liberté provisoire dans un contexte où la décision a été rendue par l’opinion avant même l’audience ferait d’eux des faire-valoir, même si cela n’est qu’une question d’approche et de perception.

Au demeurant, il est de leurs prérogatives de s’accorder le délai nécessaire de la délibération avant de rendre leur décision de mise en liberté provisoire ou pas. Et c’est bien de ces prérogatives qu’ils entendent user, à en croire des sources proches du dossier dont la sérénité n’est pourtant pas outre mesure perturbée par ce report. Un optimisme qui se fonde sur le fait qu’après la matinée d’hier, il n’est apparu aucune objection majeure à la mise en liberté provisoire tant espérée dans le camp du Général SANOGO arrêté et inculpé par le juge Yaya KAREMBE, depuis le 27 novembre 2013. Le parquet et la partie civile ne se sont pas opposés à cette liberté provisoire.

Notons que de la date de leur à aujourd’hui, SANOGO et ses coaccusés n’auront eu droit qu’à un procès interrompu à Sikasso.

Le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo MAIGA, le 20 novembre dernier, à l’issue des travaux de la 2e session d’assises de Bamako, avait lui demandé l’organisation de la tenue du procès.

Le Conseil du Général SANOGO, pour sa part, las d’attendre ce procès après avoir multiplié les démarches et dénoncé une détention prolongée a décidé de jouer la carte de la liberté provisoire pour son client. C’est cette dernière piste qui semble plus prospérer, puisqu’en ce qui est du procès, l’on évoque des contraintes majeures liées à la préservation de l’ordre public et de la cohésion au sein des Forces Armées mobilisés pour la défense de la patrie pour justifier son report sine die.

Il faut dire qu’une liberté provisoire pour l’ancien chef de la junte militaire pourrait s’inscrire dans un contexte général de réconciliation nationale. Ce quand bien même il est d’évidence que chacun doit répondre de ses actes devant la justice. En attendant, l’opinion nationale et internationale qui suit de très près cette ‘’affaire SANOGO’’ reste suspendue à la décision des juges qui sera connue, en principe, dans une semaine.

PAR BERTIN DAKOUO




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