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lundi 19 octobre 2020
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Karim Keïta: le délit de filiation

Dans son livre « Baise Ton Prochain », Dany Robert Dufour, nous parle d’une histoire souterraine du capitalisme ; pour ma part, j’ai choisi de vous parler d’une histoire souterraine de manipulation et d’acharnement politique.

Gœthe, méditant au soir de sa vie sur l’histoire, considérait que ce «mystérieux atelier de Dieu» présentait des alternances entre de longues périodes de calme relatif et des moments de secousses telluriques brutales, des éruptions soudaines, provoquant de subites bifurcations.

Cette pensée de Goethe s’applique parfaitement à ce que je voudrais présenter ici : l’acharnement d’une bande sur un homme qui n’a commis qu’un seul crime, celui d’être le fils du Président de la République. En d’autres termes, un crime anté-civilisation qu’on appelait le «délit de filiation ». Le délit de filiation, c’est le succédané du délit de sale gueule pour les enfants de ceux qui ont le pouvoir, politique, économique ou social. Le Fils du Président de la République, du ministre, du maire, du député ou chef de village n’est pas jugé pour ce qu’il est, pour ce qu’il a fait ou pour sa compétence, mais simplement pour sa filiation, le lien qu’il a avec X ou Y.

La chicane 

Aujourd’hui plus qu’hier, le fils est coupable, parce qu’il est le fils de son père. Ainsi, on jetait l’anathème et exterminait toute la descendance d’un souverain…

On ne comprendrait rien à notre présent si l’on ne se reportait pas à ce qui s’est alors passé. Il s’agit de la prise du pouvoir par l’esprit Malin dans les affaires politiques.

A-t-on jamais reproché au fils d’un charpentier de fabriquer des meubles ? A-t-on jeté l’anathème sur le fils d’un enseignant qui devient professeur d’université ? A la fille d’une ménagère d’être vendeuse ? Au fils d’un journaliste d’être animateur ou communicant ? Au fils d’un avocat d’être défenseur des droits des pauvres ? Au fils d’un maçon d’être architecte ? Au fils d’un infirmier d’être médecin… ? Alors pourquoi reprocherait-on au fils d’un général d’être Colonel et au fils d’un homme politique d’être député ?

Les frères Kennedy ont fait leur temps à la Maison-Blanche, pourtant l’Amérique était à l’époque puritaine.

La France ne s’est pas scandalisée outre mesure quand Jean-Christophe MITTERAND a été nommé conseiller aux Affaires Africaines auprès de son père Président, il deviendra plus tard ministre de la République. Claude CHIRAC a conseillé son père de président. Aujourd’hui le fils du Président BONGO gère les affaires de la présidence de son père.

Quid de Karim KEITA ?

La dramaturge française, Marie LENERU, dans son « journal » explique : « c’est un préjugé de croire qu’on ne peut partager les préjugés que par préjugé. »

Les Anglais disent : “all that glitters is not gold” (tout ce qui brille n’est pas or). Aussi, ce serait malsain et injuste de pendre tous parce qu’ils sont pareils. Comparaison n’est en effet pas raison. Non ! Karim KEITA n’est pas Karim WADE.

Il n’est ni ministre ni conseiller de son père.

Les préjugés toxiques

Député, il l’est non par décret de son père, mais par la souveraineté des urnes. Président de la Commission Défense, il l’est non par décret de la présidence de la République du Mali, mais parce qu’il est l’élu d’un parti qui a la majorité au sein de la Chambre des députés. Et si ce n’était pas Karim KEITA, ç’aurait été un autre député du RPM, un parti qui a fait de la promotion des jeunes son credo.

Victor Hugo a dit un jour que ce sont “Les plus petits esprits (qui) ont les plus gros préjugés.”

L’Honorable Karim KEITA a-t-il été le seul jeune à avoir été promu par le RPM à l’Assemblée Nationale ? Moussa TIMBINE est le premier Vice-président de la même Assemblée Nationale sans qu’il ne soit le fils du Président, du Premier ministre ou même d’un député !

Quel fardeau d’être désormais le fils d’un Président ! Hier c’était les filles d’ATT, aujourd’hui c’est Karim KEITA, à qui demain le lynchage des suspicieux ?

Depuis son élection comme député et président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale, une meute d’agitateurs politico-médiatiques aiguillonnés et rétribués par des politiciens véreux, tapis dans une lâche ombre, manquant de courage de s’en prendre ouvertement au père (la clandestinité est finie), s’est donnée comme mission de pourrir la vie du fils.

Elle s’évertue à longueur d’intox et de manipulation à faire passer le fils ainé du président comme un voleur, un corrompu, un assassin… et à le faire condamner non par devant les juridictions légitimes, mais à le liquider à travers la clameur publique pour des histoires montées de toutes pièces.

Ces procureurs autoproclamés sans foi ni loi, font de ces légendes urbaines un juteux fonds de commerce pour exister dans leur domaine : la délation et la calomnie.

A la tête de cette cabale ignominieuse, Africa-Kibaru, prolifique en fiction politique. Ses synopsis sont dignes d’être vendus aux producteurs de Hollywood sauf que pour chaque film qui sortira, il y aura lieu de préciser « que c’est une œuvre de fiction, toute ressemblance n’est que simple coïncidence ». Que comprendre ?

Les légendes urbaines

La vie humaine est sacrée et inviolable. S’il s’agit d’un journaliste (Birama TOURE), la dose émotionnelle et médiatique est encore plus forte et à condamner sans aucune réserve. J’aurais pu être journaliste dans une autre vie.

Mais le crime parfait n’existe que dans la fiction, un meurtre, ne peut être virtuel. Au-delà des éléments de preuves matérielles qui manquent si cruellement, un crime, c’est un mobile. Comme le disent les criminalistes, le mobile est l’anse avec laquelle on tient le criminel.

De quoi est-ce qu’on accuse Karim KEITA dans cette affaire dite Birama TOURE ? D’avoir assassiné Birama TOURE parce qu’il critique le régime ? Mais bon Dieu, des gens ont insulté père et mère son père de président, il n’y a pas eu de massacre pourtant. Birama TOURE était-il au moment de sa disparition le plus critique du régime de son père ?

Puisque cette raison ne peut prospérer, les maîtres d’œuvre des légendes urbaines disent : non, le journaliste a été assassiné parce qu’il détenait des informations compromettantes sur Karim. Et quelles sont ces fameuses informations ? Il paraît qu’il était au courant que l’honorable entretenait une servante comme maîtresse et que cette dernière serait tombée enceinte. Pour que le scandale n’éclate pas, on a fait taire le journaliste définitivement.

Même le mensonge doit être vraisemblable ! Depuis quand tue-t-on quelqu’un pour cacher un adultère ? Vivons-nous sous la charia ? Combien de ces dénonciateurs et leurs commanditaires, qui font de la douleur de la famille TOURE leur fonds de commerce à chaque échéance importante de la vie de la nation, n’entretiennent-ils pas leurs « bâtards » en cachette ou même publiquement ? Même dans leur hypothèse, l’honorable Karim KEITA serait-il le seul à avoir eu un enfant à travers une liaison secrète ?  Qui ne connaît pas l’histoire de Mazarine ? Le grand Thomas Jefferson a-t-il été banni de l’histoire américaine parce qu’il entretenait une maîtresse noire ?

Non, Karim KEITA n’est pas un inculte et un tricheur comme ceux qui l’accusent. Et comme, c’est étonnant que ce soit encore au début d’une campagne que l’affaire refait surface ! Comme son père le dit : Allah ka tignè demè !

Qu’est-ce qu’on dit encore ?

Qu’il aurait fait main basse sur la Mutuelle de la Gendarmerie Nationale et carotté une quinzaine de millions ! En complicité avec le colonel Alpha Yaya SANGARE. Cet officier de valeur, le colonel Alpha Yaya SANGAGRE ne vous pardonnera jamais de vouloir tout son mérite à sa relation avec Karim KEITA. C’est une insulte à ce Gendarme respecté, mais aussi un manque de respect à toute l’Institution militaire que de croire qu’elle peut  être à la botte et à la solde d’un simple individu fut-il le fils du président de la République.

Mais pour discréditer Karim KEITA quid à déstabiliser les mutuelles de l’Armée, on ne recule devant rien.

Mais contrairement aux allégations de Africa-Kibaru, la Cité des 220 logements relève de la présidence du Colonel Bassekou BERTHE, non de Alpha Yaya SANGARE.

Le projet de logements résulte de la volonté du bureau provisoire de l’époque de résoudre un contentieux avec la Banque Atlantique, et le partenariat avec la BMS est né du rachat d’un prêt de la mutuelle avec la Banque Atlantique.

Aussi la hausse du taux de la cotisation avait été décidée avant l’arrivée du colonel Alpha Yaya SANGAGRE.

La haine des adversaires couards du père envers le fils leur fait perdre la tête ; leur fait inventer des sornettes et les rend malheureusement ridicules aux yeux de l’opinion avertie. Leurs torchons sont lus non pas par conviction, mais pour se délecter des feuilletons dignes des Petits meurtres d’Agatha Christie.

Finalement on se demande même pourquoi le Centre national du cinéma du Mali ne recourt pas à leurs talents d’affabulateur pour se faire des scénarios et continuer à remporter l’Étalon du Yenéga.

La volonté de nuire le régime est manifeste ; elle est aussi vieille que le régime. Rien n’a jamais été épargné pour ce faire : des montages les plus grotesques aux ignominies les plus inconcevables.

Si la politique est un terreau fertile à tous les coups, il est évident que celle du Mali a offert tous les visages depuis 2013.

Incapables de triompher par la voie des urnes comme l’exige le jeu démocratique, les adversaires politiques choisissent l’infamie pour se forger une légitimité et décuplent leur ingénierie pour occuper l’espace. Malgré les désaveux des urnes, la désapprobation populaire, en vain, ils continuent hélas à attaquer le régime.

Peine perdue

Sachant que les forces de défense et de sécurité sont dans le feu de l’action et que toute révélation de turpitude dans la gouvernance peut porter atteinte à leur moral, nos fameux journaleux, spécialistes des enquêtes-fiction, mettent en scène des pseudo scandales, forfaitures et crimes pour les besoins de leur cause …et tenter d’obtenir par la manipulation, la subversion, l’instrumentalisation du mensonge, de la crédulité et de la haine, la révolte populaire, le putsch !

C’est peine perdue ! Il n’y a pas mieux qu’elles-mêmes  (FAMA et forces de sécurité), pour savoir l’effort qui est fait pour elles. Contrairement à cette haineuse fiction, elles l’apprécient à juste valeur dans des conditions de marasme généralisé dans le Sahel.

C’est donc peine perdue ! Car l’objectif de ces torchons est connu et de ce fait, enlève tout crédit aussi à l’auteur qu’au contenu si tant est que l’auteur a encore du crédit.

A force de raconter des ragots, on finit par perdre le dernier de ses auditeurs : c’est ce qui arrive à Africa-Kibaru, l’expert en fiction qui n’a jamais cessé d’animer et d’amuser la galerie par ses révélations spectacles, sans jamais apporter la moindre preuve.

A la veille des législatives, on comprend aisément qu’ils n’allaient rien épargner pour salir davantage Karim KEITA, le calomnier, lui donner une autre personnalité dans le but de compromettre sa réélection.

Cette campagne a déjà bien commencé par d’autres courants plus solides que le vôtre. Mais vous oubliez qu’une élection ça se gagne ou ça se perd, mais point à travers des montages grotesques, des calomnies et de la diffamation sur les réseaux sociaux. Les électeurs de la Commune II ne sont pas dupes. C’est en toute souveraineté qu’ils feront leur choix.

La politique c’est la politique. Mais pourquoi s’en prendre à la réputation de valables officiers de la Gendarmerie dans le but d’atteindre Karim KEITA ?

Une chose est sûre les Maliens savent maintenant à quel jeu ils jouent. Et personne ne se laissera duper par leurs histoires à faire dormir debout. Ils n’atteindront ni Karim ni son père. Mais par contre, ce sera toujours pour le trio diabolique, connu de tous, la descente aux enfers.

Sibiri Samaké

*Les intertitres sont de la Rédaction




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