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dimanche 19 mai 2019
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Kidal: la CMA instrumentalise la population

Désavouée par le Comité de suivi de l’Accord (CSA) et par l’opinion nationale dans sa plus large expression, sur sa décision de décréter unilatéralement des mesures visant à ‘’règlementer certains domaines de la vie à Kidal’’, la Coordination des Mouvements armés (CMA) renoue avec son sport favori en mettant à contribution ce qui est pompeusement dénommée société civile. La population était le prétexte pour ne pas signer le pré-accord à Alger ; c’est encore elle qui a caillassé des véhicules d’un convoi ministériel, prise d’assaut l’aérodrome de Kidal… Jusqu’à quand des hommes s’embusqueront-ils sous le sari de bonnes dames ? Nous vous livrons in extenso le message d’une prétendue société civile instrumentalisée à souhait.

Message de la société civile, des chefs de fractions et des chefs des quartiers de Kidal.

Nous, population de Kidal, dans toutes ses couches sociales soutenons et félicitons l’initiative de la CMA pour son opération de sécurisation des populations et de leurs biens nommé ACHARROUCHOU et qui répond aux aspirations des populations dans le cadre d’un environnement saint et sécurisé.

En effet, il faut reconnaître qu’il n’y avait pas de sécurité à Kidal, et c’est après des échanges inclusifs, participatifs et d’un commun accord que cette initiative a été prise pour répondre à la principale contrainte des différentes couches socio-économiques de la ville de Kidal.

L’impact de cette opération qui a débuté il y a une semaine de cela est positif et mérite d’être encouragé, félicité et soutenus par les uns et les autres, car aucune personne n’a été victime d’agression physique, de vol, d’assassinat ni d’intimidation bref, aucune violation des droits humains n’a été enregistrer pendant l’exercice de cette opération. Le peuple de l’Azawad en générale et la population de Kidal particulièrement, a droit à la sécurité comme tout peuple du monde. C’est pour cette raison que notre région est l’illustration de l’ingérence des gouvernances externes qui ne tiennent pas compte des réelles conditions des vies des populations.

Un vieux disait je cite ‘’ faudrait-il qu’on disparaisse d’abord pour que le monde sache que nous avons une fois existé ? ’’

Pour nous, le fait de ne pas exister n’est pas synonyme de paix et de stabilité, alors il est clair qu’on peut exister en même temps que la paix.

La plupart de nos maux et souffrances proviennent de la non-application de l’accord de paix et de sécurité issu du processus d’Alger.

Nous informons l’opinion nationale et internationale que nous réitérons notre soutien et notre engagement indéfectible à qui veut aider les populations de la région de Kidal dans leur sécurisation et développement.

Vive la paix et la sécurité !

Vive la sécurité et le développement !

Kidal, le 22 Février 2019

 




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