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samedi 22 juillet 2017
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kidal: l’aveu d’impuissance

Kidal, la ville rebelle, l’éternelle Cité insoumise du Nord qui défie la République et complique l’équation et la pacification sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne. A Kidal, l’insécurité règne en maître, et les groupes armés, coexistant avec les forces françaises et internationales venues aider le Mali à recouvrer sa souveraineté, y font la loi. Au-delà de la bizarrerie, cela fait qu’à Kidal, «on ne sait pas qui est qui» mais aussi «tout passe par Kidal» comme le confie au journal Le Monde, un officier de l’armée française(Monde,http://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2014/10/22/a-kidal-l-armee-francaise-est-confrontee-aux-limites-de-l-efficacite-militaire_4510545_3212.html.)

Une armée française qui, malgré le lancement de «l’opération militaire la plus ambitieuse depuis la deuxième guerre mondiale (Barkhane, avec 3000 hommes engagés et), en ce qu’elle couvre une région qui correspond à la taille de l’Europe: le Sahel, de la Mauritanie jusqu’au Tchad (…) ne reconnaît qu’une impuissance: Kidal.»

Aussi, «Paris aurait voulu que ses soldats soient partis de Kidal depuis bien longtemps».

En dépit du couvre-feu étendu entre 18h00 et 06h00, que le MNLA, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) doivent garantir, l’atmosphère reste pesante dans la ville.

Pour cause, une opération coup de poing menée par les forces spéciales françaises, au cours de la nuit du 17 au 18 octobre, mettra en évidence «un très important stock d’armes» appartenant, dit-on, au MNLA, et l’arrestation de trois combattants affiliés dit-on au HCUA, dont les liaisons incestueuses avec Ançardine sont notoirement établies.

Que peut-on attendre des groupes armés auxquels les Nations-unies, exaspérées enfin, demandent et exigent une preuve de bonne volonté et de «bonne foi» en vue de conclure un accord définitif à l’issue de la 3ème phase des négociations entamées cette semaine à Alger?

Selon, notre confrère Le Monde, «Les groupes touareg négociateurs circulent avec leurs armes depuis qu’à la mi-mai, après la visite du premier ministre Moussa Mara et les incidents qui en ont découlé, ils ont quitté leur cantonnement».

Comme on le voit, à Kidal, l’optimisme ne profile guerre à l’horizon. Les forces françaises et internationales sur le terrain savent que «le processus piétine et la période est propice à la surenchère. «Ce n’est pas moi qui dois avoir du résultat à Kidal, ce sont les politiques», s’exclame le général Palasset. «Cela fait vingt ans qu’il y a un problème touareg à Kidal, il serait bien arrogant de ma part de prétendre vouloir le résoudre».

Que faire donc? «La principale action que mène inlassablement la force Barkhane avec la Minusma, ici, est donc d’«éviter que reprennent les hostilités entre les groupes signataires et Bamako», rapporte notre confrère Le Monde.

Bertin DAKOUO

 




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