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samedi 5 décembre 2020
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La Bérézina pour notre école

Conformément à ce qui est décrié tous les jours, le classement des universités africaines de 2020 ne réserve pas une place honorable à l’école malienne, mais les investissements importants pour le secteur. Pour les internautes qui ont largement partagé la nouvelle, c’est le contraire qui allait surprendre. Une manière implicite de dire que la situation de l’école malienne n’est étrangère à aucun acteur avec ses notes sexuellement transmissibles, des faux diplômes, une gouvernance de complaisance, des bibliothèques transformées en armurerie, qui sème le vent, récolte la tempête. C’est en tout cas le sujet de votre facebookan du jour.

Mohamed Ag Assory : Aucune université malienne dans le Classement de meilleures universités africaines 2020 ! On y trouve nos voisins du Sénégal, Algérie, Burkina…

Sidamar Ag Assilakane : Aba, j’ai fait 3 mois à Ouaga en 2012, je quittais le quartier Pissy uniquement pour échanger avec des amis universitaires burkinabé en face du CIAO, j’ai vu un bon système éducatif.

Boubacar Koumare : Rien d’étonnant walaye. Si on y avait figuré, c’était par complaisance, disons les choses comme elles sont.
Plus on va se remettre en cause mieux on performer.

Guida Landouré : Ça peut être vraie ou mauvaise gestion de nos productions scientifiques qui comptent aussi dans l’évaluation. Par exemple Université du Mali est devenu Bamako puis divisée en 4. Nos scientifiques ne mettent pas les noms en bonne et due forme dans les publications. Sinon, on est devant dans la recherche en Afrique.

Aboubacrine Assadek Ag Hamahady : L’AEEM a transformé les bibliothèques squelettiques en armureries, des professeurs avec des faux doctorats enseignent dans les universités, des MST (Moyennes Sexuellement Transmissibles) sont distribuées aux étudiantes, les notes sont vendues, des cours spéciaux à la veille des examens sont organisés… la plupart des excellents professeurs ont déserté les amphis et suivent des charlatans quasi analphabètes pour des postes politiques ; normal que les universités maliennes ne soient pas classées parmi les meilleures d’Afrique.

Sidamar Ag Assilakane : Aboubacrine Assadek Ag Hamahady,
je me rappelle bien de ces fameux cours spéciaux organisés par les misérables profs en complicité avec les badauds de l’AEEM.

Lamine Keita : j’ai une expérience d’enseignant dans les grandes écoles en France, au Burundi et au Sénégal. Une année au Mali, on m’a confié un cours avec les étudiants en Master. L’année d’après, on ne m’a plus fait appel, car je mets en cause tout ce qu’ils savaient au lieu qu’ils soient heureux de savoir avec l’aide de Dieu. Cela a été très salutaire pour moi avec le temps gagné à écrire. J’ai produit 5 livres depuis l’arrêt de ce cours…

Cherif Ag Mohamed Ibrahim : Lamine Keita, l’université au Mali est prise en otage par quelques individus carrent qui n’ont pas d’ambitions pour le Mali. Ceux qui pensent différemment sont mis de côté.

Lamine Keita : Cherif Ag Mohamed Ibrahim, bien dommage. Le Mali doit valoir mieux que cela.

Moussa Sidibé : est-ce étonnant ? Bien avant aujourd’hui, des étudiants maliens étaient recalés à cheik Anta Diop faute de niveau. Cheik Anta Diop étant 33e dans le classement, nous avons du chemin !

Aboubacar Madani Traoré : Mohamed Ag Assory, cela ne date pas de 2020. Pour aller étudier, par exemple, en Allemagne depuis le début des années 90, il fallait justifier de 2 ans d’études supérieures. Arrivé (e) sur place, l’étudiant (e) devait passer par la case cour de langue (payés à ses frais 1 million de Fcfa, sous contrainte d’un visa de 3 mois). Si l’étudiant (e) ne passait pas au test de langue, après ces 3 mois, c’était le retour au bercail. Plusieurs de nos compatriotes (y compris moi) ont affronté cette épreuve. Mais je dois affirmer que le niveau des étudiants jusqu’en 94 était bon. Après, c’est devenu la cata. Ceux qui sont très intelligents à la naissance ou qui ont des parents courageux peuvent sortir, de nos jours, la tête de la piscine. Sinon, je ne te le fais pas dire… c’est la Bérézina pour notre école. D’ailleurs, j’ai une publication salée en ce sens. Téléchargement en cours…

Seidina Oumar Maiga : Pendant que les étudiants et jeunes diplômés burkinabés lancent leur satellite, les nôtres sont devenus des webtv-men.

Ibrahima Sory Diabakaté : Nos meilleures universités sont sur les réseaux sociaux.

Mohamed Ag Assory : Dites-leur de revoir leur classement en intégrant ce paramètre. Que c’est dur d’être malien parfois !
Bon sang !

Modibo Macalou : Ibrahima Sory Diabakaté, ma nationalité est à vendre en même temps.
Siramary Konaré : Modibo Macalou, non, vous allez nous aider à changer cela. C’est refusé, personne ne va l’acheter Siramary Konaré.

Philippe Jules Philippe : Où sont partis les professeurs ? En FRANCE ! Merci, ils nous sont utiles et valent de l’or pour nos étudiants.

Issa Ballo : En tous cas, la Côte d’Ivoire aussi n’est pas dedans quand même, c’est l’essentiel.

Moussa Belem : aussi, aucune Formation en ligne alors qu’au Burkina Faso tout près, plusieurs formations sont proposées en ligne avec les FOAD DE L’AUF.

Sadam Ag Mitta : C’est normal, si jamais ils mettent une université malienne parmi les meilleures d’Afrique, c’est que l’Afrique régresse à 200 km à l’heure.

Abdoul Wahab Toure : Mais Mohamed Ag
Assory, pourquoi tu veux nous prendre notre place de meilleurs dans les tueries.

Odiouma Ibrahim Kone : Une évidence, à défaut des universités françaises, le Sénégal a des meilleurs programmes et modules de formation lol.

Sidi Mohamed Ichrach : Nous n’avons pas à nous plaindre parce que nous avons l’AEEM à la place de la performance.

Mahamadou Traore : 1er critère pour être classé, il faut que l’université ait des professeurs de rang A. Nos professeurs, excepté la faculté de médecine et de pharmacie, ont très peu de professeurs certifiés cames. D’ailleurs beaucoup mêmes ont été nommés prof.
Le salaire très bat de nos profs de la sous-région en est aussi un facteur.




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