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mardi 19 septembre 2017
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La MINUSMA: la tradition du mensonge

Après la reconquête des régions Nord du Mali entre les mains des groupes armés et leurs alliés djihadistes, la MINUSMA a été engagée au Mali pour une mission de stabilisation, d’où son nom.
Malheureusement, cette mission de stabilisation serait plutôt une mission de déstabilisation de notre pays, au point qu’elle est de plus en plus décriée à cause de ses incohérences et mensonges. Ces derniers sont en passe d’être son jeu favori pour se défendre.
C’est en tout cas, l’image que la Mission onusienne est en train de donner.
Ce qui en toute évidence met en mal la crédibilité de cette Mission qui va jusqu’à confirmer l’intention inavouée de celle-ci dans la déstabilisation de notre pays.
Des exemples de mensonges et de voltefaces de la MINUSMA, on en peut plus compter du bout de doigt, tellement qu’ils sont devenus courants.
Quelques exemples: le monde a vu les images des soldats de la MUNISMA, de nationalité Burkinabè, posant avec des jeunes touaregs brandissant un drapeau du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui ont fait le tour de la toile internet.
Au grand désarroi, des responsables de la MINUSMA ont soutenu la thèse d’un montage contre certains de leurs membres. Mais, quelques jours plus tard, la structure a été rattrapée par son grotesque mensonge, suite à l’authentification de ces images. Et d’ailleurs, les militaires burkinabè de la MINUSMA en ont fait les frais parce qu’ils ont été rapatriés chez eux pour comportement démesuré.
Ensuite, il y a eu la fameuse tension, autour du cantonnement des groupes armés à Kidal. Dans un premier, ces mêmes responsables ont affirmé que le processus de cantonnement des groupes ne relève pas de leurs missions qui se résumaient essentiellement à la stabilisation du Mali. Alors que les autorités maliennes pensent le contraire.
Cette discordance de points de vue entre les deux responsables (MINUSMA et Mali) a valu une mission des Nations Unies à Bamako. Il a fallu cette mission pour rappeler à la MINUSMA à l’ordre.
Les récents événements de Tabankort ont définitivement levé le voile sur son attitude de deux poids, deux mesures. En effet, il a suffi que le rapport de forces, entre les groupes armés favorables à l’unité du Mali et ceux rebelles, change pour que la MINUSMA s’empresse de décréter une zone temporaire de sécurité (ZTS) ou zone d’exclusion, à travers la signature d’un accord avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), à Kidal.
Avec les tueries qu’elle a perpétrées sur des civils à mains nues à Gao, la MINUSMA a, de nouveau, démenti, en niant la signature de cet accord, qu’elle a appelé «Document de travail». Et pourtant, il est connu de tous et très clair que cet accord a bien fait l’objet de signature entre les deux entités, avec le respect de toutes les formalités administratives nécessaires. Cela veut dire tout simplement ce que cela veut dire.
Par ailleurs, il est à noter que les comportements inavoués de la MINUSMA sont à l’origine des dernières manifestations à Gao par des populations qui ne veulent plus entendre de leurs oreilles une zone de protection pour des groupes armés. La suite est connue: la manifestation a fait de morts et de plusieurs blessés.
Le comble, dans la boulimie de mensonges de la MINUSMA, c’est que son N°2 à Bamako, Arnaud AKODJENOU, va jusqu’à nier en bloc les tueries des manifestants de Gao par leurs soldats. Encore un autre mensonge.
Par Sikou BAH




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