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lundi 27 juin 2022
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L’ADEMA Association a célébré, le samedi 4 décembre, son 31e anniversaire à travers une conférence débat à la Pyramide du souvenir. Cette conférence-débat qui avait comme thème : «Le Mali, la Nation en question», était placée sous l’égide de la présidence de l’Association, SY Kadiatou SOW. Les conférenciers étaient le Dr Bréhima Ely DICKO et le Pr Yanoussa KANTA. La conférence débat a enregistré la présence de plusieurs personnalités. Dans ses propos introductifs, la présidente de l’ADEMA Association, SY Kadiatou SOW, a expliqué que cette conférence débat rentrait dans le cadre de leur contribution à la réflexion sur les enjeux et défis majeurs auxquels notre pays est confronté. Des défis qui doivent interpeller tous les fils et filles du pays. Selon elle, le choix du thème : Le Mali, la nation en question», se justifie par le fait que les membres de l’association ADEMA ont des perceptions différentes, voire opposées sur cette question. Elle s’interroge si les Maliens se reconnaissent réellement dans leur État qualifié de fragile par beaucoup. Toutes les communautés se sentent-elles réellement partie intégrante de cet ensemble Mali ? Les attitudes de défiance, de méfiance voire de rejet des symboles de l’État seraient-elles imputables uniquement à la carence, au comportement déviant des représentants des pouvoirs publics ? Ou bien est-ce que c’est la nature même de cet État qui est en cause ? Cet État est-il capable de prendre en compte et de gérer efficacement nos diversités culturelles, ethniques considérées par ailleurs comme une richesse ? Ce sont là des interrogations posées par Mme SY Kadiatou SOW. Elle a soutenu qu’au regard des multiples crises, des conflits de tout genre, stigmatisation, amalgame, délit de faciès, injustice, exactions, nombre de nos compatriotes se sentent abandonner non seulement par les représentants de l’État, censés les protégés, mais aussi ils se sentent ignorer par leurs concitoyens. Face à la situation que traverse notre pays, la présidente de l’Association se demande si le Mali est un État qui est toujours à la recherche d’une Nation en construction ou si c’est la Nation malienne qui se cherche un État conforme à sa vision et à ses valeurs. Le conférencier Bréhima Ely DICKO a soutenu que pour reconstruire la nation malienne il est important de la bâtir autour du pilier de la justice et du monopole légitime de la violence. Selon lui, lors que le sentiment d’impunité règne, lorsqu’il y a la sous-traitance de la sécurité et que d’autres acteurs violents structurent le quotidien des personnes, il est très difficile de construire une Nation. « L’État doit se ressaisir et prioriser ses propres intérêts et mettre en avant l’accès des services sociaux de base : santé, éducation, sécurité… », a recommandé le Dr DICKO. Pour la reconstruction du Mali, le conférencier a déclaré que les jeunes qui représentent 75% de la population ont à la fois le devoir de s’acquitter chacun en fonction de ses moyens, se former et bien s’informer sur la géopolitique pour savoir les contraintes que le pays fait face. Le Conférencier Pr Yanoussa KANTA a mis l’accent sur les attributs spécifiques de la Nation. Il a déclaré qu’on ne pouvait pas faire un État Nation en allant prendre les conseils à l’extérieur. « L’État doit être indépendant au lieu de promouvoir l’intérêt étranger », a insisté le Pr KANTA. Il a par ailleurs évoqué les exigences de souveraineté pour un État et les entraves à la construction d’un État Nation. PAR MODIBO KONÉ

Une attaque armée a été perpétrée contre un camion transportant des forains se rendant à la foire de Bandiagara, à mi-chemin entre le village de Songho et la route bitumée, le vendredi 03 décembre 2021, entre 09 heures et 10 heures du matin. Le bilan établi fait état de 31 morts, 17 blessés et le camion calciné. Sur la toile, c’est une vague d’indignation. Les termes très durs utilisés sont à l’aune de la tragédie : « acte horrible inhumain », « un acte odieux », « une situation terrifiante », « une cruauté », « une monstruosité »… En même temps, elle suscite une solidarité avec les populations meurtries et une forte interpellation quant à l’impérieuse nécessité de sécuriser les populations et de rendre justice et l’opportunité de marcher dans le sang des Maliens pour organiser des élections.
C’est le sujet de votre Facebookan.

Khadidiatou Senghor-Diallo: est-ce des êtres humains qui ont pu commettre un acte si odieux ? Je suis dépassée n’exprimer ici les sentiments que cela m’inspire de peur de blasphémer. Plus jamais ça. Paix à leurs âmes.
Sidi Coulibaly Coulibaly: franchement, il faut qu’on arrête. 30 morts c’est trop.
Mamadou Nimaga: paix à leurs âmes.

Alou Fane: où sont les avions achetés ?

Mamoudou Bocoum: C’est pour quoi dans un de mes posts j’ai dit qu’il était temps de marcher pour réclamer plus de sécurité au Centre. On a assez fait pour le soutien de la transition.

Bouba Camara: Mamoudou Bocoum c’est ça, mais malheureusement il n’y a que mensonge et manipulation. La route est longue pour ce peuple.

Mamadou Samake Samake: sincères condoléances attristées aux parents des victimes. Que leurs âmes reposent en Paix. Le temps de la mobilisation générale a sonné.

Fatimata Niambali: paix aux âmes des disparus et prompt rétablissement aux blessés.

Madou Traoré : c’est terrifiant !

Maimouna Kamissoko: vraiment à Bamako c’est la guerre des places. Paix à leurs âmes !

Tina Diarra:Maimouna Kamissoko parce qu’il n’y a pas leurs proches dans ces localités, sinon ça sera 100/100 sécurisé.

Maimouna Kamissoko: Tina Diarra c’est vrai.

Modibo Doumbia: homo nous partons au désastre, la situation est plus chaotique qu’auparavant. Le plat de résistance actuel est comment prolonger la transition, comment faire pour plaire aux Maliens et à la junte.

Bahiry Traore: pas une simple impression, à Bamako, on ne la mesure absolument pas du tout ; et je me demande même si l’on saurait la mesurer. Ce n’est seulement qu’après avoir effectué un déplacement dans ces différentes localités que l’on voit la peur, la misère et le sentiment d’abandon dans lesquels vivent les habitants au quotidien.

Bahiry Traore: ils se couchent et se réveillent en permanence avec la peur au ventre.

Bahiry Traore: le monde sauvage d’hier vaut cent fois mieux que celui civilisé d’aujourd’hui.

Gaoussou Gabriel Diakite: on ne peut mesurer parce qu’on parle élection et d’assises de je ne sais quoi. On pense que dans ce genre de guerre, l’État, voire l’armée, doit régler tout seul cette affaire. Il faut décréter l’État de guerre et chaque citoyen doit être un soldat. L’armée ne doit être que la colonne dorsale. Depuis longtemps ont aurait dû élargir la formation militaire à tous les jeunes. Les Donzos auraient dû être encadrés par l’armée au lieu de les laisser se débrouiller tout seul. Chaque chef de village, chaque Maire aurait dû être un intermédiaire entre l’armée et les administrés pour filtrer les renseignements à délivrer aux militaires et aux services de renseignement. Il faut prendre l’initiative et aller les chercher et non attendre.
Diakaridia Yossi: ça ne doit pas rester impuni, question d’honneur.

Mamadou Banne: inadmissible, condamnable à tout égard. Aucune cause ne peut justifier ces actes. La religion, n’en parlons pas. Le Prophète Mouhamad SWS a interdit de tuer un être vivant par le feu, à plus forte raison des humains femmes et enfants innocents.

Mamadou Banne: je me demande qu’est-ce qui nous reste d’humain.On s’insulte à Bamako pour les postes et en campagne on s’entretue pour rien.

Hamadoun Gakoi Ganaba: une réponse de l’armée malienne est indispensable.

Amy Sanogo: encore et toujours Bandiagara. Ça fait mal. Condoléances aux familles endeuillées.
Fatoumata Sako: ALLAHOU AKHBAR! C’est d’une rare cruauté et aucun mot n’est assez fort pour qualifier ce qui se passe en ce moment dans notre pays.

Et, quelle que soit notre foi en Dieu, nous n’avons pas assez de carapaces pour supporter un tel drame et il faut que ça cesse.

Toute ma compassion pour les familles des victimes. Repos éternel pour leurs âmes.

Konate Lasséni Bakary: c’est vraiment un acte très horrible et inhumain.

David Djibo Djibo : où est le ministre de la Justice? Le Mali ne se limite pas à Bamako !

Amadou Alto Coulibaly: paix à l’âme des victimes et prompt rétablissement aux blessés ! Que justice soit rendue !

Ina Traoré: l’horreur tout simplement. La question qui me taraude est est-ce que ce sont réellement des Maliens qui s’adonnent à de telles monstruosités?

Sarmoye Boussanga: solidarité totale avec nos populations meurtries. Que justice soit faite !

Mahamadou Kane : si seulement Bamako pouvait apprendre à être moins égoïste. Paix à leurs âmes.
Abdoulaye Samoura: surtout les faux politiciens de Bamako qui ne luttent que pour assouvir leurs postes et poches. Vivement qu’ils laissent les autorités de la transition travailler à plus de sécurité au Mali.
L’union nationale et sous régionale est plus que nécessaire pour lutter contre cette situation. La majorité présidentielle a échoué dans cet objectif, alors ils n’auront aucune solution pour cette transition que de la salir et de la divertir.

Mahamadou Kane: Abdoulaye Samoura tout à fait. Le retour de la sécurité est une priorité.

Damane Camara: attaquer comme ça la population innocente, vraiment c’est devenu très sérieux. Où sont les gens qui prétendent faire des élections partout au Mali ?

Adama Doumbia: vous voulez toujours les élections sur le sang des Maliens ?

Baba Bourahima Cissé : je pleure Bandiagara, la martyre. Je pleure la ville du sage Tierno Bocar… Je pleure la ville du brillantissime Yambo Ouologuem;

Je pleure de ce qui arrive à cette ville de grandes histoires, des grands hommes, donc de ce creuset des événements ô combien glorieux où les communautés Peul (toucouleur) et Dogon cohabitaient en symbiose…
Oui, je pleure pour cette ville qui brille de sa pertinence ethnologique…
Je pleure toutes ces victimes innocentes du 03 décembre…
Vivement la délivrance ! Qu’Allah veille !




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