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mercredi 25 mai 2022
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L’ADPS à propos du Préaccord d’Alger: le complot ne marchera pas

A la veille de la reprise des pourparlers d’Alger, en vue d’un Accord global, s’est tenue une table ronde, à l’initiative de l’Alliance des Démocrates Patriotes pour la sortie de crise(ADPS), samedi dernier, à la Maison des Aînés. Elle aboutit à l’élaboration d’un document appelé ‘’Manifeste de la Nation sur le pré-accord d’Alger’’.
A l’ouverture des travaux de cette 3ème table dirigée par l’ancien Premier ministre, Soumana Sako, président en sa qualité de président dudit regroupement et non moins président d’honneur de la CNAS Faso Hèrè, on y notait également la présence de l’Ancien Premier Ministre Modibo, président des FARE Ankawili, de celle de l’ancien ministre, Daba Diawara, président du PIDS et des représentants des partis politiques et organisations de la société civile.
Dans son discours d’ouverture des travaux, le président de l’ADPS, Soumana Sako, dira que la présente rencontre a pour objectif de tout mettre en œuvre pour faire échec aux ennemis intérieurs et extérieurs du Mali. Souma Sako, trouve que les pouvoirs publics avaient, superbement, ignoré jusqu’ici le Peuple malien et traité la classe politique et la société civile comme citoyens de seconde zone, n’ayant rien à dire sur l’avenir du Mali. Comme conséquence de cette marginalisation, M Sako regrette de constater que l’Etat se réveillent soudain et décide, à la dernière minute, de convoquer une rencontre le même jour où son organisation avait longtemps programmé une table ronde sur la même question, avec pratiquement les mêmes catégories de participants, sur le même thème et à 200 m d’ici(CICB), pour «information et concertation» ! La rencontre du gouvernement sur le sujet au CICB avait, également, pour objectif «d’échanger en profondeur… et d’améliorer le mémorandum de la délégation gouvernementale afin de renforcer les capacités de négociations du Gouvernement à Alger». Pourquoi les pouvoirs publics attendent-ils la dernière minute, littéralement la veille de la nième rencontre d’Alger, pour finalement daigner ‘’écouter’’ la classe politique et la société civile, s’est insurgé l’ancien Premier ministre contre cette position du gouvernement avant d’affirmer : «Cette manœuvre est cousue de fil blanc ».
Il dénonce par-là, « un complot patent » et « une tentative éhontées de sabotage » de la résistance populaire à la démission nationale et à la partition du Mali. Pour le président de l’ADPS, la classe politique n’a eu de cesse d’exiger du Gouvernement que soit mis en place un cadre national de concertation pour définir une position nationale commune dans l’intérêt supérieur du Peuple malien depuis avril et mai 2014.
«Le geste maladroit des autorités est en réalité un signe de panique devant la montée irrésistible du vaste mouvement de résistance populaire au complot ourdi contre l’intégrité territoriale du Mali, un aveu d’échec des velléités de vassalisation de notre Etat et de remise en selle de l’ordre politique colonial qui, il y a 56 ans à peine, soumettait notre Peuple à une oppression et à une exploitation féroces ». Toutefois, l’initiative du gouvernement apparait aux yeux de Soumana Sako comme le signe que la Table Ronde a déjà réussi. Car, il a été compris par tous, y compris dans les hautes sphères de l’Etat. Autrement dit, «la signature en l’état du pré Accord d’Alger s’apparenterait à la forfaiture et à la haute trahison », a-t-il dénoncé. L’ADPS, par la voix de son président, Soumana Sako, salut les populations de Gao, et particulièrement la jeunesse et les amazones de la Cité des Askia, pour la permanence de leur attachement à la République du Mali et la vigilance patriotique dont elles viennent de faire preuve en dénonçant et en déjouant le complot des séparatistes et de leurs soutiens extérieurs qui, cherchaient à légaliser une ligne de partage du Mali sous la forme d’une ‘’zone-tampon’’. Et cela, au profit des groupes séparatistes et de leurs alliés narco jihadistes. Il a condamné, sans ambages, la Force onusienne(Munisma) qui a ouvert, le mois dernier, le feu sur de paisibles populations maliennes, celles-là mêmes qu’elle est chargée de protéger et qui, les mains nues, exerçaient tout simplement leurs droits et devoirs constitutionnels de dire publiquement leur rejet de toute partition du Mali et leur refus de se plier au dictat et aux exactions de groupes armés séparatistes dépourvus de toute représentativité.
Selon le président d’honneur de la CNAS FH, l’heure est grave, car se joue l’avenir de la République du Mali en tant qu’Etat souverain, démocratique, laïc, unitaire et indivisible.
«Le complot international ourdi contre la Nation se poursuit avec le pré Accord d’Alger qui exige un viol de la Constitution de la République du Mali et un retour à l’ordre politique colonial pour permettre d’assouvir les velléités séparatistes de groupuscules armés dépourvus de toute légitimité ainsi que les appétits gloutons de leurs parrains extérieurs qui veulent faire main basse, à vil prix, sur les ressources stratégiques terrestres, sous-terraines et aériennes du Nord », a martelé Soumana Sako.
L’ADPS, invite la communauté internationale à s’engager , à ne rien entreprendre qui puisse affaiblir l’Etat central et légitimer des féodalités locales sous le prétexte d’aider directement les populations à la base, à modifier de fond en comble ses politiques et conditionnalités d’aide qui ont contribué à déstructurer nos économies et à décrédibiliser nos Etats au profit de forces centrifuges et antidémocratiques.
A l’issue de cette Table Ronde, les participant ont convenu d’un Manifeste de la Nation. Pour Soumana Sako, la signature de ce document n’est pas une ambition affichée de l’ADPS de se substituer aux institutions républicaines ou de mettre en cause les prérogatives du Président de la République, du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale. Mais elle tient à faire savoir aux pouvoirs publics que la Nation malienne, transcendant les clivages politiques, trace, à travers le Manifeste, « les lignes rouges à ne pas franchir et est prête à poursuivre pour parjure et haute trahison toute autorité qui signerait ou autoriserait que soit signé, en l’état, le pré Accord d’Alger ». A travers le Manifeste de la Nation, les Forces Patriotiques du Mali réaffirmeront leur attachement sans équivoque à une solution politique dans le cadre de la Constitution du 12 janvier 1992
Par Abdoulaye Ouattara




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