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dimanche 18 novembre 2018
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L’ARMDS: 4 sessions unitiées à Sikasso

L’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) organise depuis, le lundi 18 juin dernier, à Sikasso, quatre sessions de formation à l’intention des acteurs de la commande publique de la 3è région.

La cérémonie d’ouverture de la formation de 5 jours était placée sous l’égide du président de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS), le Dr Alassane BA. C’était en présence du gouverneur de la région, des autorités administratives et coutumières et les participants venus de plusieurs localités.
Au fait, depuis bientôt 5 ans, l’ARMDS organise des formations à l’attention des acteurs de la commande publique en vue du renforcement de leur capacité. Ainsi, a rappelé le Dr Alassane BA, qu’entre 2011 et 2017, son service a organisé dans la région de Sikasso, 18 sessions de formation à l’attention de 650 acteurs dont 60 femmes intervenant dans tous les domaines d’activité économique, notamment l’Administration publique, les Collectivités territoriales, le Secteur privé et la Société civile.
Aussi, a-t-il fait savoir, cette année, sa structure envisage d’organiser 4 sessions (dont 2 cette semaine et 2 autres la semaine prochaine) à l’attention de 180 acteurs de l’Administration, des Collectivités territoriales, du Secteur privé et de la Société civile.
Par ailleurs le président a saisi l’occasion pour rappeler que l’ARMDS est née des réformes communautaires de l’UEMOA en matière de gestion des marchés publics avec pour mission fondamentale, la régulation du système de passation des marchés publics et des délégations de service public dans le but d’en accroitre la transparence et l’efficacité.
Cette mission, dit-il, s’effectue à travers la définition des éléments de la politique en matière de marchés publics et des délégations de service public ; la formation et l’information des acteurs de la commande publique, l’audit des marchés et le règlement non juridictionnel des litiges.
« Nul n’ignore que l’activité de passation, d’exécution, de contrôle et de règlement des marchés publics souffre encore de certaines difficultés que nous devons juguler », a affirmé le Dr BA. Il a cité entre autres la méconnaissance ou l’ineffectivité de certaines dispositions législatives et réglementaires régissant la matière ; l’insuffisance de formation des acteurs clefs et les retards enregistrés dans l’exécution des marchés.
Pour remédier à ces insuffisances, dira son président le Dr Alassane BA, depuis 2016 l’ARMDS s’est dotée d’un document de stratégie nationale de formation dont la mise en œuvre sur la période 2016-2020 contribuera sans nul doute à rendre plus efficace les acteurs intervenant dans la chaine de passation et d’exécution des marchés publics.
« Nous nous proposons, dans un avenir proche, d’aller vers la création et la mise en place d’un institut de formation en marchés publics pour faire de la formation professionnelle et pourquoi pas diplômante. Ce qui aura pour effet direct d’augmenter le nombre de spécialistes en passation des marchés dans des disciplines pointues (informatique, infrastructures, énergie, hydraulique…) et pour impact, l’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-il informé.
Il a exhorté les acteurs à plus de partage et d’échanges d’expérience au cours des présentes sessions.
Le Dr Alassane BA a précisé que dans le cadre de l’exécution de ses missions, l’ARMDS peut être saisie par toute personne avant, pendant, et même après la passation d’un marché public et que l’occasion est offerte à tous de pouvoir faire lire le droit des marchés publics à travers la saisine de l’ARMDS.
Il n’a pas manqué de faire la lumière sur des acquis très récents des réformes qui ont donné un ensemble d’outils qui ont intégré notre arsenal juridique de la commande publique.
Le Président a énuméré les nouveaux outils de passation et les différents modèles types de documents qui les accompagnent : le code d’éthique et de déontologie dans les marchés publics ; l’adoption par le gouvernement de la Loi sur les PPP, et le fait que les compétences de l’ARMDS soient élargies à toute la commande publique (marchés publics et contrats de partenariat public-privé).

PAR MODIBO KONE




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