Search
dimanche 20 août 2017
  • :
  • :

Le mali et les assemblees annuelles fmi-bm: cap sur les progrès de performance économique

À l’issue de ces assemblées annuelles des institutions de Breton Woods, où toutes les grandes sommités de la finance internationale étaient à Washington, auxquelles la ministre de l’Économie et des finances, BOUARE Fily SISSOKO a participé, à la tête d’une forte délégation des cadres de son département, l’accent a été mis sur les progrès de performance économique réalisés au Mali. Avec en phase l’engagement des partenaires financiers à poursuivre leurs portefeuilles de projets pour une relance durable de l’économie. Coulisses des discussions…

À ces assemblées annuelles 2014 du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), dont elle a débuté les discussions de coulisses au pas de charge, la ministre de Finances, BOUARE Fily SISSOKO, était dans rôle.   Avec la mission qu’elle y a conduite, les ministres de l’Énergie, Frankaly KEITA,  et de la Promotion des investissements, Moustapha Ben BARKA, étaient également présents pour discuter avec les partenaires des questions liées directement à leur domaine de compétence.

Comme à l’accoutumée, c’est la séance plénière, coprésidée par les deux têtes d’affiche des institutions financières internationales : la directrice du FMI et le président du groupe de la Banque mondiale, qui a marqué ces assemblées nationales. Cette séance officielle, à laquelle était présente la délégation malienne, a été l’occasion pour les responsables des institutions financières internationales de dresser un diagnostic sur l’état réel de l’économie mondiale.

Si aujourd’hui tout le monde se réjouit du retour de la croissance économique dans le monde, il est aussi vrai que les inquiétudes se focalisent sur les disparités économiques et sociales qui plombent l’économie mondiale.

« Si les chômeurs constituaient aujourd’hui un pays, ce pays serait le cinquième du monde par sa population », ces propos de Mme Christine La Garde ont sonné comme une forte interpellation dans la conscience collective. D’où cette réplique du président du groupe de la Banque mondiale, le Dr Jim Yong Kim, qui insistera sur le fait qu’il est crucial d’être « vigilant vis-à-vis des menaces contre l’économie mondiale dans un monde affecté par les maladies et les aléas

Autres cadres de discussions : Mme le ministre des Finances et la délégation qui l’accompagne ont également participé à la 3e réunion de consultation sur la stratégie Sahel de la CEDEAO.

Selon nos sources, il a été plutôt question, au cours de ce rendez-vous,  de la stratégie Sahel et à la feuille de route qu’il convient d’articuler en vue de la viabilité des projets au plan national et régional.

Dans le cadre des rencontres bilatérales, la locatrice de l’Hôtel des Finances,  avant de regagner Bamako, pour la préparation et les discussions autour du budget, a eu plusieurs réunions techniques avec différentes personnalités des institutions financières internationales, à l’image de la Directrice générale de la Banque mondiale, Sri Mulyani  Andrawati, et de Mme Sayeh, Directrice du Département Afrique du FMI.

Avec ses interlocuteurs du FMI, comme la Banque mondiale, Mme BOUARE Fily SISSOKO,  selon les mêmes indiscrétions, a eu des discussions positives sur les progrès de performance économique réalisés au Mali, sur lesquels les partenaires financiers ont exprimé leur volonté d’accompagner le pays en vue d’y favoriser plus rapidement une relance plus durable de l’économique.

Pour renforcer le portefeuille des projets financés au Mali par la Banque mondiale, Mme le ministre et forte la délégation qui l’accompagne à Washington ont également eu des séances de travail avec les équipes de cette institution financière. Là-dessus, les partenaires, révèle nos sources, ont mis le cap sur les perspectives de coopération future, en cherchant les facteurs d’accélération des décaissements de ces projets dont ils se sont réjouis du niveau de mobilisation des ressources.

Les projets phares, liés à l’enseignement, le chemin de fer Bamako-Dakar, la gestion de l’orpaillage, et la gestion des ressources naturelles relatives au dragage du fleuve Niger, sont en cours de préparation dans l’optique de donner une nouvelle vitalité à la coopération avec la Banque mondiale.

Au FMI, elle a bénéficié de la même attention de la part de Mme Sayeh, directrice Département Afrique, avec laquelle elle est revenue sur la dernière mission du FMI à Bamako, à l’issue de laquelle les deux partenaires sont parvenus à un accord crucial qui leur permet désormais d’aller de l’avant. C’est du moins le souhait de la directrice Département Afrique du FMI, qui a expliqué à Mme Fily Sissoko comment le FMI est disposé à poursuivre avec le pays l’assistance technique qui lui permettra d’améliorer la transparence et la rigueur en matière de gestion des finances publiques.

Avec toutes les personnalités rencontrées, il a été question, pour les institutions de Breton Woods, de montrer leur disponibilité à travailler avec le Mali. Et cela, dit-on, dans les couloirs de ces institutions financières internationales, de manière à pouvoir apporter, plus efficacement et plus durablement leur soutien à la réalisation des priorités et des projets de développement du gouvernement du Mali.

En marge de ces rendez-vous de haut niveau, comme c’est la tradition chez elle, chaque fois qu’elle effectue une mission officielle à Washington, Mme BOUARE Fily SISSOKO, ministre de l’Économie et des finances, a rencontré le personnel de l’Ambassade du Mali pour aborder avec lui les chantiers du gouvernement avec les institutions financières et les nouvelles du pays. En faisant le point sur les derniers pourparlers d’Alger, la locatrice de l’Hôtel des Finances a mis l’accent sur l’engagement du gouvernement de parvenir, avec les groupes armés, sous l’égide de la communauté internationale, à un accord durable et crédible dans le sens de la préservation des intérêts supérieurs de la nation.

Au plan économique, elle n’a pas manqué de détailler les audits sur les deux opérations effectuées par le gouvernement, à savoir l’achat de l’avion présidentiel et le marché de fournitures d’armes pour l’armée, et la philosophie de transparence et de rigueur de gestion des affaires publiques qui s’y attache. C’est pour cela, selon des sources proches de la rencontre, qu’elle a expliqué, haut et fort devant le personnel de l’ambassade du Mali à Washington, qu’à ce jour, aucun franc de l’État n’est sorti des caisses publiques, dans le cadre du contrat quo-star sur le marché de fournitures d’armes.

« Cela, il est vrai, ne se dit pas assez autour de ce dossier, mais les audits, comme l’a dit Mme le ministre de l’économie, ça sert à cela : renforcer la gouvernance sur la gestion des finances publiques », a indiqué un membre de l’Ambassade.

Par Mohamed D.

DIAWARA




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *