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vendredi 20 mai 2022
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Le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR): 20 ans de constance et de fidélité

Parti de la situation d’un parti n’ayant aucun élu à celle d’un parti qui compte dans le peloton des six ou sept premiers partis du paysage politique malien, le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) se pose aujourd’hui comme une force politique incontournable.
Combattu et frappé d’ostracisme aux premières heures de création pour avoir revendiqué l’héritage de l’ancien parti unique incarné par le président Moussa Traoré, le parti du Titre a su résister aux attaques, aux brimades de ses cadres avant de se poser en précurseurs de la réconciliation nationale en plaçant, dès 1997, au cœur du débat politique, cette question qui est toujours d’actualité dans notre pays.
En effet, à cette époque jusqu’à ce jour, le Président du MPR, Choguel Kokalla MAIGA, est convaincu que seule une catharsis responsable pourrait permettre à notre pays de fédérer les compétences et les expertises en vue d’assurer sa stabilité et un climat d’apaisement à toutes épreuves et être le viatique d’un avenir meilleur.
20 ans après avoir mené la bataille pour s’imposer comme une force politique avec laquelle il faut compter, le MPR a décidé de marquer ces deux décennies par une célébration qu’il organisera ce samedi à travers une journée de réflexion au CICB.

‘’Il y a 20 ans »…ainsi pourrait commencer l’histoire du parti : le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR). Le contexte de l’époque, la Révolution démocratique et populaire, a bien sûr forgé l’appellation qui charrie une lourde symbolique. Crée en 1995 et revendiquant l’héritage de l’ancien parti unique incarné par le président Moussa Traoré, le choix du MPR de se réclamer de l’UDPM, de perpétuer les valeurs positives qui ont fondé les actions de ce Parti, est, comme l’ont rappelé ses initiateurs, un devoir de mémoire.

Courage politique
Courageux, pour les uns, provocation, pour d’autres, forces est de constater que difficile et laborieux ont été pour le MPR de se frayer un chemin et de se faire accepter comme une force politique incontournable. Tant son parcours était parsemé d’embuches, d’ostracisme et surtout de brimades de ses leaders et cadres au sein de l’Administration publique sous la Deuxième République.
Une situation qui a été exacerbée par le statut d’opposant du parti au régime d’Alpha Oumar KONARE à travers le collectif des partis d’opposition (COPPO) dont il était un membre actif.
Mais, ce qu’il faut surtout saluer chez le Président Choguel et ses amis, c’est que plus d’une décennie durant, ils ont assumé leur choix courageux, résisté à toutes les adversités, pour construire aujourd’hui un Mouvement, un Parti politique qui compte, le MPR. Au moment où le pays amorce une nouvelle étape, étape qui ressemble à un tournant décisif, le combat mené par le MPR, ce travail abattu, est largement reconnu et apprécié par toute la classe politique y compris ses pires ennemis d’hier. Pour cela, la célébration, qui se veut une tribune pour jeter un regard rétrospectif sur la vie du parti, durant ce temps écoulé, sa contribution dans l’encrage démocratique du pays, sera certainement mise à profit par les anciens pour rendre hommage à leurs cadets, à leurs fils, qui se sont résolument engagés pour qu’on ne déchire pas une page de notre histoire, pour que le Mali appartienne à tous ses enfants.
Et pour preuve : les contentieux politiques du pays, de 1958 à 1991, ont toujours été régulièrement brandis, à l’occasion d’anniversaires, à des fins de propagande et de culture de la haine et de l’intolérance parmi les acteurs de la vie politique nationale.
Dans le cadre d’une démarche contraire, mais résolument tournée vers l’avenir et axée, de ce fait, sur ce qui unit, le MPR a souscrit pleinement aux recettes qui ont fait leurs preuves ailleurs en Espagne, en Afrique du Sud, pour vider de façon définitive tous les contentieux politiques du Mali contemporain, de 1958 à nos jours : Vérité ; Justice ; Réconciliation.

Constance dans la vision
Conjuguer au passé nos déchirures, antagonismes, amertumes, en vue de faire des désaccords et contentieux de notre passé commun le vivier et le levier d’une convergence et d’une synergie « Pour la Patrie en marche, vers l’avenir radieux », voilà le Pacte réconciliateur que le Président du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) a toujours proposé et défendu, durant ces 20 dernières années, auprès de la classe politique, aux syndicats, aux intellectuels, aux religieux, aux démocrates et patriotes maliens.

En le faisant, le Parti du Tigre ne voulait et ne veut surtout pas se poser en objecteur de conscience ni en donneur de leçons. Le parti du Dr Choguel MAIGA reste dans une logique et dans une constance. En effet, on peut être d’accord ou non avec « Choguel et ses amis », mais il faut le leur reconnaitre qu’ils ont été les premiers, en tout cas, l’uns des premiers à poser, dès 1997, au cœur du débat politique la question de la réconciliation nationale.
Février 1997 : Dans son discours d’ouverture du 1er Congrès Ordinaire du Parti, qui était placé sous le signe du renforcement du processus démocratique et de la réconciliation nationale, le président Choguel disait : qu’«une nation qui a connu une série de fractures se doit, à un moment donné de son histoire, de s’arrêter pour panser ses blessures et répartir sur de nouvelles bases. Voilà pourquoi le MPR propose un nouveau contrat politique entre toutes les sensibilités politiques du pays. Ce nouveau contrat politique permettrait à tous et à chacun d’être à l’abri de la hantise d’une éventuelle revanche pour enfin consacrer les énergies physiques et intellectuelles des Partis politiques à trouver des solutions aux grands problèmes de la nation, dans le respect du droit à la différence et la tolérance qui constituent, à notre avis, le socle de la démocratie».
En 1999, en dépit des attitudes vexatoires de certains acteurs de la scène politique et au lendemain de verdicts judiciaires inéquitables, toujours fidèle à son credo selon lequel «aucune œuvre en vue d’un meilleur devenir du Mali ne sera possible tant que subsistent les réflexes de vendetta, d’intolérance et de méchanceté gratuite», le MPR a présenté à tous les Partis politiques et à l’ensemble du peuple malien son offre courageuse de réconciliation nationale sur la base de la rencontre de tous ceux qui ont joué ou jouent encore un rôle dans la destinée de notre Patrie.
Mai 1998: la 1ère session du Conseil National, tenue au plus fort de la crise politique qu’a connue notre pays, a été placée sous le signe de la cohésion sociale. Une fois encore le président du PMR invitait, à cette occasion, les militants « à faire preuve d’humilité et à tendre une main fraternelle à tous ceux qui respectent notre identité, car le Mali, notre patrie commune, a besoin pour sa reconstruction de tous ses enfants, quelle que soit leur appartenance politique.
«Dans cette voie, disais-je, le temps est notre allié principal, le peuple notre juge».

Fidèle à sa philosophie

Septembre 2000: Dans son discours au meeting du 16 septembre, il réitérait solennellement cette quête de concertation responsable qui doit s’imposer à tous les leaders politiques et à tous les leaders d’opinion pour rassembler notre peuple dans un même élan.
Octobre 2001: Lors du deuxième congrès ordinaire tenu le 27 octobre, Choguel rappelait cette position de principe : « refusant l’anathème, le MPR, sans hargne, avec persévérance, a dit sa foi dans l’avenir d’un Mali réconcilié…. La Réconciliation Nationale, que nous attendons tous, provoquera le déclic salutaire, qui resserrera les liens entre les fils de notre pays, pour sa sauvegarde, pour son épanouissement, pour sa gloire ».
En effet, le Président du MPR est convaincu que seule une catharsis responsable pourrait permettre à notre pays de fédérer les compétences et les expertises en vue d’assurer sa stabilité et un climat d’apaisement à toutes épreuves et être le viatique d’un avenir meilleur.
Aussi, le MPR a-t-il très tôt compris, aidé en cela par son héritage, qu’au Mali, tout régime qui se veut l’expression des aspirations de la Nation, doit s’appuyer sur un consensus enraciné dans nos valeurs de civilisation, qui mettent en exergue: la tolérance, le respect de l’autre, la solidarité, dans le succès comme dans l’adversité… C’est pourquoi, depuis juin 2002, répondant à l’appel, à la main tendue des Présidents ATT et IBK, le MPR a participé et participe activement à la gestion de l’État.
En décidant d’accompagner ces régimes, le MPR n’a agi ni par opportunisme ni par simple intérêt. Il est resté fidèle à sa philosophie politique.
Aujourd’hui, membre de la majorité présidentielle, le MPR se veut comme un parti de proposition et d’action.
Par Mohamed D. DIAWARA




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