Le RPM et les communales 2016: « nos objectifs sont largement atteints » Me Gano dixit

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Avec 2 582 conseillers et 187 maires provisoirement obtenus à l’issue des communales du 20 novembre dernier, le RPM qui était en conférence de presse, le samedi dernier, à la Maison de la presse, qui juge bonne la moisson, s’impose comme la première force politique du pays.

Ladite conférence de presse était animée par le secrétaire général du Parti, Me Baber GANO, qui avait à ses côtés les vice-présidents Nancoma KEITA, Oumarou Ag Ibrahim HAIDARA, le Pr Abinou TEME, le secrétaire aux affaires politiques, M. KABA.
Le président du RPM, le Dr TRETA, a également effectué le déplacement. Étaient également présents d’autres cadres du Parti : Ousmane KONE, Honorable Mahamadou DIARASSOUBA…
En campant le décor, le conférencier a fait savoir que l’ordre du jour portait sur le scrutin auquel le Parti a pris part. Il a félicité le ministre Ag ERLAF pour la tenue de ces élections avant de souligner que le vote s’était déroulé dans toutes les communes avec un dispositif sécuritaire impressionnant. D’où, ses salutations aux Forces armées et de sécurité, dont l’engagement patriotique a largement contribué à la libre expression. Le conférencier rendu hommage aux militaires morts, pour lesquels il a demandé d’observer une minute de silence, et blessés à Bambara-Maoudé pour leur sacrifice pour la démocratie et l’État de droit.
D’autre part, Me GANO a fait un constat amer en notant un recul par rapport à certains comportements. Il étaye son constat en faisant valoir qu’à Bamako, le vote a eu lieu en toute transparence et sincérité, mais que des gens refusent d’accepter le résultat des urnes, notamment en commune II. Pis, des gens attaquent un domicile privé, à savoir celui de feu Attaher MAIGA. Pour lui, il s’agit là de bousculer l’intention politique dans une crise postélectorale. Ce qu’il a condamné tout en apportant son soutien à Mme KEITA Aminata MAIGA dont le seul tort est d’être l’épouse du chef de l’État.
Parlant du sujet proprement dit, le secrétaire général a fait savoir que le RPM a participé au scrutin dans 682 communes. À l’issue du vote, a-t-il poursuivi, le parti a gagné 2 582 conseillers et 187 maires, selon le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Toutefois, a relevé le conférencier, la commission de centralisation estime que le nombre réel de maires est de 201. Aussi, le Parti fera-t-il un ajustement avec le département de tutelle, a-t-il annoncé.
Me GANO a félicité l’administration parce que les bureaux ont ouvert et fermé à l’heure ; il n’y a pas eu d’incident majeur, même si certains ont tenté de saboter le scrutin. Ce pour quoi d’ailleurs, les observateurs ont salué le Gouvernement et les Partis politiques.
Le conférencier s’est réjoui des résultats probants qui ont été possibles grâce aux efforts des militants qui ont mobilisé toutes les ressources nécessaires. « Le RPM a réussi sa mue de Parti d’opposition en Parti majoritaire », est satisfait le secrétaire général pour qui ce résultat est flatteur et confirme la trajectoire du Parti depuis 2013 avec l’élection du Président IBK et la majorité à l’Assemblée nationale. Il y a donc une légitimité constante, parce que les Maliens sont prêts à soutenir le Projet RPM.
« La population n’a pas suivi les tentatives de décrédibilisassions de certaines personnes », a noté le conférencier.
« Nos objectifs sont largement atteints », s’est-il réjoui en mentionnant que les élections n’ont pas pu se tenir dans 56 communes pour diverses raisons, tout en précisant que ce n’est qu’un ajournement.
Répondant à une question sur une déroute du RPM a Sikasso, Me GANO a fait savoir que ce n’en est pas une en réalité. Il a rappelé que les communales sont des élections de proximité pour lesquelles le BPN peut apporter son accompagnement, mais ne peut pas influencer le choix des candidats. Chaque candidat doit avoir ses atouts personnels qui doivent faire la différence.
À cela, il a ajouté que dans le cercle de Sikasso, pour circonscrire, il y avait d’énormes problèmes internes au Parti qui n’ont pas été résolus à temps. Du coup, comme en commune VI, il y a eu une autre liste RPM et le candidat du Parti n’a pas bénéficié du soutien de tous les militants.
« Le résultat ne peut être mis sur le compte d’un homme. C’est aussi un regroupement » a mis en exergue le conférencier.
Le secrétaire général a saisi l’occasion pour rappeler que le RPM est deuxième en nombre de conseillers pour ce qui est des résultats globaux au niveau de Sikasso.
En ce qui est des barons du Parti qui ont été battus chez eux, il y voit un jugement subjectif. Pour lui, la défaillance n’est pas la faute d’une personne, d’un responsable du BPN qui est chargé de conduire la ligne politique. Ce n’est pas un tel ou un tel qui a perdu ici ou là, mais c’est le RPM, dans toutes ses composantes, qui doit assumer ces échecs et en tirer, au besoin, les enseignements, a soutenu Me GANO.
En répondant à la question de l’échec du Parti présidentiel, de façon générale, Me GANO a simplement rappelé qu’à l’issue des communales de 2009, le RPM n’avait aucune mairie à Bamako et qu’aujourd’hui il en a trois avec 56 conseillers.
Un confrère a voulu savoir comment il y a eu une différence de résultats des bureaux de vote en commune II et ceux du gouvernorat. Le conférencier a rétorqué qu’il n’y a plus matière à spéculer sur ce sujet d’autant plus qu’il y a eu un recomptage en présence de la CENI et le compte y est.
Pour ce qui est des plaintes contre le RPM, Me GANO n’a pas fait dans la dentelle : « nous défendrons nos résultats bec et ongle, parce qu’ils ont été obtenus dans la transparence. Les récépissés et les PV ont été signés par les représentants de tous les Partis politiques ».
Répondant à une question relative au chevauchement de deux lois électorales devant régir la même élection, l’homme de droit a été clair : ce n’est pas le cas. Et pour cause, le dépôt des listes de candidature a eu lieu le 4 novembre. À cette date, la nouvelle loi n’était pas promulguée ; par conséquent, c’est l’ancienne qui devait régir les communales du 20 novembre. La nouvelle loi, a-t-il poursuivi, servira pour les autres élections.
Pour ce qui est des enseignements du scrutin, le RPM relève que c’est à Ansawadi que le taux de participation a été le plus élevé avec 60 %.
Il salue la maturité politique du peuple malien qui a abordé ces élections en toute sérénité.

Par Bertin DAKOUO

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