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mercredi 26 février 2020
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Législatives du 29 mars: le front du non expose ses arguments

A 24 heures de la clôture du dépôt des listes de candidatures pour les élections législatives dont le premier tour est fixé au 29 mars prochain, le Mouvement démocratique populaire (MPP), une nouvelle organisation politique, rejette la décision gouvernementale. En cause, selon les responsables de ce mouvement, la situation sécuritaire précaire du pays qui ne permet pas d’aller à des élections crédibles.

L’étau se resserre autour des prochaines législatives. Un front du non vient de se dévoiler à quelques heures de la fin de la date de clôture des dépôts des candidatures. Il s’agit du Mouvement Démocratique et Populaire (MPP) qui a animé ce 12 février 2020, une conférence de presse, à la Radio Kayira, à Djélibougou.

Les têtes d’affiche de ce mouvement sont notamment le Parti SADI, dont le Président Oumar Mariko est désormais en mauvaise posture dans son fief à Kolondièba face à une alliance RPM-URD ; l’Alliance démocratique du peuple malien (ADEPM) du Dr Aboubacar Sidick FOMBA. Ce dernier avait annoncé le refus de participation de son regroupement politique à ces législatives. Au sein du mouvement, l’on annonce également plusieurs partis politiques et associations de la société civile.

Le Mouvement Démocratique et Populaire ainsi mis sur orbite est composé de partis politiques et d’organisations de la société civile, dans une déclaration, explique sa position contre la tenue des élections législatives par a situation politico-sécuritaire critique du pays.

Oumar MARIKO et ses camarades justifient leur position : « notre rejet découle du constat que le seul avantage de ces élections législatives est la pérennisation du système politique de prédation depuis 1992 et qui a peur de tout changement… »

« Il faut un minimum de sécurité, il faut organiser le retour des populations dans leur localité, il faut créer le minimum de confiance entre les villages, cela prendra le temps que ça prendra, mais il faut aller à cela d’abord avant de tenir des élections législatives », a déclaré Me BARRY.

Aujourd’hui, nul n’ignore les difficultés dans lesquelles se trouve le Mali, a soutenu de son côté, le Dr Oumar MARIKO qui a fait cas des difficultés liées à la sécurité des personnes et de leurs biens, de sécurité alimentaire d’une population désormais condamnée à vivre dans la précarité.

Dans ces conditions, le MPP qui se dresse contre la tenue des législatives entend mettre tout son poids dans la balance pour décourager les autorités nationales à persister dans cette erreur.

PAR SIDI DAO




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