Législatives partielles de Mopti: la cour valide une liste de 9 candidats

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Dans le cadre des législatives partielles pour l’élection d’un député à l’Assemblée nationale dans la circonscription électorale de Mopti dont le premier tour est prévu pour le 2 janvier 2017, la Cour constitutionnelle du Mali a validé, hier lundi, la liste définitive des candidats. Ont été déclarés candidats pour ce scrutin, les dossiers de candidatures de deux candidats indépendants et de sept partis politiques. Le principal constat qui se dégage à la lecture de cet Arrêt de la Cour, c’est que le RPM n’est pas partant.

La course à la succession du député défunt du Parti ADEMA, Hamadoun dit Dioro YARANANGORE, colistier des honorables députés du RPM, Belco SAMASSEKOU et de l’APR, Samba YATTASSAYE, est désormais ouverte.
Au total, la Cour a déclaré valide les dossiers de candidatures de deux candidats indépendants et de sept partis politiques.
Le 25 novembre 2016, la Cour avait procédé à la proclamation des candidatures validées à l’élection législative partielle d’un député à l’Assemblée nationale dans la circonscription électorale de Mopti.
Ainsi, la Cour, ayant constaté à l’issue de cette proclamation et du délai imparti, qu’aucune réclamation n’a été reçue a procédé, hier lundi, à la validation de la liste définitive des candidatures validées dans la circonscription électorale de Mopti, comme suit : Ibrahim FOFANA, candidat de l’UNPR (Union Nationale Pour la Renaissance) ; Allaye TOURE, candidat du PARENA (Parti pour la Renaissance Nationale) ; Magloire KONE, candidat l’ADES (Alliance pour le développement économique et social); Bamagan MAIGA, candidat de l’ASMA-CFP (Alliance pour la Solidarité au Mali/Convergence des Forces Patriotiques) ; Abdoulaye dit Allaye KOITA, candidat indépendant ; Ibrahim CISSE, candidat du PER (Parti Espoir Réel) ; Sidi Ahmed DIARRA, candidat de l’ADEMA-PASJ (Alliance pour la Démocratie au Mali-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice) ; Yaya KONATE, candidat du PRVM-Fasoko (Parti pour la Restauration des Valeurs du Mali) ; Hamsala BOCOUM, candidat indépendant.
En application de l’arrêt en date du 27 novembre 2016 de la Cour constitutionnelle du Mali déclarant la vacance d’un siège de député à l’Assemblée nationale suite au décès, le 12 septembre 2016 du député, Hamadoun dit Dioro YARANANGORE, élu de l’ADEMA-PASJ dans la circonscription électorale de Mopti, le ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la réforme de l’Etat avait convoqué le 2 novembre dernier le collège électorale à l’occasion d’une élection législative partielle dans la circonscription électorale de Mopti.
Le premier tour de ce scrutin est fixé au 2 janvier 2017.
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’à la lecture de l’Arrêt de la Cour, on se rend compte de l’absence du parti présidentiel (le RPM).
Selon le mandataire de l’ADEMA-PASJ, Oumar SOW, que nous avons croisé dans les couloirs de la Cour constitutionnelle, l’absence du RPM de cette compétition, s’explique par deux raisons. Tout d’abord par le fait que le député défunt était de l’ADEMA, donc de la Majorité présidentielle dont les partis membres sont convenus de ne pas se faire concurrence à l’occasion de ce genre d’élection. Ils ont décidé de ne pas présenter un candidat pour cette élection partielle.
Ensuite, le RPM sacrifie à une tradition politique ancrée dans ses mœurs qui veut qu’il ne se présente pas contre un colistier d’un de ses élus. Et justement la député du RPM, Belco SAMASSEKOU et celui de l’APR, Samba YATTASSAYE ont été élus sur la même liste. Autre constat majeur, l’URD du chef de file de l’Opposition malienne, l’honorable Soumaïla CISSE, est absent de la course et cela, pour la première fois à une partielle depuis le début de cette législature. Mais, cette absence de l’URD et du RPM sur la ligne de départ ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’empoignades entre la Majorité et l’Opposition comme lors des derniers scrutins partiels, car chacun des deux regroupements a son allié dans la course. À savoir l’ADEMA pour la Majorité et le PARENA pour l’Opposition.

Par Abdoulaye OUATTARA

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