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samedi 22 juillet 2017
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les Fama au front: 12 djihadistes tués, 4 faits prisonniers

Après l’attaque-surprise des éléments terroristes qui ont pris pour cible la position des forces armées maliennes dans la localité de Tenenkou, le vendredi dernier, l’armée a répliqué vaillamment en repoussant l’ennemi, lui causant d’importantes pertes en vies humaines et en faisant des prisonniers. A ce jour, les Famaont repris le contrôle des positions alors que des renforts ont déjà été déployés sur les lieux.

Après une première attaque menée à Ténenkou le 8 janvier, des djihadistes ont pris d’assaut vendredi 16 janvier, vers 06h du matin, cette localité, située à une cinquantaine de kilomètres de Mopti.

Une position de l’armée régulière a d’abord été prise pour cible, avant que les soldats ne réagissent. Les combats, selon des sources concordantes,  ont duré plusieurs heures et ont pris fin peu avant 11h du matin. Les forces armées et de sécurité maliennes sur place ont tenu en échec les assaillants et les ont repoussés.

A présent, le calme est revenu dans la localité de Ténenkou.

Du côté des forces armées, l’heure était de faire le bilan de cette attaque-surprise, attribuée aux éléments d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ou à l’une de ses katibas.

C’est dans ce sens que l’Etat-major de l’armée a organisé, avant-hier samedi, dans les locaux de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA), un point de presse,exclusivement consacré à la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans le Nord et dans certaines parties du Centre du pays.

L’objectif étant de partager les informations et un certain nombre de préoccupations, afin d’édifier l’opinion nationale sur la situation que les forces maliennes vivent et ce qu’elles sont en train de remplir en termes de défense et de sécurisation du pays.

Ce point de presse était animé par le Colonel-major Abdrahamane BABY, sous-chef d’Etat-major chargé des opérations au sein de l’Etat-major de l’Armée. Il était assisté par le Colonel Diarran KONE, chargé de mission au ministère de la Défense et des anciens combattants.

En plantant le décor, le conférencier BABY a d’abord rendu un vibrant hommage à tous ses camarades soldats tombés sur le champ de la bataille et de l’honneur dans le cadre de la défense du territoire contre la menace terroriste.

Aussi, a-t-il souhaité, prompt rétablissement à ceux qui sont blessés.

S’agissant de la situation sécuritaire, l’officier supérieur a pris soin de rappeler que depuis les événements de mai dernier à Kidal, et le cessez-le-feu du 23 mai, l’armée malienne est absente de certaines localités du Nord (Kidal, Tabakot et Tarkint) ;ou se trouvant dans d’autres comme Tessalit avec des mouvements qui sont limités.

Pour lui, il s’agit d’une situation contraignante que l’armée, respectueuse de ses engagements, honore avec d’autres acteurs dans différentes rencontres qui se passent dans le cadre de la Commission technique mixte de sécurité. Un organe présidé par la MINUSMA au sein duquel les arrangements sécuritaires sont arrêtés.

C’est du fait de cette situation que les troupes maliennes sont également basées à Ménaka avec des limitations de mouvement que cela comporte, a-t-il regretté.

Mais pour ce qui est des zones, un peu plus bas, comme Al Moustrastà Gao, en continuant vers Bourem jusqu’à Tombouctou, il a reconnu la présence des Fama avec d’autres partenaires même si parfois ils ne partagent pas la même lecture des événements.

Parlant des  récents événements, le Colonel-major a pointé du doigt des vives tensions répétitives entre les groupes armés du Nord dans des localités comme Kidal jusqu’à Tabakot et Tarkint. Mais, non sans rappeler l’attaque dont ont fait objet, le weekend dernier, les éléments des forces onusiennes dans le camp II des forces armées maliennes, laquelle a causé plusieurs pertes en vies humaines.

Cependant, les événements, les plus dramatiques, qu’il s’est beaucoup appesanti, objets de ce point de presse, ont été ceux de Nampala et de Ténenkou.

En faisant le bilan de la première attaque, le sous-chef d’Etat-major chargé des opérations au sein de l’Etat-major de l’Armée a regretté le fait que 11 soldats de nos forces armées  ont péri au cours d’une attaque terroriste, tandis que trois autres ont été blessés au cours de la même opération.

« A ce jour, les positions ont été reprises ; les éléments ont été évacués avec le même mode opératoire : emporter tout ce qui est blessé. Le dispositif a été réactualisé ; les décisions sont prises pour remettre en place la chaine de commandement », a rassuré l’officier supérieur.

Pour les événements de Tenenkou, le conférencier a tenu également à apaiser l’opinion nationale. Car, les forces armées, conformément à leur sacerdoce, se sont vaillamment comportées, en mettant en échec l’entreprise criminelle des assaillants en les repoussant hors de la localité.

Selon le conférencier, les combats ont occasionné des pertes en vies humaines et des dégâts matériels de part et d’autre.

Du côté des assaillants, ce sont une douzaine de personnes qui ont été tuées par nos forces armées. En plus des blessés, les Fama ont fait quatre prisonniers qui seraient entre les mains du détachement prévôtal de la Gendarmerie nationale.

Pour sa part, l’armée, selon son haut gradé, a enregistré trois décès et cinq blessés.

Si les personnes décédées ont été inhumées sur place, les blessés sont évacués par voie aérienne sur Sévaré  où ils sont pris en charge par une équipe médicale.

Et d’après les premiers rapports, la localité de Tenenkou est sous contrôle totale de l’armée et les renforts ont déjà été déployés sur les lieux.

Pour le Colonel-major BABY, ces attaques simultanées sont une nouvelle stratégie des assaillants qui se dessine clairement, depuis quelque temps.

Dans le grand Nord, un groupe djihadiste s’attaque aux forces onusiennes et aux troupes françaises de l’opération Barkhane, en organisant des attentats, des embuscades ou en brûlant des véhicules, appartenant à des sous-traitants de la mission de l’ONU au Mali.

Et dans des localités du centre du pays, ce sont des raids, des attaques contre cette fois-ci les forces gouvernementales.

Mais pour lui, l’objectif estde semer la terreur, le chaos. Et comme réponse, les forces armées essayent de s’adapter à ces types de procédures, qu’il a appelées en jargon militaire de « stratégie indirecte ».

Par Mohamed D. DIAWARA




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