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mardi 19 septembre 2017
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LES PEPITES DU VENDREDI

Pour les canards, la semaine du 15 au 22 novembre a été riche en actualités et en infos croustillantes : la majorité présidentielle a fait sa première rentrée politique avec ses demi-vérités, mais des vérités qui dérangent tout de même ; le Président de la République a ouvert le front de la guerre totale contre Ebola ; le gouvernement informe et sensibilise sur les pourparlers D’Alger et la maladie à virus Ebola ; l’Opposition, à travers 2 Conférences de presse, continue de tirer à boulets rouges sur le régime… Voici les pépites de cette actualité fortement politique.

La guerre sans issue

d’IBK contre Ebola

En visite à Kourémalé, le Président IBK arbore sa tenue de commandant en chef des Famas et des «Fantans» pour déclarer la guerre à un redoutable ennemi, plus dévastateur que les «frères des groupes armés» et leurs alliés terroristes:

«Ebola est une réalité… C’est d’une guerre qu’il s’agit contre la fièvre à virus Ebola. Et comme toute guerre,  elle concerne tous les segments de la vie. La présence de plusieurs ministres n’est pas le fait du hasard… 

C’est une question de défense nationale. La défense nationale concerne tout le monde. Et moi, au premier chef, Commandant en chef des forces armées et de défense du Mali. Ce n’est pas en terme molaire, je le pense et le vis. Et tout le monde à ma suite est engagé à tenir son rôle et sa place dans ce combat…

Ebola sera rigoureusement combattue au Mali. Et Ebola sera vaincue au Mali, Ebola sera hors du Mali, hors d’Afrique, et le monde arrivera à éradiquer la maladie à virus Ebola, Inch Allah, grâce à l’engagement de chacun et de tous au quotidien.»

Voilà donc IBK et ses ministres en première ligne. Sacrée guerre risquée pour un Commandant en chef qui fait dans la rhétorique des foules. Parce que, c’est connu, les braves parmi les braves au Mali, détalent dès qu’ils entendent un coup de feu, selon la vérité non encore démentie de Moussa Joseph Mara.

En attendant l’issue de la bataille, la question qui se pose c’est si les braves guerriers réquisitionnés ou engagés volontaires, pour l’honneur du Mali, auront ou non la possibilité de faire des replis tactiques ou des replis stratégiques, comme on a habitué les Maliens s’agissant de guerre à gagner.

Ebola: le radicalisme

de Soumi

Lors de sa conférence de presse de mercredi dernier, le principal opposant au président IBK, l’honorable Soumaila Cissé tance le manque de fermeté et de pragmatisme de son régime. Pour Soumi, une fermeture des frontières, ne serait-ce que temporaire, devrait s’imposer.

« Aujourd’hui, c’est quand même la panique, dans tous les quartiers de Bamako, on se méfie l’un de l’autre. A l’URD, nous voulons être responsables. Puisque tout vient de la Guinée, nous proposons que le gouvernement accepte de fermer la frontière pendant un mois. Pendant ce mois, il faut renforcer le dispositif et donner plus de moyens aux médecins, au personnel de santé, pour circonscrire la maladie le plus tôt possible… Les autorités n’ont-elles pas minimisé, par laxisme, les risques potentiels d’introduction du virus par les personnes provenant des pays ravagés par ce fléau…

Etre en quarantaine est une mesure discriminatoire. On le fait bien pour des malades. Alors pourquoi ne le ferait-on pas pour notre pays ? Si une maman est contagieuse, on la sépare de son enfant, n’est-ce pas ce qu’il y a de plus dur au monde ? Alors, je demande qu’on nous sépare de la Guinée pendant un mois, afin de circonscrire la maladie ?»

Visiblement l’Opposant n’est pas prêt à monter au front pour mener la guerre avec son grand frère IBK qui ne veut pas fermer la frontière avec la Guinée. Parce que pour Soumi, fermer la frontière n’a rien de discriminatoire s’il s’agit de protéger les populations maliennes contre tout risque en provenance de la Guinée.

L’ancien responsable sous-régional est sans état d’âme sur la préférence nationale lorsqu’il dit que la souveraineté nationale prime d’abord sur les intérêts sous régionaux.

L’amnésie de mémoire de Moussa Joseph Mara

Lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier national d’information et de sensibilisation sur les pourparlers inter-Maliens inclusifs de paix d’Alger, organisé lundi au CICB, en vue de mieux outiller la délégation gouvernementale pour le 3è round des pourparlers, le Premier ministre, Moussa Joseph Mara, à propos de l’Azawad, déclare :

«L’Azawad en tant qu’entité regroupant les régions de Tombouctou, Gao et Kidal n’existe pas. Cela n’est pas vrai historiquement. Cela n’a aucun fondement géographique et encore moins culturel. Cela est faux sur tous les plans. Alors pourquoi s’évertuer à donner un corps à une réalité qui n’existe pas?

En  lieu et place de cette entité illusoire, nous avons des territoires divers, hétérogènes, abritant des communautés diverses et hétérogènes qui ont des cultures, traditions, activités socioéconomiques diverses et hétérogènes mais complémentaires formant un ciment et source de coexistence pacifique multi séculaires».

En voilà qui a vite oublié la dangereuse et meurtrière réalité azawadienne de laquelle il a été sauvé grâce à un coup de fil de son mentor à Hollande. Entre le 17 et 18 mai, cette réalité ne s’était-elle pas imposée à lui et à sa délégation à Kidal? Et depuis sa catastrophale et cataclysmique visite de Kidal qui a valu à la Nation une mémorable hécatombe de plus de 50 morts, cette réalité n’est-elle pas en train de nous envahir, de s’imposer et d’en imposer à la volonté de tout un peuple. Mara a oublié, peut-être vite, mais les Maliens n’oublieront jamais.

Le complot inventé

du ministre Camara

Dans une interview à notre confrère Le Prétoire (N°366 du 20 Novembre 2014), Le ministre de l’Économie numérique, de l’information et de la Communication,le pourfendeur des «Aigris», Mahamadou CAMARA, se laisse aller à rapports d’audit sur les acquisitions d’équipements militaires et de l’avion présidentiel:

«Je pense que chacun doit rester à sa place. N’est pas procureur qui le veut. Il faut tout simplement laisser la justice travailler afin que les délits qui auraient été commis soient sanctionnés, conformément à la loi. Ce qui est regrettable c’est que l’on cherche à déstabiliser l’État, à salir l’image de ses dirigeants, et à faire croire que le Mali est isolé, et que ces audits ont entrainé la rupture avec les bailleurs. C’est totalement faux. La France a annoncé, il y a quelques jours,72 milliards d’aide budgétaire, et la banque mondiale 36 millions de dollars de subvention, le 18 novembre. Ceci est un signal fort qui témoigne de la confiance à nouveau placée en la gouvernance malienne. J’espère que ces informations, qui sont publiques, seront bien relayées par tous les médias».

Entre la charge d’informer et la propension à la désinformation, ne faudrait-il pas administrer à notre ministre blablateur une bonne dose d’anti-amnésique? N’est-ce pas lui qui s’était fendu d’un tweet pour dire que le gouvernement qui s’y est engagé à faire en sorte que les responsables des «irrégularités relevées fassent l’objet de sanctions administratives et judiciaires, sans entrave» ? Qui se met à la place de qui là ? N’est-ce pas le donneur de leçons du jour qui au nom du gouvernement s’improvisait Procureur, juge et bourreau oubliant de laisser la Justice faire son travail, conformément à la loi ? Pour la gouverne de notre ministre tweetoros et blablateur, manifestement d’une autre culture, au Mali : magouiller, voler, détourner des deniers publics, de la part de serviteur de l’État, n’est pas un délit mais un crime passible des assises. L’atteinte aux biens public est bel et bien une atteinte à la sureté intérieure du Mali. Donc ceux qui déstabilisent le pays, ce sont ceux qui se sont goinfrés à coût de milliards de nos francs.

Quand on est à court d’argument, on se tait sinon les sornettes  de «on cherche à déstabiliser l’État, à salir l’image de ses dirigeants» rappelle sinistrement aux Maliens les histoires des «mains invisibles».

Les demi-vérités de

la Majorité présidentielle

La rentrée politique de la Convention des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (CMP), faute de la démonstration de force attendue, a donné lieu à un grand défoulement des amis du président IBK. Le président Boulkassoum Haïdara n’a pas fait dans la dentelle pour fustiger l’improbité et l’impunité ambiante et pour appeler le président IBK à redresser la barre.

«La corruption, la gabegie et le népotisme qui s’opéraient hier avec ruse, se sont étalés au grand jour comme pour braver le slogan salvateur prônant l’année 2014 :« Année de lutte contre la corruption». En fait, bien que non encore sous-tendues par de preuves judiciaires, les tonitruantes surfacturations se rapportant à l’acquisition d’un avion présidentiel et à l’achat d’équipements militaires, diversement commentées dans l’opinion, sarcastiquement dénoncées par la presse écrite et orale et sévèrement critiquées par l’opposition, sont le fait de collaborateurs en qui le Président Ibrahim Boubacar KEITA avait placé toute sa confiance et qui l’ont cyniquement trahi.

Le bâtisseur de la Nation qu’est IBK et qui a fait ses preuves en tant qu’homme d’État, doit tirer les leçons de ce début tumultueux de mandat qui a fait douter un peuple impatient (nous n’en voulons pour preuve que la naissance du groupe «Anfilila » c.-à-d. « On s’est trompé ») en écartant systématiquement tous ceux qui sont trempés de loin ou de près dans ces lugubres affaires de malversation en attendant que la justice prononce son verdict».

No comment ! Car le réquisitoire sans appel, s’il ne trinque pas avec les quolibets de l’Opposition et les sarcasmes de la presse haineuse. Mais voilà, parler de collabos qui trahissent cyniquement la confiance du Président parait dans la circonstance un doux euphémisme de la part de la Majorité. Il ne s’agit point de traitre à IBK à écarter comme des personnes atteintes d’Ebola (du reste plus respectables que des sangsues de la Nation malienne et des pilleurs du Trésor public), mais de criminels «bouffeurs» de milliards à passer par les armes après un procès équitable conformément au droit malien.

La «diabolique» ingénierie financière décortiquée

Dans une interview à notre confrère de RFI, la ministre de l’Economie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, joue à la redresseuse de torts, de contre-vérités et des élucubrations balancées à propos des milliards de surfacturations, de garanties et autres.

Pour elle, tout ça, «c’est pratiquement une tempête dans un verre d’eau… Et pourquoi, 100 milliards face à un contrat de 69 ? La marge des 30 milliards, c’était justement pour donner une marge au ministre pour l’ensemble des acquisitions qu’il voudra faire d’ici 2015 et dont on n’a pas les ressources dans le budget. C’était tout simplement cette opération… Entre temps on a découvert qu’en réalité ce qu’on dit être une marge faramineuse quelque part a servi en partie à acheter des munitions».

Résumée: rien a été volé, (parce que) rien à été payé, tout est une histoire d’ingénierie diabolique, comme le dirait l’autre.

Une Motion de censure demandée pour dégommer Mara…

Dans une déclaration rendue publique le 15 novembre, la Coordination de Veille Citoyenne décide (entre autres) de demander :

«au Président de la République et à son Premier ministre de démettre sans délai les membres du Gouvernement cités, à savoir : Mme Bouaré Fily Sissoko, Monsieur Moustaph Ben Barka et Monsieur Mamadou Camara».

– à «l’Assemblée Nationale d’introduire une nouvelle Motion de Censure contre le Premier ministre et son Gouvernement à la lumière des «nouvelles informations » rendues disponibles par l’audit des marchés d’acquisitions de l’Avion et des Equipements pour le ministère de la Défense et des Anciens Combattants».

Demander ce que toute la planète demande passe encore, mais une Motion de censure par ces temps qui courent ? N’est pas là, créer la zizanie au sein de la très soudée Majorité en mettant la tête de Mara aux enchères et en l’adjugeant aux tisserands qui piaffent d’impatience d’en finir avec lui ? Parce que beaucoup de députés comme Oumar Mariko, regrettent aujourd’hui de n’avoir pas suivi l’Opposition au lendemain de la catastrophe de Kidal avant que toutes ces affaires ne se sentent aussi mauvaises.

Le Non historique de la CSTM au gouvernement

Dans un communiqué rendu public ce lundi, la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), dénonçant le document dit: « Eléments pour un Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali», constate

«Avec amertume que la proposition «Eléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali» n’est autre qu’une version plus intelligente de la loi 57 -27 du 10 Janvier 1957, portant création de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes, en sa partie soudanaise (Actuel Mali).

Aussi, le Soudan serait amputé de ses parties des cercles coloniaux de Goundam, Tombouctou et Gao (actuelle zone saharienne du Mali) pour faire partie de l’OCRS.

Ce projet d’amputation du territoire soudanais au profit de l’OCRS fût retiré devant l’opposition ferme de la partie soudanaise représentée par Jean Marie KONE, Vice Président du Gouvernement Soudanais et Mamadou Madéra KEÏTA, Ministre de l’Intérieur.

Il était, en son temps purement économique, compte tenu des richesses minières et énergétiques de ses régions. 

L’objectif était d’ériger cet ensemble en territoire autonome (1952) afin de permettre au colonisateur d’exploiter à sa guise les richesses minières et énergétiques avec l’appui des concours extérieurs, disait Guy MOLLET, ancien chef du gouvernement Français.

Aujourd’hui, les mêmes visées d’exploitation persistent sous le couvert d’une minorité Touareg et Arabe et certainement avec l’accompagnement de la Communauté Internationale, exploitation à laquelle se greffent des raisons géostratégiques et militaires (Tessalit)».

A quoi sert la mémoire si l’ambition de grandeur est en vacance? L’essentiel est-il de parvenir à un accord ou de sauvegarder l’honneur du Mali en le maintenant dans ses frontières, dans son unité et son indivisibilité? Comme d’autres voix patriotiques, celle de la CSTM dit Non au document qui sert aujourd’hui de viatique au gouvernement pour dessiner les contours de la paix. Et quelle paix ?

Pourparlers d’Alger: les incohérences et les contradictions du régime

Lors d’une conférence de presse,tenue le mardi 18 novembre, la CNAS FASO HERE ne prend pas de gants pour pourfendre le régime sur sa gestion du dossier du Nord. Dans une déclaration préliminaire, le parti de Zou cravache le régime quant à ses incohérences et ses contradictions: «tout en clamant urbi et orbi son attachement au caractère républicain et laïc de l’État ainsi qu’au respect de l’intégrité territoriale de notre pays et son rejet de toute formule d’autonomie et de fédéralisme, le Gouvernement malien se dit satisfait d’un document de synthèse qui propose en réalité un système confédéral (donc pire que le fédéralisme). Or, outre les nombreuses contradictions et incohérences qui le caractérisent,le document de synthèse de la médiation fondamentalement entériné par le Gouvernement: est sous-tendu par une analyse erronée des causes profondes, lointaines ou présentes, de la rébellion armée au Nord du Mali…»

Pour un Mali Un et Indivisible ou pour un Mali en pièces détachées; pour un Mali où tous les citoyens naissent libres et égaux en droits ou pour un Mali des citoyens bénis et des citoyens maudits, that is the question!

Nord du Mali: la main invisible de la France

Lors de sa conférence de presse de mardi dernier, le parti de Zou pointe du doigt la France d’être l’inspiratrice intellectuelle et politique réelle de la synthèse des médiateurs et dénonce son influence négative:

«La CNAS-Faso Hèrè s’interroge sur l’influence malheureusement négative de l’ex-puissance coloniale qui, après avoir rédigé le projet ayant abouti à la fameuse résolution 2100 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, semble être l’inspiratrice intellectuelle et politique réelle de la synthèse des médiateurs.

En effet, la CNAS-Faso Hèrè rappelle que: 

  1. a) c’est à son retour précipité de Paris, dans un discours à la Nation sensé porter sur les évènements du 30 septembre 2013 à Kati, que le Président de la République annonçait, de façon totalement déconnectée desdits évènements que «les populations des régions de Kidal, Gao, Tombouctou, etc. seront mises en totale responsabilité de leur développement»

et b) un fort contingent «d’experts» français conduits par M.Charles Jocelyn, ancien Ministre de la Coopération, avait participé aux États généraux de la Décentralisation, une rencontre dont la documentation de base semble  avoir été élaborée ou à tout le moins inspirée – avant l’investiture présidentielle du 4 septembre 2013.»

Les faits sont clairs et précis, la dénonciation sans équivoque. Allah ka tignè demè.

Mali: frénésie boulimique de détournement dans une atmosphère nauséabonde de pratiques mafieuses

Le parti de l’ancien Premier ministre Soumana Sako ne décolère pas contre le régime du président IBK à propos des affaires. Dans la déclaration liminaire de sa conférence de presse de mardi dernier, on peut lire ceci:

«Jamais, depuis la proclamation de la République en novembre 1958, notre pays n’a connu une telle frénésie boulimique de détournement de l’argent public et une telle atmosphère nauséabonde de pratiques proprement mafieuses de la part d’agents de l’État et de leurs partenaires affairistes étrangers. S’abritant derrière une interprétation élastique mais erronée de l’article 8 du code des marchés publics et exploitant à son profit l’exigence populaire d’un réarmement des Forces Armées et de Sécurité, un réseau mafieux d’officiels publics, miné par des luttes intestines entre clans rivaux, s’est adonné à un véritable festival des brigands aux dépens du Peuple malien et de ses maigres ressources financières… le Peuple malien n’acceptera pas que prospère en toute impunité le scandaleux scénario du «foroba michi» ayant mangé le «foroba gnô».

Dans le concert de dénonciation et d’interpellation, l’Opposition à travers la CNAS FASO HERE, prend le large. Les «tonitruantes surfacturations» de la Majorité présidentielle ne sont que des pétards mouillés à coté du «véritable festival des brigands aux dépens du Peuple malien et de ses maigres ressources financières» et de la «frénésie boulimique de détournement de l’argent public et une telle atmosphère nauséabonde de pratiques proprement mafieuses».

Mali: droit dans l’impasse

Après la CNAS FASO HERE mardi, c’est au tour de l’URD de l’Honorable Soumaïla Cissé de monter au créneau pour faire passer au crible la gestion du régime. Pour le parti de la poignée, le Mali va tout droit dans l’impasse :

«C’est un lourd constat aujourd’hui qui s’affiche: Le Président de la République et son gouvernement sont à court des stratégies et d’initiatives salvatrices. Où va le Mali ?

Chaque acte posé se révèle catastrophique et mène le pays dans l’impasse…

Aujourd’hui aucun Malien digne de ce nom ne peut se taire sur les conséquences dévastatrices de l’affaire dite de l’avion présidentiel et des contrats du ministère de la défense…»

Comme si elles s’étaient concertées et reparties les rôles, l’Opposition et la Majorité rament sur les vagues de la dénonciation. Or, ça ce n’est pas normal, ça ce n’est pas logique. Toutes choses qui font avancer à une des voix les plus autorisées au sein du gouvernement une théorie de complot, genre « la déstabilisation des institutions du sage du Mandé »: «Ce qui est regrettable c’est que l’on cherche à déstabiliser l’État, à salir l’image de ses dirigeants…» (sic)

IBK, «un capitaine gonflé d’orgueil et soucieux des privilèges»

Décidément Soumi ne décolère pas contre son ex adversaire de la présidentielle. Dès l’entame de la conférence de presse qu’il a animée ce mercredi, l’opposant N°1 donne le ton en fustigeant ce qu’il a appelé «le mensonge, le maquillage médiatique et la fuite en avant», et les promesses qui se fondent au soleil de la vérité. Toutes choses qui, selon lui, sapent le moral du peuple et entachent la crédibilité du Mali:

« La corruption et la concussion se propagent, le népotisme, le clientélisme et le favoritisme s’accélèrent, la gabegie financière et le gaspillage des ressources prospèrent. La spirale des perversions et malversations en tous genres et en tous lieux semblent cycloniques…  Notre Mali, comme le Titanic, fonce droit sur l’iceberg de son naufrage prévisible, avec à sa tête un capitaine et un équipage gonflés d’orgueil, soucieux de privilèges et d’honneurs, incapables de coordonner le pilotage du pays vers un cap d’espérances, appliqués à assouvir les requêtes de courtisans de première classe, sourds aux plaintes et prières de son peuple entassé misérablement dans la soute. Chacun connaît le sort tragique du Titanic».

La métaphore est poignante. Mais qu’à Dieu ne plaise, Soumi, s’il y a un naufrage titanesque, l’Opposition aussi se noiera avec le reste de l’équipage.

 

La rédaction

 




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