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samedi 5 décembre 2020
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L’État dans la rue

Après avoir observé 15 jours de grève, la plateforme SYNTRACT-SYLMA et le CS-ADR a entamé, hier lundi, une grève illimitée. Cette décision des représentants de l’État a suscité un débat houleux sur la toile malienne. En effet, pendant que certains dénoncent cette grève de trop, d’autres encouragent les administrateurs civils à réclamer leurs droits à l’État. Votre Facebookan du jour !

Koussané : Si j’étais le président de la transition, j’allais faire arrêter tous les leaders syndicaux de ces administrateurs civils, notamment les préfets et les sous-préfets. En effet ces anciens «Baba Commandant» se servent des autres administrateurs pour avoir les mêmes traitements salariaux que les magistrats. D’ailleurs eux, les magistrats, les inspecteurs d’impôt, de trésor, des finances, constituent les cadres nantis ou privilégiés de la République. Les Préfets et les Sous-Préfets sont des acteurs étatiques majeurs, responsables de la mauvaise gouvernance de ce pays. Non contents de l’avènement et de la mise en œuvre de la Politique nationale de Décentralisation, aujourd’hui avec leur statut de tutelles, ce sont eux qui profitent mieux avec l’acquisition de plusieurs avantages : pas de lotissement, sans leur part. Ils ont de nombreux titres de propriété partout où, ils servent : Titres fonciers, Permis d’occupé, Lettre d’attribution, des bœufs, des moutons. La plupart d’entre eux ont des maisons à Bamako et ailleurs. Le conflit au centre (Mopti et Ségou), quelque part c’est eux et les magistrats qui sont responsables selon les études menées sur la gouvernance, paix et sécurité dans ces zones. Ces frustrations actuelles, du terrorisme, du djihadiste sévissent à cause du mauvais rendement de l’action publique de la part de ces administrateurs et magistrats, etc. En effet, les populations de ces localités pensent que la puissance publique ne fait plus leurs affaires, en leur assurant l’action publique. Aujourd’hui, ce qu’ils réclament comme traitement salarial, est trois fois supérieurs à celui des enseignants qui les ont enseigné à l’ex-ENA, à la FSJE, à la FDPRI et FDPU, etc. Des enseignants tels que Prof Baní Touré, Sanogo, Modibo Traoré, Djlbonding Dembelé, Sanou, Georges Hady keîta, Papa Kanté, etc. sont allés à la retraite, mais ils n’avaient pas 750 000 FCFA.

Sami Dembele : S’ils refusent de travailler, on va les faire travailler de force. Ou bien on recrute de nouveaux administrateurs. Chaque travail à ses risques. Ils doivent prendre des risques jusqu’au sacrifice ultime. Alors, mes chers amis au travail.

Amadou Diarra : Le droit à la grève doit absolument faire l’objet d’un encadrement rigoureux pour éviter les éternelles grèves inefficaces au Mali ! La constitution malienne, calquée sur la constitution française, n’est pas adaptée aux réalités maliennes ! Il faut réformer la justice malienne pour la rendre performante et efficace ! Au Mali, il faut sanctionner les auteurs des infractions économiques, civiles et/ou pénales, etc. Il faut casser ce système de corruption généralisée au sein de l’administration publique ! Sinon, le Mali est en voie de dislocation accélérée ! Il faut par faut ailleurs virer tous ces fonctionnaires indignes et apatrides au Mali ! Trop, c’est trop !

Moussa Coulibaly : la démocratie ultra corrompue et laxiste a entraîné la création des syndicats dans tous les services publics (au Mali, il y a plus de 100 syndicats…) alors que dans les pays développés, notamment en Allemagne, les grandes confédérations syndicales et les gouvernants collaborent pour la bonne marche des structures publiques et privées.

Seydou : Toute l’administration paralysée par les grèves sans fin. L’état se laisse faire. On ne peut pas aider les gens qui n’aiment pas leur pays. Nous, nègres ne bougeons pas sans le bâton. L’armée et toute l’administration, c’est à l’image du pays. Le manque de patriotisme, le manque d’amour envers son pays. Il faut le bâton pour que nous ayons de l’amour pour notre pays. Le pays devient ingouvernable.
Apparemment, l’entretien entre le CNST et le Gal Moussa Traore (Paix a son âme) avant son décès n’a rien servi. Sans la manière forte, rien ne peut marcher.

Boubacar SAMAKE : certains avaient prédit la hausse des prix des hydrocarbures à cause coup d’État. Rien n’a été de leur souhait, au contraire. Comment peut-on souhaiter du pire pour son propre pays à cause de ton égoïsme ? N’allez quand même pas dire pendant les campagnes que vous avez l’amour du pays.

Ibrahim Youssoufa : Les administrateurs civils et autres ont voulu aller en grève bien avant la libération des otages. Il y’a eu le coup d’État et le CNSP leur a demandé de revoir leur grève. C’est ainsi que tous les syndicats qui envisageaient une grève l’ont reporté en attendant la mise en place des autorités de la transition. Tu veux être président et tu ne sais rien de l’actualité du pays à part ce qui se fait au Byblos.
Moussa Sankhanou : il y’avait des otages avant Soumaïla CISSE. Pourquoi ne pas échanger ce militaire et juge qui et depuis longtemps est détenu le terroriste.

Ami Konaté : Vous avez parfaitement raison, négociez la libération de seulement quatre personnes, dont 3 étrangers contre deux cents criminels, pendant que d’autres fils du pays sont séparés des leurs pour avoir accepté d’exposer leur vie en servant le pays.




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