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samedi 22 juillet 2017
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Libération de Serge Lazarevic: contre quoi ?

Le dernier otage français détenu, depuis le 24 novembre 2011, dans notre pays, est libre. L’annonce a été faite par le Président François Hollande, hier 9 décembre 2014. Si cette libération est désormais certaine, l’on ignore encore aujourd’hui les conditions posées par ses ravisseurs pour sa libération.

Il était le dernier otage français, dans le monde, il est libre. Après trois ans de captivité aux mains d’Aqmi, Serge Lazarevic a été enfin libéré.

« Notre otage, Serge Lazarevic, notre dernier otage, est libre », a déclaré le président Hollande, en marge d’une visite à la caserne des Gardes républicains à Paris.

« La France n’a plus aucun otage, dans aucun pays au monde », s’est-il réjoui. « Aujourd’hui, c’est la joie », conclut le chef de l’Etat français, qui a été à l’accueil de Serge Lazarevic, à son retour.

Cette libération a fait l’objet de beaucoup de commentaires par de nombreux observateurs. Si les autorités françaises ne se gênent pas de dire que cette libération n’a été conditionnée au payement d’aucune rançon, l’on sait par ailleurs qu’Aqmi ne relâche jamais ses otages pour les beaux yeux d’un pays ou d’un homme. Surtout pour ce cas précis, où l’otage a passé près de trois ans de captivité.

Ainsi, apprend-on de sources biens introduites, qu’une contrepartie a belle et bien été payée pour obtenir la libération du français de 50 ans. Les sources avancent la faramineuse somme de 200 millions d’Euros, soit environ 13 milliards de francs CFA.

En plus de cette somme, des informations font état de la libération de dangereux terroristes détenus au Mali, dont celle de Mohamed Ali Ag Wadousène, celui-là-même qui a été, un moment, à l’origine de l’évasion de prisonniers et la mort d’un gardien de la prison centrale de Bamako, en contre partie de cette opération. Vrai ou faux ? En tout cas, très peu d’informations circulent pour le moment, sur les conditions de cette libération dans notre capitale.

D’autres sources croient savoir que les prisonniers en question ont été exfiltrés, depuis peu, de la capitale pour des destinations jusque-là inconnues.

On sait de ce désormais ex otage français qu’il était aux mains d’Abdelkrim al-Targui, un proche de Iyad Ag Ghali, qu’il avait été capturé, dans notre pays en novembre 2011 avec son ami Philippe Verdon. Serge Lazarevic et Verdon étaient venus au Mali, officiellement pour exploiter une carrière de ciment. Mais, un temps présentés comme des agents des services français, puis plus sûrement comme des aventuriers.

Les deux hommes ont été enlevés deux jours après leur arrivée sur le sol malien, à Hombori.

Une quinzaine de jours plus tard, Aqmi revendiquait leur enlèvement.

Très vite, les deux Français seront séparés et retenus par des groupes distincts. Philippe Verdon, 55 ans, avait une santé fragile. Au printemps 2013, Aqmi annonce l’avoir exécuté, son corps sera retrouvé, en juillet, une balle dans la tête, et sa mort confirmée par Paris, le 14 juillet suivant.

Durant ces trois longues années, sa fille Diane s’est battue pour que l’on n’oublie pas son père.

L’otage français, libéré après trois ans de captivité ce mardi, était apparu maigre et affaibli dans une vidéo diffusée récemment par ses ravisseurs.

Selon le communiqué publié par l’Elysée ce mardi, l’ex-otage «est en relativement bonne santé, en dépit des conditions très éprouvantes de sa longue captivité».

 

La libération de Serge Lazarevic est le fruit de «discussions durant de très longs mois», a expliqué le Président de la République François HOLLANDE qui a tenu à remercier les autorités du Niger et du Mali.

Le Président est heureux d’annoncer la libération de Serge Lazarevic retenu en otage depuis plus de 3 ans

«Cette libération a été le résultat d’efforts intenses et suivis tant des autorités du Niger que du Mali», s’est de son côté félicité Niamey dans un communiqué. Le Président nigérien, Mahamadou Issoufou, a salué dans ce texte «l’engagement et le professionnalisme dont ont su faire preuve les services nigériens et maliens».

Serge Lazarevic avait été enlevé le 24 novembre 2011. Retour sur les dates-clés depuis son kidnapping jusqu’à sa libération ce mardi.

Pour rappel, le 24 novembre 2011, Serge Lazarevic est kidnappé avec Philippe Verdon par des hommes armés dans leur hôtel à Hombori, entre Mopti et Gao. Le 9 décembre, Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) fait publier deux photos des Français, qui viennent en appui d’un communiqué publié la veille par l’organisation revendiquant ces enlèvements. Le 14 décembre, des sources sécuritaire et judiciaire indiquent que deux personnes ont été arrêtées au Mali, inculpées de «complicité d’enlèvement» et incarcérées : le gérant de l’hôtel où ils séjournaient et leur guide.

En 2012, une vidéo tournée fin février montre les deux Français, selon un journaliste de l’AFP à Ouagadougou qui a pu la visionner. Le 10 août, un site mauritanien d’informations publie une vidéo ancienne de cinq otages français, tournée lors des «derniers mois de pouvoir» de l’ex-président Nicolas Sarkozy. Le 9 décembre 2014, François HOLLANDE annonce la libération du dernier otage français au Sahel et dans le monde.

Rassemblés par Sidi DAO

 




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