Search
dimanche 19 septembre 2021
  • :
  • :

Libre circulation dans l’espace CEDEAO: 63% de Maliens favorables

L’équipe d’Afro-baromètre Mali, conduite par le Groupe de Recherche en économie appliquée et théorique (GREAT), a mené une enquête auprès de 1 200 adultes maliens entre le 16 mars et le 3 avril 2020. L’enquête a porté sur l’intégration régionale, la mondialisation et l’influences extérieures sur le Mali. Les résultats de cette enquête ont été rendus publics ce mardi 24 août 2021, au siège de GREAT, à Kalaban Coura ACI. C’était sous la présidence du directeur exécutif de GRET, le Pr Massa COULIBALY. La présentation a été faite par Boubacar BOUGOUDOGO, en présence de certains responsables de GREAT. Il ressort de cette enquête que les Maliens sont favorables à l’intégration régionale et aux investissements étrangers.

Dans la présentation faite par Boubacar BOUGOUDOGO, l’on retient que 63% des Maliens se disent favorables à la libre circulation dans l’espace CEDEAO, contre 36% de personnes en faveur de la limitation de la circulation transfrontalière.
Mais 82% affirment qu’il est « difficile » ou « très difficile » de traverser les frontières des pays de l’Afrique de l’Ouest. Aussi, la majorité des Maliens, 61%, sont favorables au libre-échange.
De même, 71% affirment que les étrangers et leurs compagnies devraient être autorisés à installer des boutiques au Mali pour assurer un large choix de biens de consommation bon marché.
Selon cette enquête, la majorité des Maliens estiment positive l’influence politique et économique de la CEDEAO (65%), l’Union Africaine (60%) et les agences des Nations Unies (56%). 80% des citoyens estiment que l’influence de la Chine est très positive. Plus des trois quarts (77%) des citoyens estiment que le Mali devrait financer son développement sur ses ressources propres, même si cela augmente les impôts.
Il est à souligner que le modèle chinois est celui que préfèrent des Maliens pour le développement futur du Mali.
La majorité des avis favorables à la libre circulation a été enregistrée dans les régions de Mopti et de Tombouctou (avec 83% chacun) et chez les personnes sans enseignement formel (67%).
A l’opposé, les ressortissants de Ségou (44%) et Koulikoro (44%) et les personnes ayant le niveau secondaire ou plus (55%-56%) sont plus enclins à vouloir limiter les déplacements entre le Mali et des pays de l’Afrique de l’Ouest.
De façon générale, les Maliens sont plus favorables au libre-échange qu’au protectionnisme.
Toujours selon les résultats de cette enquête, 61% pensent que le pays devrait faire du commerce avec le reste du monde, en acceptant l’importation de produits étrangers, contre 37% qui affirment que la Mali devrait compter sur sa propre production et protéger les producteurs de la compétition étrangère.
Les plus grands adeptes du libéralisme se retrouvent dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao-Kidal avec 71%, 76% et 77%.
La majorité des Maliens estiment que l’influence politique et économique de trois organismes internationaux clés est « quelque peu positive » ou « très positive » : 65% pour la CEDEAO, 60% pour l’Union Africaine (UA) et 56% pour les agences des Nations Unies.
La plupart des Maliens estiment que les activités économiques de la Chine ont « beaucoup d’influence » (53%) ou « quelque peu d’influence » (17%) sur le Mali, en plus des 29% qui pensent qu’elles ont « un peu d’influence ».
Quand on leur demande quel pays serait le meilleur modèle de développement du futur Mali, le modèle chinois gagne la première place (choisit par 38% des répondants), suivi par la France (16%), les États-Unis (15%) et un modèle malien (15%).

PAR MODIBO KONÉ




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *