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dimanche 19 août 2018
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l’UNTM et la célébration du 1er mai 2018: le gouvernement promet le respect de ses engagements

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), première Centrale syndicale de notre pays a célébré, hier mardi, la fête de travail. Les festivités, marquées par les défilés des différents syndicats affiliés, ont eu lieu sur le boulevard de l’indépendance au quartier.

La cérémonie était présidée par Mme Diarra Racky Talla, ministre du Travail, de la fonction publique, chargé des relations avec les Institutions. On y notait également la présence de M. Mahouloud Ben Katra, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle ; de M. Yacouba Katilé, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali et de plusieurs autres responsables syndicaux.
Dans son intervention, Mme Diarra Racky TALLA a salué, au nom du président de la république et du gouvernement, l’ensemble des travailleurs du pays avant de leur souhaiter une bonne fête du Travail. Mme la ministre a affirmé que cette fête du Travail était devenue, de nos jours, une véritable fête de cohésion ; d’entente ; de communion entre les travailleurs, les employeurs et le gouvernement.
La ministre a singulièrement félicité le secrétaire général de l’UNTM pour son sens de la responsabilité, d’écoute et son accompagnement du gouvernement, ces dernières années. Selon Mme Diarra, il n’y a que le dialogue entre les syndicats et le gouvernement qui puisse venir à bout de l’ensemble des préoccupations des travailleurs. Elle a reconnu que les revendications sont les moyens de défense et la promotion des droits des travailleurs. Selon la ministre de la fonction publique, l’UNTM est dans tous ses droits en déposer des doléances auprès du gouvernement. Elle a rassuré que les revendications contenues dans le nouveau cahier de doléance de l’UNTM seront examinées et traitées avec la plus grande diligence par le gouvernement. Mme Diarra a réitéré l’engagement et la détermination du gouvernement et surtout du président de la république vis-à-vis de l’amélioration des conditions de vie et de travail de l’ensemble des travailleurs du Mali avant de rassurer que tous les accords signés entre le gouvernement et les partenaires sociaux seront exécutés, quelles qu’en soient les difficultés.
Dans son discours, Yacouba Katilé, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali dira que l’histoire du Premier mai est bien connue. Selon lui, il s’agissait pour les travailleurs d’obtenir la journée de huit heures de travail. Pour lui, son octroi à la fin du 19e siècle était une avancée qui présageait une vie meilleure, des possibilités de vie familiale harmonieuses, de loisirs pour compenser l’effort physique et intellectuel des journées de travail abattues. Selon Yacouba Katilé, l’intensité du travail dans les services et entreprises lancés à la quête de bénéfices de plus en plus élevés a aggravé les conditions de santé des travailleurs et travailleuses relégués à la périphérie de la décence, de l’aisance et du bien-être dans la pratique. Le secrétaire général de l’UNTM a fait savoir que malgré les efforts pour le respect du droit et des libertés syndicales, des pratiques d’autres siècles persistent encore dans nos sociétés. Il a fait allusion à des recrutements conditionnés à l’interdiction de toute activité syndicale ; des contrats signés avec interdiction au travailleur de lire le contenu ; le recours abusif et illégal aux agences d’intérim pour occuper les postes pérennes entrainant la précarisation sans cesse croissante de l’emploi ; les licenciements abusifs… Le secrétaire général s’est interrogé si les travailleurs sont réellement en fête du 1er mai ? En tout cas, pour lui, les banderoles et pancartes revendicatives, qui dominent les défilés, prouvent à suffisance que la situation des travailleurs mérite d’être mieux repensée. Selon le secrétaire général, le syndicalisme n’est pas une nouvelle carrière, même si certaines centrales sont aux mains de gens à la retraite, depuis 15-20 ans. Pour lui, c’est oublier que dès les origines, le syndicalisme est la réponse des travailleurs aux conditions opiniâtres qu’imposent les patronats et les États.

SABA BALLO et MANGNE COULIBALY
(Stagiaire)




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