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dimanche 19 septembre 2021
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Lutte contre la corruption, assises nationales de la réformation, organe unique de gestion des élections: la constance Choguelienne

Choguel Kokalla Maiga : la cohérence d’un politique
Suite aux évènements du 24 mai 2021, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques se voit offrir la Primature au grand dam des prédictions dantesques… Les voies du Seigneur étant impénétrables, beaucoup, à la suite de Issa Kaou N’DJIM qui avait chantonné la belle mort du M5 ont dû se rendre à l’évidence et se doivent désormais de compter avec un gouvernement dirigé par un responsable de ce mouvement.

«Le rappel profite au croyant» (sourate 51 verset 55) ! En enterrant et en déclamant en direct sur les réseaux sociaux l’oraison funèbre du M5-RFP, ce jeudi matin 10 septembre 2021, à l’entame des journées de Concertation Nationale sur la Transition, au CICB, Issa Kaou N’DJIM, comme beaucoup, avait presque oublié Dieu.
Dans un coutumier excès de langage, l’ancien coordinateur général de la CMAS (qui était encore en phase avec son mentor l’Imam) avait choisi de faire une claque au parcours commun et un pied de nez à l’avenir. Il avait affirmé non sans malice et sans dédain : « Le M5-RFP est mort de sa belle mort. Le M5-RFP appartient au peuple et non aux anciens porte-paroles de l’ex-président IBK…» Chez les bambara, on dit Mogo te malo fo ni i kouma na ! Mais, passons… !
Pour avoir parlé et s’être moqué du M5-RFP, 8 mois après, Issa Kaou N’DJIM et tous les pourfendeurs font désormais face à la terrible épreuve de la roue de l’histoire qui tourne et tournera implacablement et irréversiblement.

Le retour en grâce
Désormais, les honnis ne sont plus bannis, et devant les pestiférés du M5 voués aux gémonies, la Transition choisit de déballer le tapis rouge. Se souvenant d’une demande d’audience d’il y a 5 mois, Bah N’DAW s’empresse de convier pour conférer le Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP)… Et le M5-RFP ne compte rien lâcher ni rien concéder.
Le monde de la politique malien bascule-t-il ce jeudi 6 mai 2021 ? En tout cas, Koulouba déballe le tapis rouge devant le Mouvement du 5 juin–Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). L’audience a de la plus solennité. Elle se déroule en présence du Premier ministre, M. Moctar OUANE, Chef du Gouvernement et du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mohamed Sidda DICKO. Est-ce le début de quelque chose comme les prémisses d’une lancinante refondation derrière laquelle court fébrilement le Président du Comité stratégique le Dr Choguel Kokalla MAIGA et ses fidèles ?
Officiellement, l’entretien s’inscrit dans le cadre du dialogue social avec les forces vives de la Nation, histoire pour les autorités de la Transition d’exhiber leur volonté et leur disponibilité tatillonnes à se mettre à l’écoute de toutes les forces politiques et civiles du pays. Elle est du reste présentée par les communicants du Palais comme rentrant dans le cadre d’une série de rencontres entamées par le Chef de l’État, afin d’insuffler une nouvelle dynamique au climat social dans le pays.
Pour sa part, le mouvement contestataire ne se voulait aucunement pas dupe. Le Dr Choguel Kokalla MAIGA, nullement impressionné par le cérémonial du Palais, avait, après les civilités d’usage, saisi l’occasion pour présenter la vision de son mouvement par rapport à la conduite de la Transition. Aussi a-t-il avait égrené un certain nombre de mesures à mettre en œuvre: la lutte contre la corruption, la réduction du train de vie de l’État, la transparence et la redevabilité à tous les niveaux ; la mise en œuvre de véritables poursuites judiciaires contre les commanditaires, auteurs et complices des tueries et exactions contre les victimes de la crise ; l’audit du patrimoine immobilier de l’État et des Collectivités territoriales ainsi que des ressources publiques allouées à certains départements ministériels, services stratégiques et projets de développement ; l’organisation des Assises Nationales pour la Refondation… Le M5-RFP exige également la dissolution du Gouvernement et du Conseil National de Transition.
Ces exigences formulées en 10 points sont la balise du M5-RFP, la feuille de route convenue pour la rectification de la trajectoire de la Transition et la refondation de la République en proie à une profonde crise. Et c’est à l’honneur de Choguel MAIGA et de ses camarades du Comité stratégique de rappeler leur constance et leur intransigeance pour la mise en œuvre de ces dix (10) exigences.

Blocage sur des garanties claires
Le M5-RFP qui n’a pas été ni consulté ni associé au changement du 14 mai (démission et reconduction de Moctar OUANE) qui, de toute manière, ne répond ni à ses attentes ni à ses dix (10) mesures formulées le 6 mai 2021, lors de sa rencontre avec le Président de la Transition, Bah N’DAW refuse d’entrer dans le gouvernement OUANE II sans obtenir du président de Transition Bah N’DAW des « garanties claires, vérifiables et un chronogramme précis sur l’acceptation et la mise en œuvre diligente de l’ensemble des mesures qui vous ont été soumises et qui, seules, permettront aujourd’hui la refondation de notre pays ».
Le Comité Stratégique du Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), suite à sa rencontre ce samedi 22 mai 2021 avec le Directeur de cabinet du président de la Transition sur sa demande, publie un communiqué pour noter que les « propositions de base mises à disposition par le Directeur de Cabinet, tirées du Programme d’action du Gouvernement de Transition, ne constituent pas les réponses appropriées à l’ensemble des dix-sept (17) mesures contenues dans les dix (10) points soumis par le M5-RFP au Président de la Transition.
En conséquence, le M5-RFP demeure dans l’attente de ces réponses appropriées qui seules permettraient une Transition réussie pour la Refondation du Mali.Le M5-RFP réaffirme sa disponibilité au dialogue sur la base des mesures énoncées dans son document du 6 mai 2021 ».
En clair, pour le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), qui reste dans sa constance inexorable, son NON est un NON irrévocable. Conditionnel certes, mais il n’est ni circonstanciel ni conjoncturel. Pour qu’il n’y ait aucune espèce de doute et d’extrapolation à dessein sur la position par rapport au nouveau gouvernement, le M5 a fait, le samedi 22 mai 2021, une nouvelle prise de parole pour repréciser les choses. Tant que le président de la Transition ne s’engage pas sur sa feuille de route, ses préoccupations exprimées en dix (10) points, il n’est pas question pour le M5 de prendre une honteuse place à la table du conseil des ministres. Le mouvement reste donc campé sur ses positions. C’est le triomphe du Choguelisme, pardon de l’intransigeance synonyme de constance, au sein du Mouvement contestataire.
Le lundi 24 mai 2021, le nouveau gouvernement mis en place sans le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ne durera que quelques minutes… Les président et Premier ministre de transition sont déchargés de leurs prérogatives par le vice-président.
Malgré la nouvelle donne, le M5-RFP maintient courageusement ses positions et ses manifestations et appelle au dialogue inclusif jusqu’à la rectification qu’il exige. Faisant suite au nouveau coup de force des hommes de Kati, le Comité Stratégique du M5-RFP, ce mardi 26 mai 2021, réitère son appel au dialogue inclusif sur la base de l’ensemble des dix-sept (17) mesures contenues dans les dix (10) points de son mémorandum soumis au Président de la Transition le 6 mai 2021.

L’accord avec Kati
Le lundi 7 juin, le président du Comité stratégique du M5-RFP, Dr Choguel Kokalla MAIGA, conformément aux engagements du nouveau président de la Transition, est désigné pour diriger le prochain gouvernement. Sur quelle base ?
L’une des responsables de premier plan du Comité stratégique du M5-RFP, Mme SY Kadiatou SOW a donné une interview au lendemain sur les réseaux sociaux où elle est revenue sur la question :
«Nous avons souhaité l’avènement de la bonne gouvernance. C’est dans ce sens que nous avons signé un accord avec les auteurs du coup d’État qui prend en compte nos préoccupations. Je crois que nous sommes aujourd’hui dans la bonne voie, mais les efforts doivent continuer.
Le Premier ministre a présenté hier (vendredi) son Plan d’Action qui prend en compte les dix points et les 7 mesures que nous avons préconisé pour la stabilité la refondation du Mali.
Mais, il ne suffit pas faire le discours, mais le traduire en actions concrètes pour le développement et la stabilité.
Pour le M5, cela n’est pas possible sans que tous les acteurs se mobilisent autour des autorités pour la réalisation de ces objectifs qui doivent aboutir à la sortie de crise. Il faut convaincre les Maliens à aller dans ce sens.
Nous y tenons comme à la prunelle de nos yeux. Il faut que nous assurions que ce que nous avons relevé comme préoccupations essentielles des Maliens et qui ont encore été rappelées hier par le Premier ministre dans la présentation de son Plan d’action gouvernemental. Nous devons nous assurer que ces préoccupations seront bel et bien prises en compte. Elles ont été rappelées par le Premier ministre, il reste la mise en œuvre de ce qui a été dit. Et cela ne peut pas se faire sans la mobilisation de tous. Ça ne peut pas se faire sans l’adhésion des acteurs politiques et de la société civile.»

La grille d’évaluation des 100 jours
Cent (100) jours après sa nomination, quel jugement porter sur son action à la tête du gouvernement de la Transition ? Sur quel critère le juger ? Sur la feuille de route de la Transition ou sur son Programme d’action gouvernemental qui a été adopté par le CNT le 2 août dernier ? Faut-il faire flores aux chorus qui inondent les réseaux sociaux ? Les cris de cœur et les aspirations légitimes des Maliens devraient-ils ignorés ? Que valent aujourd’hui les déclarations d’hier du président du Comité stratégique du M5-RFP ?
Au Quotidien des sans voix, nous pensons juste et équitable que cent (100) jours après sa nomination la logique voudrait qu’on le juge sur ces dix (10) exigences qu’il a portées avec constance et intransigeance à la tête du Comité stratégique du M5-RFP. En effet, s’il n’a pas été nommé sur la base de ces exigences qui étaient des préalables non négociables pour le M5-RFP, le Dr Choguel MAIGA n’a pas occupé la Primature en méconnaissance de celles-ci.
Le Rappel profitant au croyant, où en est Choguel avec la mise en œuvre de la feuille de route politique de la Transition ?

Reçu par le locataire du Palais de Koulouba, le Président du Comité stratégique, Dr Choguel MAIGA, au nom du M5-RFP, avait bâti la réussite de la Transition autour de 10 points comme indiqué plus haut. Voyons la mise en œuvre de ces différentes exigences depuis sa nomination au Premier ministre.

Première exigence
La première exigence du M5-RFP à Bah N’DAW a été «la lutte implacable contre la corruption, la réduction du train de vie de l’État, la transparence et la redevabilité à tous les niveaux ».
Selon le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques, « d’énormes ressources pourraient ainsi être affectées à la satisfaction de la demande sociale pour freiner la paupérisation croissante et la hausse insupportable du coût de la vie ».
Il est aujourd’hui loisible aux détracteurs du locataire de la Primature de constater que la première exigence du M5-RFP a connu un début tonitruant de mise en œuvre avec l’accélération des enquêtes dans le cadre des affaires de l’avion présidentiel, de l’acquisition d’équipements et de véhicules militaires de même que dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation militaire.
Il faut aussi noter dans ce chapitre la diminution du train de vie de l’État qui se traduit comme le souhaitait le M5-RFP par l’économie d’énormes ressources qui sont aujourd’hui affectées à la satisfaction de la demande sociale : forages, réfection des salles de classe, constructions de ponts…

Deuxième exigence
La deuxième exigence du M5-RFP était relative à «la mise en œuvre de véritables poursuites judiciaires contre les commanditaires, auteurs et complices des tueries et exactions contre les victimes de la crise ».
Avec la mise sous mandat de dépôt du commandant FORSAT de la Police, chargée du maintien d’ordre, on peut difficilement occulter la volonté du Premier ministre M5 d’élucider cette affaire qui avait fait 13 victimes.

Troisième exigence
La troisième exigence concernait «l’audit du patrimoine immobilier de l’État et des Collectivités territoriales ainsi que des ressources publiques allouées à certains départements ministériels, services stratégiques et projets de développement ».
Avec le début des audits et la fouille des enquêteurs quant aux acquéreurs d’immeubles bradés de l’État, Choguel Kokalla MAIGA n’a pas besoin de se défendre trop sur ce dossier.

Quatrième exigence
La quatrième exigence du Mouvement contestataire était relative à «l’organisation des Assises Nationales de la Refondation ».
Pour le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), ces ANR doivent aboutir à un large consensus national sur les grandes préoccupations de la Nation ainsi qu’à la conclusion d’un Pacte national de stabilité sociale, sécuritaire et de croissance, afin d’obtenir une trêve globale (politique, sécuritaire, syndicale, sociale, économique, etc.) et créer un climat d’apaisement, de sérénité, de confiance mutuelle. Cette stabilité permettra, selon le M5, de consacrer les énergies et les ressources de la Nation à la lutte contre le terrorisme et à la conduite consensuelle dans la paix des réformes politiques et institutionnelles nécessaires à la Refondation du Mali.
Alors la question est où étaient en mai dernier les opposants à tenue des Assises Nationales pour la Refondation (ANR) ? Il faut simplement dire que ce n’est pas après sa nomination comme Premier ministre que Choguel Kokalla MAIGA a inventé le concept d’ANR, dont les conclusions devraient s’imposer à tout le monde. L’organisation des Assises est une exigence du Mouvement contestataire qui figurait bel et bien dans les dix exigences qu’il avait soumises au président de la Transition Bah N’DAW, le jeudi 6 mai. Et la non-garantie de sa tenue avait contraint logiquement le M5 a ne pas entrer dans le gouvernement OUANE II.

Cinquième exigence
La cinquième des exigences formulées le 6 mai par le M5 à Koulouba concernait «la révision consensuelle et inclusive de la Constitution, dans le respect de son article 118 ».
Elle figure en bonne place dans le PAG du gouvernement adopté par le Conseil national du Transition, le 2 août dernier, dans l’Axe 2 du plan intitulé « réformes politiques et institutionnelles ». Tout le monde conviendra que les conditions de respect de l’article 118 de la Constitution du 25 février 1992 ne prévalent pas aujourd’hui et qu’il faut du temps à l’équipe gouvernementale pour les mettre en œuvre.

Sixième exigence
La sixième exigence de ce qu’on peut appeler mémorandum du M5 est relative à «la relecture de l’Accord pour la paix et de réconciliation issu du processus d’Alger ».
Pour le M5-RFP, cette relecture doit se faire conformément aux recommandations unanimes de nombreux foras, et seulement après une évaluation des six (6) années de tentatives d’application. Mais, pour le Mouvement contestataire taxé de souverainiste sur les bords, la relecture de l’APR doit être faite dans le respect des principes fondamentaux d’unité nationale, d’intégrité du territoire national, de souveraineté de l’État et de la forme républicaine et laïque de l’État. Ce souci est pris en compte dans l’axe 2 du Programme d’action du gouvernement sous les rubriques : relecture consensuelle de l’Accord pour la paix et réconciliation issu du processus d’Alger (APR) et la mise en œuvre intelligente de l’Accord pour la paix et réconciliation issu du processus d’Alger (APR).
Dans son discours d’ouverture, lors de la 43e session du CSA, Choguel Kokalla MAIGA a précisé la volonté du gouvernement d’aller vers la mise en œuvre intelligente de l’Accord d’Alger «si j’ai dit « mise en œuvre », je m’empresse d’ajouter, comme pour préciser : mise en œuvre intelligente des dispositions de l’Accord ; ce que Son Excellence le Président de la Transition, Chef de l’État, n’a pas manqué de rappeler dans son discours d’investiture du 7 Juin 2021 ». Selon le Premier ministre, l’Accord, dans ses principes de base, affirme le respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’État malien sur l’ensemble du territoire ainsi que du respect de la forme républicaine et la laïcité du Mali.
« Il s’agit là de dispositions qui ne sauraient nullement être occultées et c’est bien sur cette base que les parties maliennes se sont engagées pour un règlement pacifique du conflit, qu’elles manifestent leur volonté de rechercher des solutions politiques, économiques et sociales, comme condition d’une paix durable et définitive synonyme d’éradication de tout conflit entre compatriotes », avait précisé le chef du Gouvernement.

Septième exigence
La septième exigence formulée par le M5-RFP, le 6 mai dernier, devant le président de la Transition était «la mise en place d’un organe unique de gestion des élections tel que réclamé unanimement par la classe politique et la société civile». Il faut insister sur cette unanimité contextuelle. Car, à l’époque, tout le monde était d’accord de mettre en place un organe unique de gestion des scrutins à venir. Mais, on sait qu’en politique le oui n’a de sens que si l’on peut dire non, alors ceux qui se promènent dans les Hôtels ont sorti leur NON à l’OUGE dès qu’ils n’ont pas été cooptés dans le Gouvernement.

Huitième exigence
La huitième exigence était relative à la «dissolution du Gouvernement et de l’actuel Conseil National de Transition et son remplacement par un organe plus respectueux de la Loi et plus légitime ».
Pour rappel le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) avait introduit une procédure en dissolution auprès de la Cour suprême. Donc, avec ses nouveaux alliés de la rectification de la Transition, le M5 a dû diviser la poire en deux : le gouvernement est dissout, mais le CNT reste tant que la justice indépendante du Mali n’a pas décidé autrement. Le Choguel explique que le temps de la justice n’est pas celui de la politique. Le M5 ne pouvait donc tout subordonner à ce seul point.

Neuvième exigence
Le M5 demandait comme point 9 de ses exigences « la fin de la répression des manifestations démocratiques et pacifiques qui sont des droits constitutionnels, des arrestations abusives et extrajudiciaires, des faits du prince contre des populations démunies et en violation de la Loi comme les démolitions d’habitations ».
Force est de constater que depuis que le M5 pactise avec Kati, on n’a pas enregistré de démolition de logements des pauvres au profit des riches, que les manifestations ne sont plus réprimées systématiquement et que les arrestations, sauf pour les dossiers de corruption et tueries de juillet, se sont raréfiées.

Dixième exigence
La dixième exigence du M5-RFP était une gageure : «la création des conditions sécuritaires sans lesquelles le retour de l’Administration et la fourniture des services sociaux de base seront des leurres. Tout comme l’organisation des élections libres et crédibles serait pure illusion ».
Pour le Mouvement du 5 juin -Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), « cette Transition doit durer 18 mois, pas plus, et les missions et tâches qui ne seront pas exécutées dans ce laps de temps devraient être transférées à des équipes plus légitimes et plus compétentes, et ce en stricte conformité avec les conclusions et résolutions des Assises nationales de la refondation à la mise en œuvre desquelles tous les acteurs politiques et de la Société civile se seront préalablement engagés avant les élections générales ».
Faut-il s’étonner des procès en sorcellerie intentés au Premier ministre M5 qui n’a jamais fait jusqu’ici un communiqué pour demander la prolongation de la Transition ? Que la divertissante CEDEAO s’offusque qu’il n’y ait pas d’avance en ce qui concerne la préparation des élections est un fait ; que les partis du Cadre d’Echange des Partis et Regroupements Politiques pour une Transition Réussie piaffent de voir la confirmation d’un nouveau chronogramme des élections pour crier sur tous les toits, il faut s’y attendre.
Mais globalement comme on dit, la perspective est encourageante pour la stabilisation et la refondation en chantier.

LA RÉDACTION




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