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mardi 21 novembre 2017
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Lutte contre ébola : l’OMS déconseille au Mali la fermeture de ses frontières

Une mission conjointe de l’OMS et de l’ONU Sida vient de boucler, le samedi dernier, une rencontre de travail dans notre pays sur le virus Ebola. Elle a été sanctionnée par une rencontre d’échanges avec des membres de la société civile, dans un hôtel de la place, le même jour. 

La directrice générale de l’OMS, Margarette CHAN ; le directeur exécutif de l’ONU Sida, Michael SIDIBE et le directeur du centre de lutte contre le virus, Jean François, viennent d’effectuer une mission de travail dans notre pays. Elle rentrait dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola au Mali, en particulier.

Au cours de la mission, ils ont été reçus en audience par les autorités administratives et politiques du pays, dont le Premier ministre, Moussa MARA, après qu’ils ont visité des dispositifs sanitaires d’observation des personnes suspectes au virus. La mission a été l’occasion pour les émissaires de donner l’assurance aux autorités du pays de tout l’accompagnement de la communauté internationale à notre pays dans la lutte contre cette épidémie.

La rencontre avec la société civile qui joue des rôles importants dans la sensibilisation et dans l’information contre la maladie, a mis fin à la mission de travail. L’objectif de la celle-ci; à laquelle ont participé des chefs religieux, des organisations faitières de jeunes et de femmes, visait à prendre en charge les préoccupations et les observations de la société civile dans la riposte contre le virus Ebola.

Notre compatriote, Michael SIDIBE, à la tête de l’ONU Sida, a souligné qu’il est difficile de vaincre la maladie tant qu’il n’y aura pas de mobilisation des leaderships à tous les niveaux que ce soit. Il est donc important, pour eux, de regrouper la société civile et de partager avec elle pour des actions cordonnées contre le virus Ebola.

Pour Michael SIDIBE, ils attendent de la société civile de « dédiaboliser» la maladie auprès de la communauté afin d’éviter que la population fuie les centres sanitaires. Sinon, il sera regrettable, a-t-il mis en garde, que la peur à Ebola fasse autant de victimes que la maladie elle-même. Ainsi, il a relevé le risque pour le pays de perdre de nombreuses personnes qui souffrent d’autres maladies, à défaut de se rendre aux centres de santé avec comme corollaire de ralentir plusieurs années d’efforts de travail.

Malgré la confiance et l’espoir qu’il fonde à la lutte contre le virus Ebola, Michael SIDIBE a appelé les autorités à la vigilance parce qu’il y a des réserves de cas en Guinée Conakry. Au risque, a-t-il prévenu, de rendre le pays davantage vulnérable.

La directrice générale de l’OMS incarne le même optimisme dans la lutte contre le virus Ebola parce qu’elle a confiante en l’ingéniosité humaine pour venir à bout de cette maladie par de nouveau vaccin susceptible de la traiter.

Toutefois, elle a salué la décision prise par les autorités du pays de laisser la frontière ouverte avec la Guinée Conakry. Elle a soutenu, en référence à des expertises, que la fermeture de la frontière n’a pas d’impact positif pour la lutte contre le virus Ebola. Elle contribuerait au contraire de ralentir le développement du pays, a précisé la directrice générale. Déjà, a-t-elle estimé la perte économique causée par Ebola à plus de 4 milliards de dollars. Au lieu de  fermer les frontières, elle a suggéré la formation et la sensibilisation auprès de la société civile, l’équipement des centres sanitaires pour qu’il y ait moins de cas importés.

Sans être un oiseau de mauvais augure, Jean François a annoncé que le pays doit s’attendre, dans les 10 jours à venir, à d’autres cas de virus Ebola parce qu’il y  a de fortes de chances que les personnes en observation développent le virus.

Par ailleurs, dans son intervention, il a fait l’état de lieux sur la recherche de vaccin contre la maladie et a expliqué la procédure test de ces vaccins. Il a fait savoir qu’il existe plus de « candidats de médicaments » qui seront testés très prochainement à 15 personnes début 2015.

Par Sikou BAH

 




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