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samedi 16 décembre 2017
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Lutte contre la malnutrition à Yorosso: save the Children valorise les feuilles du moringa

L’ONG Save the Children a exécuté dans le cercle de Yorosso un projet d’une année relatif à la lutte contre la malnutrition par la vulgarisation et la valorisation de la feuille de l’arbre de moringa, communément appelé «basi gnougou ni».

Le moringa est un arbre très riche en éléments nutritifs (vitamines, minéraux et protéines) et contient par gramme, selon certaines études, plusieurs vitamines, de calcium, de protéines.
Dans le cadre de la lutte contre la malnutrition dans le cercle de Yorosso, l’ONG Save the Children a élaboré un projet autour de cet arbre à vertu nutritionnelle très riche.
Le projet, d’une année a coûté plus de 70 millions de FCFA à l’ONG, et intervenait principalement dans 3 communes (Koury, Boura, Kiffosso) du cercle de Yorosso, soit dans 15 villages dudit cercle.
Selon le coordinateur du projet, Amantigueme TEME, c’est suite à un déficit pluviométrique en 2012 qu’a connu des localités du cercle de Yorosso (région de Sikasso) que l’ONG Save the Children a décidé d’intervenir auprès des ménages les plus vulnérables qui s’y trouvent.
Pour M.TEME, le projet visait à améliorer la productivité agricole et alimentaire dans le cercle; à renforcer la nutrition de 525 ménages vulnérables; à renforcer la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les 3 communes d’intervention du projet.
«Pour la mise en œuvre de ce projet, nous avons appuyé les populations cibles en semences améliorées, en bœufs et charrues et à la mise à leur disposition des parcelles pour la plantation d’arbres de moringa. Nous avons également formé les femmes dans l‘utilisation des feuilles de cet arbre afin qu’elles puissent s’approprier de la méthode de lutte contre la malnutrition», a expliqué M. TEME.
Pour le directeur de Save the Children, Raphael SINDAYE, il faut toujours chercher des solutions locales aux problèmes globaux, en allant voir exactement ce qu’il faut pour le bien-être de nos communautés.
M.SINDAYE estime que toutes les pratiques ne sont pas bonnes, cependant, il estime qu’il y a certaines qui sont en mesure d’aider le Continent dans son développement.
«C’est pourquoi la technologie et l’intelligence doivent être au service du savoir local. Nous avons investi à peu près 3 milliards de FCFA dans la lutte contre la malnutrition. Nous nous sommes dit que cette plante a une vertu qu’il faut exploiter. C’est pourquoi nous avons souhaité que des localités victimes de la malnutrition dans le cercle de Yorosso puissent cette plante dans le cadre du bien-être des enfants», a indiqué M. SINDAYE avant d’ajouter qu’au lieu d’acheter les produits qui reviennent très chers aux populations pauvres, il serait mieux de se familiariser avec des produits naturels de chez nous.
En tout cas, selon M. SINDAYE, l’Afrique ne pourra réussir son développement tant qu’elle n’assure pas sa souveraineté alimentaire. Il en donne comme preuve, le cas des pays développés.
Le point focal du cercle de Yorosso, Allaye CISSE, a, lui également, confirmé que plusieurs études et recherches ont reconnu l’efficacité des feuilles de moringa pour la lutte contre la malnutrition.
Aussi, s’est-il réjoui du fait que la population a pris conscience de l’importance de cette plante contre la malnutrition et a espéré qu’elle va contribuer à réduire le taux de malnutrition, lié à cette maladie à Yorosso.
De nombreux bénéficiaires du projet n’ont pas manqué de saluer et d’encourager l’initiative, grâce à laquelle, ils ont découvert une solution locale et naturelle contre la malnutrition.
Par ailleurs, dans les villages d’intervention du projet, les femmes sont formées à l’utilisation de la feuille de l’arbre à la nourriture.
Harouna TRAORE, l’un des bénéficiaires du projet dans le village de Wolon, a témoigné que les enfants ont de moins en moins de problèmes liés à la malnutrition; de même la stratégie est en train de réduire les charges sanitaires des enfants.
Cependant, les bénéficiaires ont relevé quelques difficultés auxquelles ils sont confrontés. Ces difficultés sont dues notamment à la protection des espaces de plantation de l’arbre de moringa et l’état des animaux de labour qui sont mis à leur disposition. Enfin, les bénéficiaires ont également souhaité le renouvellement du projet pour sa capitalisation.
Par Sikou BAH




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