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mercredi 25 mai 2022
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Lutte contre la pratique de l’excision: le Mali prône la Tolérance zéro aux MGF

Sous la présidence de la Première Dame, (représentée par son chef de cabinet), le Mali a célébré, le vendredi 6 février, la Journée internationale ‘’tolérance zéro aux mutilations génitales féminines’’, avec pour thème:«Mobilisation et implication de la jeunesse pour accélérer la tolérance zéro aux mutilations génitales féminines (MGF)».
La cérémonie grandiose s’est déroulée au Centre international de conférence de Bamako, en présence de la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille; de la ministre de la Fonction publique, assurant l’intérim de son homologue de l’Emploi, de la jeunesse et de la construction citoyenne; de l’épouse du Premier ministre; du représentant résident de l’UNICEFau Mali ; de la directrice nationale du Programme national de lutte contre l’excision, Mme KEITA Joséphine TRAORE; du président du CNJ-Mali Mohamed Salia TOURÉ; ainsi que de nombreux représentants des ONG intervenant dans le domaine de l’enfance;
Les maliennes, habillées en uniforme du jour (pagne spécialement imprimé pour la journée du 6 février) dans leurs diversités socioprofessionnelles (vieilles ou jeunes) ont pris d’assaut la grande salle du CICB,
La célébration de la journée du 6 février a pour objectif de contribuer à l’abandon des pratiques néfastes à la santé de la famille, notamment les MGF/E, sur toute l’étendue du territoire national.
De façon spécifiques, il s’agit d’intensifier les sessions de plaidoyer à l’intention des décideurs politico-administratifs, des leaders coutumiers et religieux et des partenaires techniques et financiers pour leur engagement en faveur de l’abandon de la pratique des MGF/E; et d’intensifier des actions de mobilisation de la jeunesse pour leur meilleure implication en faveur de l’abandon de la pratique des MGF/E; d’amener les médias à soutenir toutes les actions de lutte en faveur de l’abandon de la pratique des MGF/E.
Cette journée offre une tribune de dialogues et d’échanges pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les réalisations, les acquis et les défis à relever.
Ouvrant le bal des interventions, le président du Conseil national de la jeunesse du Mali, Mohamed Slaia TOURE, a invité les uns et les autres à traduire dans les actes concrets la «tolérance zéro aux mutilations génitales féminines».
Il a rassuré du soutien et de l’accompagnement de son organisation pour vaincre les MGF.
«En choisissant le ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et de la construction citoyenne comme parrain de cette journée, la commission nationale d’organisation a voulu responsabiliser la jeunesse par rapport à un phénomène culturel fortement ancré dans les mœurs des populations maliennes.
La jeunesse, à tout égard, constitue une couche certes, vulnérable, mais incontournable pour la reconstruction de notre cher pays», a déclaré la directrice du PNLE, Mme KEITA Joséphine TRAORE.
Selon elle, l’ambition du département de la femme, de l’enfant et de la famille, à travers le PNLE, n’est pas de combattre les coutumes et us de notre pays, mais plutôt de donner des informations fiables aux peuples, en ce qui concerne les pratiques traditionnelles entravant la santé reproductive de la femme.
Selon l’OMS, la pratique de l’excision touche dans le monde plus 130 millions de femmes, a rapporté Joséphine TRAORE.
Au Mali, les taux de prévalence de l’excision dans les 5 premières régions sont de
91 % chez les femmes âgées de 15 à 49 ans et de 69% chez les filles de 0 à 14 ans (EDSM- V).
Le représentant de l’UNCEF a rassuré de la disponibilité de son organisation à accompagner le ministère de la femme, de l’enfant et de la famille dans la lutte contre les MGF/excision.
La ministre de la Fonction publique, Raki TALLY, au nom de son homologue de l’Emploi, s’est réjouie du choix du thème de la 12è édition de la journée internationale «tolérance zéro aux MGF». Car, a-t-elle fait savoir, la jeunesse est l’avenir du pays.
Quant à la ministre de la Femme, de l’enfant et de la famille, SANGARE Oumou BA, elle a rappelé les différents efforts consentis par les autorités pour lutter contre les MGF. Il s’agit notamment de la signature et de la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la Femme (CEDEF), le Protocole de Maputo, la création du Comité national d’action pour l’abandon des pratiques néfaste (CNAPN) et du Programme national de lutte contre l’excision (PNLE), la célébration de la journée internationale du 6 février, etc.
Par Hamidou TOGO




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