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jeudi 27 juillet 2017
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Lutte contre le paludisme: les progrès et les efforts consentis

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, hier mardi 25 avril 2017, à Sangarébougou (cercle de Kati), la 10e édition de la Journée mondiale, couplée à la Semaine nationale de lutte contre le paludisme sur le thème : « En finir pour de bon avec le paludisme ».

Présidée par le nouveau ministre de la Santé et de l’hygiène publique, le Pr Samba Ousmane SOW, la cérémonie de lancement des activités s’est déroulée en présence de partenaires techniques et financiers, notamment l’ambassadeur des États unis au Mali, Paul FOLMSBEE ; le Représentant par intérim de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Mali, Dr Théodore YAO ; le maire de la commune de Sangarébougou, Kassim SIDIBE. On y notait également la présence de plusieurs membres du cabinet ; du préfet de Kati ; du sous-préfet de Kalaban-Coro ; des responsables et agents de santé et une foule, composée à majorité de femmes et de jeunes de Sangarébougou et environnants.
Dans son mot de bienvenue, le maire de la commune de Sangarébougou a félicité le ministère de la Santé et de l’hygiène publique pour le choix de sa circonscription à abriter un important événement national.

Contribution américaine contre le palu
Selon Kassim SIDIBE, la délocalisation de cette cérémonie témoigne la volonté des plus hautes autorités de notre pays d’impliquer davantage les collectivités territoriales dans les questions de santé en général et de lutte contre le paludisme en particulier.
Aussi, a-t-il profité de l’occasion pour soumettre au ministre de la Santé, certaines doléances relatives à l’équipement des 2 Centres de santé communautaires (CSOM) de Sangarébougou qui compte aujourd’hui plus de 60 000 âmes.
Quant à l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique dans notre pays, il a rappelé qu’au Mali, l’initiative américaine de lutte contre le paludisme (PMI) a contribué à réduire de 49 % la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. En effet, soutient le diplomate américain, depuis son lancement en 2007, des millions de Maliens ont bénéficié de mesures de protection, ont été diagnostiqués et traités contre le paludisme. Mieux, aujourd’hui, a-t-il témoigné, le Mali vient en bonne position en matière de possession et d’utilisation des moustiquaires dans toute la sous-région. Par ailleurs, a fait savoir M FOLMSBEE, plus de 60 % de tous les produits de lutte contre le paludisme mis à disposition des services de santé, soit un investissement de plus de 216 milliards de dollars ont été fournis par le programme PMI.
M FOLMSBEE a réitéré l’engagement de son pays à poursuivre sa collaboration avec les autres partenaires en vue d’éliminer le paludisme au Mali.
Par ailleurs, il espère « En finir pour de bon avec le paludisme ». Pour ce faire, il dit avoir besoin surtout d’approches innovantes pour le financement et un engagement accru du secteur privé.

Les progrès enregistrés
Pour le Représentant par intérim de l’OMS au Mali, la célébration de la Journée mondiale contre le paludisme a pour but de braquer les projecteurs sur cette maladie mortelle, ainsi que son impact dévastateur sur les familles, les communautés et leur développement.
« Le paludisme reste une priorité mondiale et régionale, car il continue de faire plus de 400 000 morts par an à travers le monde », révèle le représentant de l’OMS.
Quant au thème de cette année, à savoir : « En finir pour de bon avec le paludisme », il souligne la nécessité d’accélérer et de consolider les efforts afin de vaincre la maladie.
La région africaine, reconnait-il, a réalisé des progrès importants dans la lutte contre le paludisme. Pour preuve, selon les estimations figurants dans le Rapport 2016 sur le paludisme dans le monde, l’incidence des cas de paludisme a diminué de 23 % dans la région entre 2010 et 2015 et la mortalité liée à ce fléau a baissé de 31 %.
Par ailleurs, selon Dr YAO, l’année 2017 annonce l’avènement d’une nouvelle ère dans la prévention et le lancement d’une nouvelle arme contre cette maladie mortelle.
« L’OMS a annoncé que le tout premier vaccin contre le paludisme sera introduit dans le cadre de projets pilotes exécutés en Afrique subsaharienne. Le vaccin, appelé RTSS, confère aux jeunes enfants une protection partielle contre le paludisme. Il est en cours d’évaluation et pourrait compléter l’ensemble des mesures de prévention, diagnostic et traitement du paludisme déjà recommandées par l’OMS. La phase expérimentale du nouveau vaccin représente un jalon important dans la lutte contre le paludisme », a souligné le Dr YAO.
Pour sa part, le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a rappelé qu’au Mali, selon le système d’information sanitaire, le paludisme a constitué 42 % des motifs de consultation avec un taux de létalité de 0,47 % (SLIS 2015). Mais, il s’est empressé de souligner que selon l’EIPM (Enquête sur les indicateurs du paludisme au Mali) de 2015, il a eu une réduction de cette prévalence parasitaire passant de 52 % en 2012 à 36 % en 2015.

Les efforts consentis
Aussi, a-t-il profité de l’occasion pour évoquer les énormes efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires dans le cadre de la lutte contre le paludisme, à travers la prise en charge gratuite de certains actes antipaludiques (tests rapides pour tous les Maliens, moustiquaire et traitement antipaludique pour les femmes enceintes et les moins de 5 ans, etc.).
Ainsi, en 2016, plus de 28 milliards FCFA ont été engagés au Mali avec l’appui de ses partenaires dans la lutte contre le paludisme, a révélé le ministre Pr Samba Ousmane SOW.
Par ailleurs, il a invité les populations à se faire dépister et les cas suspects seront, surplace, diagnostiqués et traités.
Notons que la cérémonie a été marquée par des prestations folkloriques et de sketch de sensibilisation sur le paludisme ; des visites de stands ; des dépistages gratuits du paludisme et le lancement des activités d’assainissement par le ministre de la Santé.

Par Sékou CAMARA




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