Lutte contre l’insécurité alimentaire à Nioro et Nara: les acteurs satisfaits des résultats obtenus

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La bonne nouvelle a été partagée, avant-hier lundi, à la faveur de la fin des travaux de la 5è session du Comité national de pilotage et d’orientation du programme. C’était dans la salle de conférence de la DFM du ministère de l’Agriculture sous la présidence du ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Oumar Ibrahim TOURÉ.

Cette session, consacrant le dernier virage pour le programme, qui prend fin en juin 2017, a été très capitale pour les partenaires d’exécution qui ont discuté du contenu des programmes et éventuellement se projeter dans le futur après la fin de cette 1ère phase.
Si au départ de ce programme, il était prévu pour durer 10 ans, soit 5 ans de phase d’exécution et 5 autres années de phase de consolidation des activités réalisées dans les localités bénéficiaires. Mais, hélas, il n y a pas une bonne nouvelle par rapport à la continuité du programme au niveau de Nioro. Et pour cause, le partenaire financier du programme a décidé de réorienter ses activités uniquement vers la région de Koulikoro. Voilà pourquoi la majorité des discutions ont porté sur cette nouvelle situation avec comme souci partagé le défi de la pérennisation des acquis du projet au niveau du cercle de Nioro du Sahel.
Aussi, les participants ont-ils partagé la synthèse des activités réalisées dans les cinq composantes du projet. Lesquelles discussions ont été mises à profit par chacune des parties, qui a pris la parole pour clarifier les interrogations au niveau des participants et partager les forces, les acquis et éventuellement les mesures prises pour continuer à pouvoir gérer les difficultés constatées.
Au terme de la réflexion, les partenaires d’exécution se sont réjouis déjà pour les résultats obtenus globalement selon le niveau de réalisation des indicateurs consignés dans les différents rapports.
Il s’agit entre autres d’un taux de mobilisation du Budget pour l’année en cours de 90,50% et un taux d’exécution global de 78,55 %.
Autres résultats révélateurs : sur 42 investissements structurants prévus, 37 ont été réalisés au 30 Juin 2016 pour un montant global de 1 952 992 670 FCFA ; 11 747 mutualistes ont bénéficié de soins de santé, à travers les centres conventionnés; 86 % des femmes enceintes effectuent la consultation prénatale au cours de leur grossesse; 97,01% de taux de guérison de malnutris aigues modérés par an pour les adhérents pris en charge au niveau des CSCOM ; – 92 % des enfants de moins de 5 ans dorment sous moustiquaires imprégnées.
Les participants se sont également félicités du fait que 17 banques d’aliment bétail ont augmenté et/ou disposent de fonds de développement ; 600 ménages vulnérables ont amélioré leur capacité de résilience face aux chocs ; 185 organisations de producteurs ont eu accès aux services des structures techniques.
Sans compter l’appui apporté à 76 Unions de banques de céréales pour 9900 membres qui disposent d’une opportunité de ravitaillement pendant la soudure; la réalisation ou réhabilitation de 103 ouvrages hydrauliques qui ont permis de
desservir 44 000 bénéficiaires et 93% de taux de fonctionnalité des ouvrages hydrauliques.
Tous ces acquis, a rappelé le ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, sont dus à l’engagement de l’ensemble des acteurs, notamment, l’Administration locale et nationale qui n’a ménagé aucun effort pour l’atteinte de ces résultats.
Aussi, il a félicité les élus locaux (les maires, les présidents de conseil de Cercle, les conseillers municipaux) qui se sont mobilisés avec toutes les populations locales et les bénéficiaires pour soutenir cette initiative.
Au regard de ce satisfecit, les participants ont formulé 5 recommandations majeures au nombre desquelles: la poursuite les activités du Programme à Nioro afin de consolider les énormes acquis par la recherche de financement d’une seconde phase comme prévue au départ du PLIAM ; entreprendre une gestion déléguée des équipements marchants à Nara pour profiter au mieux à la commune et aux bénéficiaires; le renforcement, la disponibilité en infrastructures scolaires dans le cercle de Nara, afin de soulager la pléthore observée dans les classes; l’organisation d’un atelier bilan pour mieux préparer l’évaluation finale en permettant de faire une comparaison entre la situation de départ et les progrès réalisés; et enfin la mise à l’échelle de ce type de programme sur toute l’étendue du territoire pour une meilleure prise en charge de la sécurité alimentaire de façon holistique.

Par Mohamed D. DIAWARA

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