Lutte contre l’insécurité routière: l’ANASER outille 25 associations

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Conformément à son programme d’activités 2016, l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) a initié, hier jeudi, à la Maison des aînés de Bamako, la formation en sécurité routière de 50 responsables (soit 2 représentants), issus de 25 associations et ONG intervenant dans le domaine de la lutte contre l’insécurité routière au Mali.

Placée sous le haut patronage du directeur général de l’ANASER, le chef d’escadron Mamadou Sidiki KONATE, la cérémonie d’ouverture de la formation s’est déroulée en présence du 4e adjoint au maire de la Commune IV du District, Mamadou KEITA ; et de la cinquantaine de participants venus des six Communes du District et environs.
Avant tout propos, le maire délégué de la Commune IV du District a fait observer une minute en hommage à Soungountouba TOUNKARA, conseiller municipal, mort, à la suite d’un accident de la circulation, le mardi dernier.
Après M KEITA a vivement remercié et félicité l’ANASER pour non seulement le choix de sa circonscription pour l’organisation de la présente formation ; mais également la formation des jeunes en sécurité routière.
Aussi, s’est-il appesanti sur les nombreux accidents de la circulation routière et leurs conséquences sur le développement du Mali. En effet, M KEITA s’est réjoui de cette initiative de l’ANASER qui vise surtout à réduire lesdits accidents.
Par ailleurs, il a réitéré l’accompagnement de la CIV dans la lutte contre l’insécurité routière.
Selon le directeur général de l’ANASER, la lutte contre l’insécurité routière est, certes menée par le ministère de l’Équipement, des transports et du désenclavement, à travers son Agence, mais elle implique tous les Maliens.
D’où, l’organisation de la présente journée de formation à l’endroit des représentants des associations et ONG de sécurité routière qui ont répondu favorablement à cette invitation.
« La sécurité routière est un domaine transversal, quel que soit notre statut social, nous sommes tous souvent usagers de la route : piétons, cyclistes, motocyclistes, automobilistes, passagers, etc. », a fait savoir le chef d’escadron Mamadou Sidiki KONATE.
Aussi, a-t-il soutenu, chacun peut témoigner des drames, d’épreuves personnelles, familiales ou d’amis, de proches ou de connaissances qui ont connu à un moment donné la tragédie d’un accident de la route.
En effet, dira le DG de l’ANASER, pour réussir cette lutte, il est nécessaire de former un front commun ; de parler le même langage, car nous devons véhiculer des messages de sensibilisation à l’adresse de toutes les couches socio-professionnelles de notre pays.
Selon lui, tous les messages doivent être similaires afin qu’ils produisent le même impact auprès des usagers de la route.
« L’enjeu pour l’ANASER est simple : chaque vie sauvée sur la route est une victoire, une avancée, un refus de la résignation et de la fatalité », est-il convaincu.
Par ailleurs, interroge le DG de l’ANASER, combien de nos compatriotes (hommes, femmes et enfants) croisent un jour une personne qui n’a pas respecté les règles de la circulation routière ? Et leur vie, à cet instant, s’interrompt ou se bouleverse et c’est le drame, pour eux et pour leurs proches, a-t-il déploré.
En effet, face aux nombreux accidents de la circulation routière, entrainant la mort de beaucoup de soutiens de famille, tout doit être mis en œuvre pour que l’ensemble des Maliens prenne conscience du rôle qui est le leur dans cette croisade contre ce fléau, en passe de devenir une véritable hécatombe pour notre pays. Pour ce faire, nous devons changer de comportement ; et que cela est possible, est-il persuadé. « C’est là où votre rôle, j’allais dire votre responsabilité est majeure », a-t-il noté,
Et de demander aux participants de poser toutes les questions susceptibles d’éclairer leur lanterne, car étant un élément clé de la réussite de la mission de lutte contre l’insécurité routière.
« Chaque vie sauvée est la marque de notre capacité à progresser ensemble pour aller vers une route plus sure, une route partagée et une conduite apaisée », a conclu le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) qui a pour slogan : « Vaut mieux arriver en retard que d’arriver dans un corbillard ».

Par Sékou CAMARA

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