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samedi 26 septembre 2020
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Lutte contre la migration clandestine: les femmes de la presse s’engagent

L’Amphithéâtre  de  la  Cité des  enfants  a  abrité   le samedi  27 juillet 2019, le lancement des activités de sensibilisation  de l’Association des Femmes de la Presse  Malienne (AFPM), sur  la migration  irrégulière  et  la promotion  de  la  libre circulation  dans l’espace CEDEAO.  Ce lancement entre dans le cadre du programme de la lutte contre la migration clandestine initié par le Ministère  des Maliens  de l’Extérieur.

L’événement tenu ce samedi était présidé par M. Broulaye Kéita, conseiller technique en présence des partenaires  techniques  et financiers, des femmes  de médias,  des étudiants  en journalisme ainsi que des rescapés de la migration irrégulière en transit au Mali.

En organisant cette journée, l’Association des Femmes de la Presse  Malienne (AFPM) entend apporter sa contribution à la sensibilisation des jeunes sur les dangers de la migration. Souhaitant la bienvenue à cette occasion, la présidente de l’AFPM, Niania  Aliou  Traoré, a indiqué que les questions migratoires  constituent  de  nos  jours   une  préoccupation  majeure pour  tous  les Etats de départ, de  transit  ou  d’accueil. Et depuis des années, son pays, le Mali, est devenu une plaque tournante entre l’Afrique Subsaharienne et l’Afrique du Nord, a affirmé la journaliste de l’ORTM.

Puis, dans son speech, elle a évoqué des facteurs justifiants l’émigration de certains jeunes, tout en citant pèle mêle la distribution géographique inégale des opportunités socio-économiques, les problèmes de gouvernance, les crises politiques, économiques, sécuritaires et sociales, les violations des Droits de l’homme, le manque de respect des droits humains,  l’ancrage social et  culturel de la migration pour certaines communautés.

La plupart de ces départs mal préparés ont engendré des conséquences se manifestant  par de nombreux cas des reconduites aux frontières, des rapatriements et des expulsions.  « C’est fort de ce constat que nous assistons malheureusement, à des retours massifs de maliens. L’année  2018 a constitué, à cet effet  une année record avec plus huit mille (8.000) personnes rapatriées par  l’Etat et ses partenaires en situation de détresse », a-t-elle indiqué.

Il n’y a que cela. En effet, a-t-elle rappelé, lors de la crise migratoire  de 2015, le Mali a enregistré 376 cas de jeunes morts dans la Méditerranée, selon les  données  fournies par le Ministère des Maliens de l’Extérieur.

Ainsi au regard des  conséquences de cette pratique, pour Niania  Aliou  Traoré, l’AFPM est interpellée par le thème à plus d’un titre. « Premièrement, en tant qu’être humain, deuxièmement en tant que Femme  et  troisièmement en tant que journaliste, nous sommes obligées à lutter contre ce fléau, par les moyens qui nous sont propres », a déclaré la présidente, tout en indiquant que  le rôle  des femmes de  la presse  est capital dans  le combat contre la migration irrégulière.

« A travers nos écrits et nos reportages, nous pouvons être des vecteurs de sensibilisation, d’éducation afin d’inciter les personnes tentées par la migration irrégulière de réfléchir doublement avant de s’engager dans une aventure incertaine », a-t-elle soutenu.

Au nom de son département, Broulaye Kéita  a  félicité l’AFPM pour son implication dans la lutte contre la migration irrégulière et la promotion de la libre circulation dans l’espace de la CEDEAO. Puis, il a rassuré le soutien et de l’accompagnement de l’Etat aux côtés de l’AFPM afin qu’elle puisse mener  à bien ses initiative de sensibilisations, formations et autres initiatives visant à réduire considérablement la migration et dans la promotion de la libre circulation dans l’espace CEDEAO.

PAR CHRISTELLE KONE




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