Search
vendredi 25 mai 2018
  • :
  • :

Lutte contre le paludisme: des défis, malgré les progrès enregistrés

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, hier mercredi 25 avril 2018, au Palais des Sports, sis à ACI 2000, la 11e édition de la Journée mondiale, couplée à la Semaine nationale de lutte contre le paludisme dont le thème retenu cette année est : « Prêts à vaincre le paludisme ».

La cérémonie était présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’hygiène publique, le Dr Mama COUMARE, en présence du chargé d’Affaires de l’ambassade des États-Unis au Mali, Gregory GARLAND ; du Point focal paludisme de l’OMS, du Dr Tako BALLO ; du maire de la CIV, Adama BERTHE ; des responsables de services et organisations intervenants dans le domaine de la santé.
La date historique du 25 avril a été instituée par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2007, « Journée mondiale de lutte contre le paludisme » avec comme objectif principal de renforcer le plaidoyer et la mobilisation sociale autour des stratégies de lutte contre cette maladie.
Au Mali, en plus de la célébration de la Journée mondiale, a dédié toute une semaine afin d’intensifier les actions en faveur de la lutte contre le paludisme en mobilisant l’ensemble des parties prenantes.
Selon le rapport 2016 de l’OMS, rappelle le secrétaire général, le paludisme reste encore un problème de santé publique dans le monde et particulièrement en Afrique. En 2016, il a été enregistré 216 millions de cas de paludisme, dont 90 % dans la région Afrique de l’OMS.
Au Mali, dira le Dr COUMARE, le paludisme demeure également un problème majeur de santé publique et représente 32 % des motifs de consultation.
« Les statistiques sanitaires de 2017 font état de 2 097 797 cas de paludisme, dont 673 574 cas graves. Parmi ces cas, 1050 décès ont été enregistrés, soit un taux de létalité de 0,050 ‰ », a-t-il révélé.
Face à cette problématique, notre pays a adhéré aux différents engagements internationaux, dont les derniers sont les Objectifs de Développement durable (ODD), notamment l’objectif 3 « Bonne santé et bien-être », d’ici à 2030, faire passer le taux mondial de mortalité maternelle au-dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes ; éliminer les décès évitables de nouveau-nés et d’enfants de moins de 5 ans, tous les pays devant chercher à ramener la mortalité néonatale à 12 pour 1 000 naissances vivantes au plus et la mortalité des enfants de moins de 5 ans à 25 pour 1 000 naissances vivantes au plus ; mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées et combattre l’hépatite, les maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles.
Ces engagements, a-t-il indiqué, se sont matérialisés par l’élaboration des plans nationaux de lutte contre le paludisme dont la 4e génération couvre la période 2018 –2022.
Le Mali, avec l’appui de ses PTF, entreprend des actions synergiques de lutte contre le paludisme. C’est ainsi qu’en 2017 environ 26 379 426 000 de FCFA ont été engagés dans la lutte contre le paludisme. Cet important financement, a-t-il noté, a servi à l’acquisition des intrants de lutte contre le paludisme et à la mise en œuvre des interventions prioritaires telles que : la distribution gratuite de 4 148 911 moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée d’action (MILD) en routine et en campagne de masse ; le dépistage et la prise charge de 2 097 797 cas de paludisme à tous les niveaux y compris celui du communautaire ; la gratuité des comprimés de Sulfadoxine-pyriméthamine à toutes les femmes enceintes dans le cadre du traitement préventif intermittent du paludisme ; l’organisation de la campagne de pulvérisation intra domiciliaire dans 4 districts sanitaires de la région de Mopti : Bandiagara, Bankass, Djenné et Mopti ; l’organisation de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier chez les enfants de 3 à 59 mois sur l’ensemble du territoire avec une couverture moyenne de 94 %.
Malgré une forte prévalence, il n’en demeure pas moins que les progrès enregistrés dans la lutte contre le paludisme sont réels et remarquables. Pour preuve, les différentes enquêtes ont montré une réduction de la prévalence parasitaire qui est passée de 52 % à l’EDS 2012-13 à 35,7 % à l’Enquête sur les Indicateurs du Paludisme (EIP) 2015.
Pour le Dr COUMARE, la lutte contre le paludisme n’est pas seulement thérapeutique et préventive. Elle se fait aussi à travers la recherche d’outils nouveaux (vaccin entre autres), la surveillance de la sensibilité des parasites aux antipaludiques et des vecteurs aux insecticides.
Pour lui, un engagement fort de tous et de chacun, permettra d’avoir une Afrique sans palu « Zéro paludisme commence avec moi, je m’engage » en corrélation avec le thème de cette année « Prêts à vaincre le paludisme ».
Auparavant, le chargé d’Affaires de l’ambassade des États unis au Mali et le Point focal palu de l’OMS ont reconnu les progrès enregistrés par le Mali dans la lutte contre le paludisme ; et réitérer leur soutien aux autorités nationales.
La cérémonie a été marquée par la présentation d’un sketch sur la sensibilisation sur le palu et la visite des stands d’expositions des organisations intervenant dans la santé.

Par Sékou CAMARA




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *