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samedi 19 septembre 2020
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Lutte contre les Stupéfiants: l’OCS détruit près 9 tonnes de drogues

Dans le cadre de la lutte contre la drogue, la direction de l’Office central des stupéfiants (OCS) a procédé, ce lundi 1er juillet 2019, à la destruction 8 tonnes Cannabis ; 7,6 kg héroïne ; 4,6 Kg métanphitamine ; 2,250 Kg cocaïne, et 2,775 Kg de produits pharmaceutiques contrefaits. Ces produits, dont la valeur marchande est estimée à plusieurs millions de nos francs ont été saisis lors de différentes opérations effectuées par les unités de l’OCS, celles de la police, de la gendarmerie et de la douane au cours de la période allant du denier semestre 2018 au premier semestre 2019.

La cérémonie d’incinération des produits stupéfiants a eu lieu à Diago, dans la commune rurale de Dio-Gare (Kati), en présence du DG de l’OCS, le Magistrat Colonel Adama TOUNKARA, du procureur du tribunal de grande instance de la Commune VI, Boubacar Sidiki SAMAKE, de l’adjoint du préfet de Kati, Youssouf Bakary TRAORE ; du maire de Dio, Daouda KANE ; du représentant de la société civile.

À l’issue de l’opération, le DG de l’OCS, Magistrat Colonel Adama TOUNKARA, l’opération d’incinération découle de l’application de l’article 136 de la loi 01-078 du 18 juillet 2001 modifiée portant sur le contrôle des drogues et précurseurs, qui prévoient que la destruction des produits se fait en présence des représentants de l’autorité judiciaire et les membres de la commission de destruction. Et c’est sur la base de cet article, que le Procureur de la République près le tribunal de Grande instance de la Commune VI a ordonné la destruction de ces produits.

Selon lui, l’augmentation des quantités saisies s’explique par plusieurs facteurs, notamment une meilleure coordination des opérations entre l’OCS et les autres forces de sécurités.

Pour le patron de l’OCS, cette cérémonie est pédagogique et obéit à un souci de transparence, car, elle permet aux citoyens de connaitre la destination finale des drogues saisies. Son but est, d’une part, d’éviter le retour de ces produits dans le circuit du commerce illicite et d’autre part, d’informer et sensibiliser la population sur l’ampleur du trafic et de la consommation de drogue et inviter, par conséquent, la société civile à s’approprier de l’enjeu de ce phénomène.

Dans leur mode opérateur, les trafiquants de drogue, a-t-il fait savoir, utilisent des moyens plus importants. Notamment, des semi-remorques aménagées pour faire rentrer les produits.

Pour mieux relever le niveau de répression, le Magistrat Colonel Adama TOUNKARA, a fait savoir que principal moyen pour ses services demeure l’information et le renseignement. Pour ce faire, son service est entré en contact avec les services homologues des pays voisins. Selon lui, tous les pays du monde sont vulnérables et exposés au trafic des drogues en tant que lieux de transit ou de consommation. C’est pourquoi depuis mars 2018, l’OCS est en train d’organiser des rencontres régionales à Bamako pour qu’il y ait ce rapprochement entre les services de la sous-région.

Avant de terminer, il a invité la population à coopérer avec sa structure en termes de renseignements.

De son côté, Boubacar Sidiki SAMAKE, Procureur du pôle judiciaire spécialisé de la lutte contre le terrorisme, a dit qu’il y a un lien étroit entre le terrorisme et le trafic de drogue. C’est la raison pour laquelle, il a exprimé son inquiétude face à la quantité de plus en plus croissante des drogues saisies.

« Nous savons, à travers le monde où les conflits sont souvent exacerbés d’une certaine façon, où nous constatons une montée de la violence, nous constatons aussi la présence des stupéfiants dans ces zones », a-t-il dit.

C’est pourquoi il a salué cette performance de l’OCS et de ses services partenaires.

S’agissant des contrevenants, il a fait savoir que leurs dossiers évoluent devant les tribunaux et il se passe plus de sessions d’assises sans qu’on ait quelques dossiers de l’OCS surtout en matière de drogue à haut risque.

Il a fait savoir que les drogues à haut risque, tel que la cocaïne, l’héroïne, viennent de l’extérieur du pays. Mais, à l’intérieur du pays, il y a aussi un trafic important de chambre-indien et de cannabis.

Avant de terminer, il a insisté sur la nécessité de sensibiliser les jeunes sur les effets néfastes des drogues, notamment sur la santé.   

Par Abdoulaye  OUATTARA




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