Search
mercredi 22 novembre 2017
  • :
  • :

M. Issaka SIDIBE élu à la tête des députés

C’est par 115 voix en sa faveur contre 11 pour son rival du jour, Oumar MARIKO, que le candidat investi par le RPM a largement gagné à sa cause ses collègues parlementaires, hier mercredi, alors que l’on ne comptait que 20 bulletins blancs contre 1 seul nul.

Cette session extraordinaire a débuté par les mots de bienvenue du secrétaire général de l’institution parlementaire, Mamadou DIALLO, qui a ensuite survolé le programme du jour conformément au décret présidentiel ayant convoqué les députés, avant de décliner la procédure à suivre suivant le Règlement en vigueur à l’Assemblée nationale en attendant d’éventuelles modifications à l’initiative des 147 nouveaux élus nationaux.

C’est ainsi que le doyen d’âge et les deux cadets, après constat d’huissier, ont été installés au présidium pour le démarrage proprement dit des travaux, à savoir : Abdrahamane NIANG, né le 4 février 1931 à Tenenkou ; Amadou THIAM, né le 21 mars 1984, à Ségou ; et Youssouf AYA, né le 25 février 1984, à Koro.

Une fois investi dans cette fonction éphémère, M. NIANG  a rendu grâce à ALLAH ayant fait de lui le doyen d’âge des députés, pour présider es qualité cette séance d’ouverture en attendant l’élection d’un nouveau président pour toute la durée de la législature 2013-2019, avant de féliciter ses collègues parlementaires pour la confiance du peuple placée en chacun d’eux.

Ces salamalecs d’usage évacués, M. NIANG a invité ses  collègues députés pour assoir des organes « consensuels » pour le fonctionnement de l’Assemblée nationale dans le cadre d’une « démocratie apaisée », selon ses propres termes, avant de demander à M. THAIM de lire l’arrêt de la Cour constitutionnelle portant proclamation des 147 députés à l’Assemblée nationale et à l’huissier, Me Sékou Amadou TOURE,  de constater les présences et les absences afin de s’assurer que le quorum était atteint pour l’élection du nouveau titulaire du perchoir de Bagadadji.

Tous ont répondu présents, sauf Ahmada Ag BIBI qui a donné mandat à son collègue Mohamed Ag INTALLA pour voter en ses lieu et place ; Habib SOFARA, le second absent, ayant regagné la salle Modibo KEITA avant de début du vote proprement dit. .

Ensuite, le président NIANG a demandé au second député cadet, M. YAYA,  de lire, cette fois, le décret du président de la  République portant convocation des députés pour cette séance plénière avec les points inscrits à son ordre du jour, dont principalement l’élection du président de l’institution parlementaire et l’adoption d’un nouveau Règlement intérieur pour les besoins de la cause.

Ensuite, M. NIANG est revenu à M. THIAM pour, justement, la lecture de l’ordre du jour ; tandis que M. AYA a été chargé de révéler le nom  des candidats à la présidence de l’Assemblée nationale.

Mais, ils étaient seulement deux à se porter candidats : MM. Issaka SIDIBE (RPM) et Oumar MARIKO (SADI), qui ont recueilli respectivement 115 et 11 voix contre 20 bulletins blancs et 1 nul.

On peut en déduire que les bulletins blancs sont ceux de l’opposition forte de 17 députés URD et 3 PDES ; MARIKO, avec ses 5 députés propres, ayant bénéficié de la voix des 6 députés FARE avec lesquels il venait d’être lié la veille, mardi, par une plateforme d’alliance en vue de la formation d’un groupe parlementaire.

« Le seul mot qui me revient à l’esprit : c’est merci, merci et merci », a introduit le tout nouveau président de l’Assemblée nationale à l’adresse des honorables députés complimentés par « très chers collègues ».

« Au moment où vous venez de me confier les destinées de notre Assemblée nationale, symbole le plus achevé de notre démocratie, lieu par excellence où s’exprime librement la volonté du peuple malien, je veux vous exprimer, à la fois ma grande émotion et mon infinie reconnaissance », a remercié M. SIDIBE.

« Merci, honorables, merci très chers collègues, merci à ceux qui m’ont accordé leurs suffrages, merci à ceux qui n’ont pas porté leur choix sur moi, car c’est cela aussi la beauté de la démocratie », s’est-il montré démocrate envers ceux qui n’ont pas voté pour lui.

« Présider notre Assemblée nationale du Mali, en ce moment important de l’histoire de notre pays, constitue un immense honneur, mais aussi, et surtout, un redoutable challenge », a interpellé M. SIDIBE.

« Ce challenge, j’entends le relever avec vous tous, car convaincu que nous sommes tous dépositaires de la souveraineté du peuple malien », a-t-il rassuré.

« Notre peuple nous observe et nous demande un comportement honorable et digne », a insisté le nouveau titulaire du perchoir de l’Assemblée nationale.

« Notre pays, halhamoudillillah, est en train de sortir d’une grave crise, grâce aux multiples soutiens de la communauté internationale, à la bénédiction de nos ancêtres et au génie de notre peuple », s’est-il montré reconnaissant envers les uns et les autres, avant de poursuivre son interpellation dans le sens du sacerdoce républicain : « Il nous appartient en tant que porteurs de la souveraineté nationale de nous inscrire dans cette dynamique de sortie de crise ».

« Dignes représentants du Mali, nous devons servir l’intérêt général, rien d’autre. C’est le moment d’être à l’écoute de notre peuple, de rendre compte à nos mandants », a-t-il insisté davantage.

« Nous allons écrire ensemble une nouvelle page de l’histoire, de la longue et riche histoire parlementaire de notre pays. Cette page, nous devons faire en sorte qu’elle soit écrite en lettres d’or dans l’histoire de notre parlement », s’est-il montré optimiste.

« Il nous faut œuvrer sans relâche à la réconciliation entre les filles et les fils du Mali, quelle que soit leur appartenance politique, religieuse ethnique …Nous devons être l’Assemblée nationale de toutes les Maliennes et de tous les Maliens. Nous devons tous, en ce moment délicat de l’histoire de notre pays, apporter notre contribution à l’œuvre de refondation de notre État. Œuvre entreprise par son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA, président de la République du Mali, homme d’État, homme de conviction, homme de défis » », a-t-il indiqué concernant la voie à suivre.

« En tant que représentants du peuple malien, ensemble, nous veillerons à ce que notre Assemblée ne soit pas une chambre d’enregistrement.  Le chef de l’État ne le conçoit pas ainsi », a-t-il mis en garde.

« Je veux saluer ici et maintenant mes illustres prédécesseurs et leur rendre un hommage mérité à la dimension de leur grande contribution au rayonnement de l’Assemblée nationale », a-t-il rendu hommage, sans oublier son parti ni son électorat d’origine : « Je veux saluer également le Rassemblement pour le Mali (RPM) qui m’a investi comme candidat, les partis alliés et tous ceux qui ont soutenu ma candidature, et les populations de Koulikoro qui ont porté leur choix sur ma modeste personne ».

« Les travaux qui nous attendent sont immenses ; il nous appartient, chers collègues, de nous mettre dès à présent au travail, afin que très rapidement, nous puissions nous doter d’un Règlement intérieur qui nous permettra de mettre en place le bureau et les commissions de travail », a-t-il balisé.

« Je m’efforcerais, au cours de cette législature, à poursuivre, les réformes entamées au’ niveau du travail parlementaire en y apportant plus de clarté et en faisant de sorte que le personnel parlementaire soit mieux formé, plus sécurisé », a-t-il promis pour sa part même si, est-il convaincu, cela n’ira pas sans grincement de dents ni frictions ».

« Mais, c’est le prix à payer pour réussir des réformes majeures sur la durée. Nous ne pouvons pas nous y dérober », a-t-il invité à s’assumer dans la collégialité.

« Merci à toutes et à tous. Que Dieu nous guide, nous inspire et nous protège!  Que Dieu bénisse le Mali », a conclu le président SIDIBE.

Juste après ce speech inaugural, une commission ad hoc de 15 membres a été installée pour relire le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale : 5 pour le RPM ; 2 pour 2 autres partis que sont l’ADEMA et l’URD, ainsi qu’un collectif de 11 partis regroupés dans l’Alliance pour le Mali ; et les 4 autres partis ont chacun 1 membre dans ladite commission, c’est-à-dire FARE, PRENA, PDES et SADI.

(Archives Info-Matin)

 




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *