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samedi 21 mai 2022
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Mairie de la Commune II: un sit-in des travailleurs dispersé par des badauds

Un sit-in des travailleurs de la mairie de la commune II du district de Bamako a été dispersé, ce jeudi 14 avril 2022, par des loubards,devant ladite mairie. Les travailleurs s’étaient regroupés pour manifester leur colère et leur indignation par rapport au retard de paiement de trois mois de salaire.

Depuis quelques semaines, le torchon brûle entre les travailleurs de la mairie de la commune II et le maire Cheick Abba NIARE.   Cela fait trois mois que les travailleurs n’ont pas été payés. En plus des arriérés de salaire, d’autres points de revendication sont sur la table du maire Cheick Aba NIARE.

À savoir : le paiement immédiat et intégral des arriérés de salaires (janvier, février et mars 2022) ; le paiement immédiat et intégral des rappels de la grille indiciaire de 2019 ; le paiement des remises des agents de recouvrement ( 4% du montant global recouvré) pour les exercices 2018, 2019 , 2020 et 2021 ;  et enfin l’ouverture immédiate des droits à l’assurance maladie obligatoire (AMO) des agents  contractuels.

À l’initiative du Comité syndical les agents de la commune II, avaient décidé de faire un sit-in de protestation devant la maire après trois jours de grève (du 06 au 09 avril 2022) sans succès.

Face à  ce qu’il qualifie de mauvaise volonté  des autorités communales, le Comité syndical avait initié hier jeudi, un sit-in pour interpeller  le conseil communal afin qu’il prenne des mesures idoines par rapport à leurs doléances.

À la grande surprise générale des manifestants,  les loubards ont pris d’assaut la devanture de la mairie très tôt le matin dans le but d’empêcher les agents de faire ce rassemblement.

Alors que les agents commençaient barricader la voie qui passe devant la mairie pour permettre le bon déroulement de la manifestation, brusquement, à notre présence, les loubards ont aussitôt levé ces barricades.

S’en sont suivi des insultes grossières et graves  et des menaces  à l’encontre des manifestants.

Sur place, on pouvait compter au moins une trentaine de colosses sur la scène.

Face à la menace, le secrétaire général du Comité syndical, Zoumana SISSOKO a tenté de calmer ses camarades.

« Chers camarades, évitez la provocation… Il ne faut pas que vous tombiez dans la provocation », a-t-il conseillé.

Le calme revenu, le secrétaire général a tenté de regrouper les agents pour tenir le sit-in, mais étaient sans compter sur la détermination des grosbras de mettre fin à la ‘’farce’’.

Ces derniers ont chargé les manifestants et une dame dont avons voulu taire le nom a été physiquement agressé par les malabars.

C’est dire que la tension était à son paroxysme hier jeudi devant ladite Marie.

Aussi, tous les journalistes qui étaient présents en ce moment, ont été non seulement agressés verbalement, mais empêcher de filmer les images au moment où les manifestants se faisaient renverser et piétiner par les mastodontes.

« Si jamais vous filmez, on va détruire toutes vos caméras … », ont menacé des loubards qui montaient la garde face à des hommes de médias cantonnés.

Par contre, les agents accusent le maire Cheick Aba NIARE avoir envoyé les loubards contre les manifestants.

Malheureusement, à la suite de ces incidents, nous n’avons pas pu rencontrer le maire Cheick Aba NIARE pour prendre sa version des faits pour cause,  semble-t-il, de réunion.

De l’avis des manifestants, ces badauds seraient les hommes du maire de la commune II,  Cheick Aba NIARE, qui a choisi de répondre par la violence face aux revendications légitimes des travailleurs.

Aux dires du secrétaire général, Zoumana SISSOKO, sur les trois mois de salaire, les salaires d’un seul mois ont été versés dans les comptes bancaires le vendredi passé. Il a déploré que la majorité des agents n’ait rien perçu. Le secrétaire général du comité syndical a montré que cette agression va davantage motiver ses camarades à réclamer leur droit. Il a expliqué que beaucoup de projets seront entrepris dans les jours à venir pour que les agents rentrent dans leurs droits.

Par  SABA  BALLO




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