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dimanche 19 novembre 2017
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Majorité Présidentielle réquisitoire contre la magouille et l’impunité

Face aux diatribes de l’Opposition et les sarcasmes de la presse haineuse en service commandée, la rhétorique de la Majorité présidentielle, lors de sa rentrée politique ratée de samedi dernier, se voulait un plaidoyer offensif sans être agressif, moralisateur sans être donneur de leçons et mobilisateur sans être populiste.

Devant le vide sidéral, en termes de mobilisation, l’évidence impose un discours de vérité porté par le Président de la Convention des Partis politiques de la Majorité présidentielle, Dr Boulkassoum Haïdara.

Reconnaissant « que les attentes sont fortes et que certains actes posés en début de mandat (ont pu) irriter l’opinion surtout les citoyens vivant dans la précarité », comme l’acquisition d’un aéronef au détriment des précautions de procédure, la Majorité présidentielle met à l’index la mauvaise articulation de la « hiérarchie des priorités » qui a créé le doute chez beaucoup de ceux qui ont mis leur signature sur le mandat du président IBK « comme homme providentiel, comme solution».

Le plaidoyer de la Majorité vire au réquisitoire lorsqu’il aborde et démonte la «régionalisation mal maitrisée quand bien même renforcée », « les pièges de l’autonomie ou du fédéralisme déguisé », «lugubres affaires de malversation», «les tonitruantes surfacturations se rapportant à l’acquisition d’un avion présidentiel et à l’achat d’équipements militaires», etc.

Pour la Majorité présidentielle, le président IBK «doit tirer les leçons de ce début tumultueux de mandat qui a fait douter un peuple impatient… en écartant systématiquement tous ceux qui sont trempés de loin ou de près dans ces lugubres affaires de malversation en attendant que la justice prononce son verdict». Parce qu’ils ont trahi la confiance placée en eux par le président de la République.

Il faut, estime le Dr Boulkassoum Haïdara, inverser la tendance désespérante, «juguler ce phénomène discréditant», réexaminer les critères de choix des collaborateurs du président et des serviteurs de l’Etat. En effet, sans remettre en cause les critères de la compétence, de la probité, de l’intégrité, de la loyauté, les amis d’IBK constatent avec amertume que «l’administration centrale qui a le monopole du pouvoir de décision économique du pays, est encore détenue par ceux qui auraient dû faire profil bas, raser le mur pour ne pas dire s’exiler». Aussi, souhaitent-ils plus de respect et de considération, et désormais «associés à la prise des décisions qu’ils sont chargés de défendre, de diffuser et de faire consommer auprès de leurs militants’, sympathisants et des populations».

Ce n’est pas un discours de rupture, mais un plaidoyer aux allures de réquisitoire qui tranche avec folklore traditionnel. En chassant sur les terrains de l’opposition, la Majorité présidentielle donne l’alerte, mais aussi « du grain à moudre » de tous ceux qui se délectent sarcastiquement de ces « lugubres affaires » et de « tonitruantes surfacturations ». Nous vous proposons ci-dessous le discours du Dr Boulkassoum Haïdara, président de la Convention des partis politiques de la Majorité présidentielle

Discours président de la Convention des partis politiques de la Majorité présidentielle

à l’occasion de la rentrée politique. Samedi, 15 novembre 2014, CICB

Mesdames et Messieurs,

Profitant de cette tribune solennelle inaugurant la première rentrée politique de la Convention des partis politiques de la Majorité présidentielle (CMP), il nous échoit l’insigne honneur de rappeler que la CMP, portée sur les fonts baptismaux le 7 Septembre 2014, regroupe 65 partis politiques représentés ou non à l’Assemblée’

Nationale conformément au périmètre défini par le Chef de l’Etat.

Ces partis signataires qui se reconnaissent dans les valeurs et vision de changement qu’a incarné le candidat Ibrahim Boubacar KEITA, aujourd’hui Président de la République sur plébiscite de plus  de 77%, ont mis en place l’instance de décision de la CMP qu’est la  Conférence de la Convention et ses organes d’exécution et de  contrôle que sont le Secrétariat Exécutif et le Commissariat aux compte, lesquels qui viennent de vous être présentés.

Les 65 partis politiques dont on vient de vous présenter l’instance et les organes sont ceux qui s’engagent à appliquer et à défendre le programme politique du Président Ibrahim Boubacar KEITA en mobilisant toutes leurs compétences, leurs expertises et leur savoir-faire pour l’accomplissement des nobles idéaux défendus par le Président de la République en faveur d’un Mali UN et indivisible, solidaire, prospère et émergent.

A propos de la défense de l’intégrité territoriale de notre pays, nous saisissons cette occasion, pour saluer la mobilisation des forces vives de la Nation à travers les initiateurs de la grande marche du 25 Septembre 2014 dans le District de Bamako notamment la société civile, les organisations religieuses et syndicales auxquelles se sont associées toutes les formations politiques sans exclusive. Nous saluons également les organisateurs des mêmes manifestations dans plusieurs autres villes du Mali.

Mesdames et Messieurs, faut-il rappeler que la corruption, la gabegie, le népotisme, le patrimonialisme, l’enrichissement illicite, l’impunité et l’insécurité étaient profondément enracinés dans notre Société avant et pendant l’ère démocratique? L’ampleur de ces fléaux n’est-elle pas à l’origine de la création du Bureau du Vérificateur Général d’inspiration canadienne malgré l’existence de très nombreuses structures d’inspection et de contrôle déjà opérationnelles? Combien de rapports du Vérificateur général sur la malversation et l’enrichissement illicite nous ont fait frémir avant aujourd’hui et pour lesquels l’impunité a été prescrite pour ne pas dit-on porter atteinte à la «dignité» des Chefs de famille? Qui ne se rappelle pas de l’effondrement du système éducatif depuis plus de deux décennies avec ses corollaires de grèves, de violences (calcination des véhicules et agression des invités et Députés en avril 1993 dans l’enceinte même de l’hémicycle), d’achat de sujets d’examen, de diplômes en espèces comme en nature ?

Quant à l’épineux problème du Nord qui constitue un cauchemar malien depuis l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale, toutes les formes de lutte sont demeurées vaines et elles se sont même aggravées avec son enrobage de jihadistes et de narcotrafiquants dont le nid a été littéralement réduit grâce à l’intervention de la Communauté internationale notamment Serval, MINUSMA ainsi que les FAMA.

Nous saisissons cette occasion pour nous incliner pieusement devant la mémoire de ceux qui sont tombés sur le champ de l’honneur. Toutefois, la poche résiduelle du terrorisme qui persiste et évolue dangereusement, doit être complètement neutralisée avec des moyens matériels et humains conséquents.

Le déploiement de ces dispositifs de dissuasion en rapport avec l’opération Barkhane, n’entame en rien la poursuite des négociations avec nos frères du Nord en arme.

Mais, à cet effet nous invitons nos négociateurs nationaux, en rapport avec les médiateurs internationaux, à demeurer vigilants pour ne pas tomber, au nom d’une régionalisation mal maîtrisée quand bien même renforcée, dans les pièges de l’autonomie ou du fédéralisme déguisé.

Aussi, a-t-on déjà oublié la terreur d’instabilité, d’insécurité, de pillage de deniers publics, de tuerie et de bicéphalisme militaro-politique pour le leadership qui a failli coûter la vie à un Chef d’Etat?

En effet cet épisode n’était pas des plus serein.

Mesdames et Messieurs,

Ces rappels ne peuvent nullement constituer d’excuse pour la gouvernance actuelle.

Certes les attentes sont nombreuses, certes le passif est lourd, certes la hiérarchisation des priorités a été mal établie, certes les moyens disponibles sont insuffisants. Mais, aujourd’hui, le mythe IBK comme homme providentiel, comme solution, est injustement mis en doute et pour cause.

La corruption, la gabegie et le népotisme qui s’opéraient hier avec ruse, se sont étalés au grand jour comme pour braver le slogan salvateur prônant l’année 2014 :« Année de lutte contre la corruption».En fait, bien que non encore sous-tendues par de preuves judiciaires, les tonitruantes surfacturations se rapportant à l’acquisition d’un avion présidentiel et à l’achat d’équipements militaires, diversement commentées dans l’opinion, sarcastiquement dénoncées par la presse écrite et orale et sévèrement critiquées par l’opposition, sont le fait de collaborateurs en qui le Président Ibrahim Boubacar KEITA avait placé toute sa confiance et qui l’ont cyniquement trahi.

Le bâtisseur de la Nation qu’est IBK et qui a fait ses preuves en tant qu’homme d’Etat, doit tirer les leçons de ce début tumultueux de mandat qui a fait douter un peuple impatient (nous n’en voulons pour preuve que la naissance du groupe «Anfilila » c.-à-d. « On s’est trompé ») en écartant systématiquement tous ceux qui sont trempés de loin ou de près dans ces lugubres affaires de malversation en attendant que la justice prononce son verdict. Avec son sens élevé de la chose publique, nous sommes persuadés qu’il ne ménagera aucun effort pour juguler ce phénomène discréditant.

Nous saisissons également cette opportunité – sans être donneurs de leçon – pour suggérer au Président, d’examiner les critères de choix de ses collaborateurs en intégrant ceux de la compétence, de la discrétion, de la probité, de l’intégrité, de la loyauté et ayant le souci de : « servir l’Etat au lieu de s’en servir ». Nous soulignons le critère discrétion avec force car il n’existe aujourd’hui au Mali, aucun secret d’Etat, aucun secret défense qui n’est vendable aux commanditaires de certaines presses haineuses, enragées et comme dressées contre la gouvernance actuelle qui leur facilite également la tâche en leur donnant fréquemment de la graine à moudre.

Notons qu’au Mali, l’administration centrale qui a le monopole du pouvoir de décision économique du pays, est encore détenue par ceux qui auraient dû faire profil bas, raser le mur pour ne pas dire s’exiler dès l’avènement au pouvoir d’un homme de la stature d’IBK et qui de surcroît, est mis en mission par son peuple avec plus de 77% de signataires de son mandat. Ce sont ces détracteurs dont la gestion documentée est encore disponible, qui s’érigent en moralisateurs de la gestion publique et défenseurs de l’intérêt de notre peuple. Ce scénario, rappelle curieusement un slogan révolutionnaire des années 1960 que nous citons: «A la phase aigüe de la lutte révolutionnaire, il faut éviter les déclarations sans effet, les prises de position spectaculaires, sinon, ceux faisant l’objet de vos attaques, une fois leur panique estompée, se recherchent; s’unissent et agissent promptement» (sic)

Mesdames et Messieurs,

Les partis politiques de la Majorité présidentielle se sont résolument engagés à défendre le programme politique du Président et de l’action gouvernementale et même d’être comptables de la gestion de sa gouvernance. Mais ils souhaiteraient vivement être:

– Associés à la prise des décisions qu’ils sont chargés de défendre, de diffuser et de faire consommer auprès de leurs militants’, sympathisants et des populations;

– Investis de l’autorité  et de la considération requises pour compter sur l’échiquier politique national,

– Associés au déploiement et à la promotion des cadres de leurs partis;

– Suffisamment édifiés sur les pourparlers d’Alger notamment sur l’engagement relatif à la mise en place d’une architecture institutionnelle et de développement permettant aux populations du Nord comme à tout le Mali, de gérer leurs propres affaires sur la base de la libre administration (bénéficiant d’un très large transfert de compétences et jouissant des pouvoirs juridiques, administratifs et financiers nécessaires) et assurant une plus grande représentativité de ces populations au sein des institutions nationales.

– A cet effet, nous invitons l’Exécutif à organiser, en rapport avec les partis politiques de la Majorité présidentielle et les Communicateurs traditionnels, une campagne de sensibilisation et d’information des populations sans occulter l’épineux problème du cantonnement, du désarmement, de la démobilisation, de la réintégration et de la réinsertion judicieuse des éléments des mouvements armés au sein des forces de défense et de sécurité. Mais attention! L’expérience de la réinsertion des mouvements armés, opérée à maintes reprises, s’est soldée par des dissidences récurrentes qui sont à l’origine de la déstabilisation organisationnelle et stratégique des forces armées et de sécurité du Mali;

– Dotés des moyens logistiques, matériels et financiers pour la mise en œuvre d’un Plan d’Action pour la période 2014-2015.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-nous de vous livrer quelques points saillants du Plan d’Action 2014-2015

Rappelons que l’Objectif global de ce plan annuel pourrait être défini comme étant une Mission d’accompagnement du Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA dans la réalisation de son programme politique.

Il s’agit spécifiquement pour les partis politiques de la Majorité présidentielle de mobiliser les compétences de tous leurs cadres et dans tous les domaines pour soutenir la réalisation du programme présidentiel notamment par le renforcement et l’amélioration de l’action gouvernementale à travers les axes stratégiques définis ainsi qu’il suit:

– Axe stratégique I: Renforcement de la démocratie, de la décentralisation, de la bonne gouvernance, des institutions et de la réhabilitation de l’Ecole. Dans cette rubrique, l’accent sera mis sur:

– l’Assainissement de la gestion publique. La CMP soutient que désormais le contrôle systématique des services et des produits, soit le rempart souverain de rigueur pour soulager le contribuable et booster le développement socio-économique car comme le souligne ironiquement l’écrivain français Emile Zola: « il n’est pas tolérable que les Citoyens se battent avec humilité pour la patrie et que les acteurs publics se battent pour les coffres forts et de manière ostentatoire »

– la reforme et l’amélioration du système éducatif. L’état de délabrement de notre système éducatif depuis plusieurs décennies, est sans commentaire. De sa réhabilitation dépend la sécurisation de notre existence.

– le renforcement des Institutions : Cette nécessité a été longuement débattue ce matin par d’éminents conférenciers pour conforter le Président américain, qui, lors de sa visite en Afrique, soutenait que l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts. Nous le compléterons en précisant que seuls les hommes forts sont capables de promouvoir des institutions fortes.

Axe Stratégique Il : Renforcement de la solidarité et de la culture démocratique: Dans cette rubrique, il conviendrait pour la CMP d’inscrire dans son combat:

– la promotion de l’accès équitable aux avantages de la croissance économique pour combattre la misère, l’ignorance et l’exclusion. La disparité au sein de la Société doit être réduite.

– l’intégration des citoyens à la vie économique en initiant le processus de création des richesses au profit des populations à travers le développement des PME, des recettes minières, des ressources forestières et fauniques) et la sécurisation de la

gestion de la micro-finance en évitant le triste sort qu’ont connu Faso jiginèw, kondo jigima et autres jèmèni

Axe Stratégique III : Renforcement de la paix, de la sécurité,

Ce volet se propose d’inciter l’Etat à créer les conditions requises pour permettre aux maliens de vivre ensemble et en paix.

Le projet de régionalisation consacrant la libre administration des collectivités sur toute l’étendue du territoire; doit répondre à un souci de cohérence et d’efficience dans la gestion des programmes de développement dans le respect des droits et devoirs qui fondent la République. L’acceptation de ce concept par tous, ne peut souffrir d’aucune velléité d’indépendance, d’autonomie ou de fédéralisme. La paix n’ayant pas de prix, l’adage qui soutient l’assertion: « Qui veut la paix, prépare la guerre », doit être une tâche dévolue aux seules autorités de la République comme l’on le constate déjà avec la réhabilitation, l’unification et la professionnalisation de la vaillante armée nationale. Pour l’atteinte de cet objectif, la solidarité de la Communauté internationale est fortement attendue.

Axe stratégique IV : Développement économique, social et culturel: Dans cette rubrique, la CMP se propose de prendre toutes les initiatives nécessaires pour:

– améliorer les services sociaux de base (autosuffisance alimentaire, accessibilité aux services de santé, à l’eau potable etc.),

– améliorer la croissance et la redistribution des revenus

– insérer les jeunes et les femmes dans le tissu économique:

– créer des emplois

Axe stratégique IV: Réconciliation, justice, questions humanitaires, droits humains et Communication. Les résultats auxquels l’on peut s’attendre dans la mise en œuvre de cette stratégie pourraient être:

– l’amélioration de la justice et du droit humain en faveur des populations,

– la promotion de la réconciliation entre tous les maliens dans le respect de la diversité et du don de soi dans la tolérance.

– La prise en charge des questions humanitaires en faveur des personnes défavorisées, déplacées vivant dans les zones arides et semi-arides;

– La promotion d’un système de communication professionnalisé, éducateur, informateur et formateur et non répressif et déstabilisateur.

Ce projet de plan en cours d’élaboration, déterminera le contenu en activités de chaque axe stratégique avec un chronogramme précis et une évaluation budgétaire que nous soumettrons à l’Autorité compétente pour exécution si elle en  manifeste le besoin;

Mesdames et Messieurs,

Les premiers pas de tout pouvoir naissant est balbutiant même dans les pays dits développés. Ce phénomène n’est pas également nouveau au Mali et le premier pouvoir de l’ère démocratique a même été qualifié de régime pompier à cause de la forte complicité tissée entre les mouvements scolaires et les partis politiques de l’opposition. Nous reconnaissons que les attentes sont fortes et que certains actes posés en début de mandat ne pouvaient qu’irriter l’opinion surtout les citoyens vivant dans la précarité et comme le dit un adage de chez nous « il est très facile de faire pleurer un enfant affamé». L’acquisition d’un aéronef au détriment des précautions de procédure a fait que l’arbre a caché la forêt sinon un moyen souverain de mouvement pour le Président de la République, relève du bon sens commun.

Aussi les pourparlers d’Alger vont aboutir peut être à la signature d’un Accord qui requiert un sacrifice de part et d’autre, Ce compromis n’est nullement une compromission mais une volonté de parvenir à une paix durable même au prix d’un processus d’insertion qui constitue pour nos populations, un sujet qui fâche.

Pour ce faire, il est indispensable d’envisager des gardes fous et d’organiser des missions de sensibilisation sur toute l’étendue de territoire. Enfin, nous réitérons la nécessité de mettre en place une Commission Nationale de crise contre ce mal qui répand la terreur, ce mal qu’est la fièvre hémorragique EBOLA, doit être inscrit dans les préoccupations majeures de nos populations.

En terminant, nous notons que tout cet exercice procède du renforcement de la démocratie républicaine. La Convention salue et exhorte tous les patriotes (acteurs politiques, société civile et anonyme) à construire ensemble un Mali prospère et uni.

Nous profitons de cette assise, pour remercier les amis et partenaires techniques et financiers pour la solidarité et leur accompagnement de qualité.

 

VIVE LA CMP, VIVE LA DEMOCRATIE POUR QUE VIVE LE MALI UNI

 




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