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samedi 11 juillet 2020
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Manif du 5 juin: le MPM invite les acteurs au dialogue

Le président du Mouvement pour le Mali (MPM Maliko Yé Yèrè Ko Yé), Hadi NIANGADOU, non moins vice-président de l’Assemblée nationale, a animé, ce mardi 2 juin 2020, une conférence de presse sur la situation sociopolitique du pays au siège de son parti à Boulkassoumbougou. Au cours de cette rencontre avec les hommes de média, il a lancé un vibrant appel à l’apaisement avant d’inviter l’imam DICKO à surseoir à la manifestation du 5 juin.

« Que les parties se retrouvent autour de la table du dialogue », a-t-il conseillé. Toutefois, en cas de maintien de la manifestation, il invite le Gouvernent à prendre les dispositions nécessaires pour encadrer cette marche afin d’éviter tout dérapage.
En sa double qualité de chef de parti et de responsable parlementaire, l’honorable Hadi NIANGADOU, s’est senti, dit-il, interpellé par la situation sociopolitique, sécuritaire et sanitaire du pays qui s’est détériorée ces derniers temps.
À l’entame de ces propos, le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable NIANGADOU, s’est réjoui de la bonne tenue des législatives 2020. Selon lui, les contestations des résultats des législatives de 2020 proclamés par la Cour constitutionnelle posent le problème de la nécessité d’aller aux réformes politiques et institutionnelles déjà préconisée et maintes fois repoussée. Selon lui, malgré ces mouvements de protestation, le peuple malien doit faire confiance à sa représentation nationale.
« Il faut faire confiance en cette assemblée », a-t-il plaidé.
Cette conférence de presse, qui arrive à la veille d’un rendez-vous à haut risque pour le pays (marche du 5 juin), a été une occasion pour le président du MPM de lancer un vibrant appel aux initiateurs de la manifestation prévu ce 5 juin, les invitant à surseoir cette manifestation.
Même si la marche est un droit constitutionnel en République du Mali, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Hadi NIANGADOU, trouve que les initiateurs de la manifestation du 5 juin prochain sont allés trop loin en demandant, d’office, la démission du président de la République. « Nous ne connaissons pas les raisons de cette manifestation, sauf qu’on demande la démission du président de la République. Nous invitons les initiateurs de cette marche au dialogue. Regardons le pays, notre porte est ouverte », a-t-il supplié.
« On ne leur demande pas à renoncer à l’exercice de leur droit, mais pas de mettre le feu au pays. À notre avis, le contexte ne s’y prête pas avec la pandémie COVID-19, la situation sécuritaire du pays qui est précaire », a-t-il insisté avant d’inviter le gouvernement à ouvrir des négociations. Au passage, il a proposé d’emblée la médiation de l’Assemblée dans cette crise sociale manifeste.
« Je leur demande à nous (nouvelle assemblée) faire confiance. Ils doivent se rappeler que dans un passé récent, nous avons écouté leur cri de cœur en initiant de l’unité (majorité-opposition) une motion de censure qui a fait partir le Gouvernement. C’est pourquoi nous les invitons à se confier à nous ; à nous faire parvenir leurs revendications afin que l’Assemblée étudie et envisage des solutions. En tant que députés, nous sommes prêts, s’il le faut, à interpeller le Gouvernement », a-t-il préconisé.
« Nous n’avons pas été élus députés pour soutenir IBK ou Mahmoud DICKO, mais pour aider le pays, pour nous impliquer dans la gestion du pays », a-t-il rassuré.
C’est pourquoi il invite les deux parties, Gouvernement et les initiateurs de cette marche, à jouer à l’apaisement.
Par contre, ce qui révolte l’honorable Hadi NIIANGADOU, c’est le fait de constater que l’initiative de l’imam Mahmoud DICKO est soutenue par les anciens collaborateurs d’IBK.
« Tous ceux qui ont passé un an dans la gouvernance avec IBK sont tous comptables de son bilan. Il faut qu’on assume », s’est-il indigné.

En cas non accord entre Gouvernement et les manifestants, le MPM, par la voix de son président invite les pouvoirs publiques à prendre toutes les dispositions utiles pour cadres cette marche afin d’éviter tout débordement.
« Il faut tout faire pour que ça ne déborde pas, pour qu’il n’y ait pas d’incident. Il faut que le ministère de la Santé s’implique pour donner les maques, et que les mesures-barrières soient respectées », a-t-il conseillé.
Selon le contexte actuel de notre pays, nous commande de tout faire pour éviter les actions qui peuvent déstabiliser le pays, a martelé le conférencier. « En cas de blessés ou de propagation du Coronavirus, le pays en prendra un coup », a-t-il prévenu.

Par Abdoulaye OUATTARA




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