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vendredi 18 janvier 2019
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Marchés publics: une étude sur les modalités d’implication des PME

Le président de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS), le Dr Allassane BA, a présidé, hier jeudi 20 décembre à l’hôtel Radisson Blu, l’atelier de validation du rapport provisoire relatif à l’étude sur les conditions et modalités d’implication des petites et moyennes entreprises dans les marchés publics au Mali. Cet atelier a enregistré la participation d’une cinquantaine de personnes.

Il avait comme objectif de mettre à la disposition de notre pays un document consensuel et harmonisé sur les conditions et modalités d’accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux marchés publics.

Le président de l’ARMDS a expliqué que les marchés publics, instrument de politique budgétaire à travers la réduction de la pauvreté et du chômage, constituent un des leviers utiles au développement des entreprises et notamment des petites et moyennes entreprises, communément appelées PME.

Pour lui, au Mali, avec près de 700 milliards de francs CFA de marchés passés par an, l’espoir est permis pour un développement harmonieux des PME. Le Dr BA souligne que les conditions idoines doivent être créées pour permettre aux PME de saisir les différentes opportunités afin qu’elles puissent véritablement jouer leur rôle dans le processus d’accélération de la croissance au niveau national.

« Consciente de cette situation, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de service public (ARMDS) a, dans le cadre de la mise en œuvre de sa mission de définition des éléments de la politique nationale en matière de marchés publics et des délégations de service public, initié une étude sur les conditions et modalités d’accès des petites et moyennes entreprises aux marchés publics au Mali », indique le président de la structure.

La problématique du développement des PME, à travers une meilleure redistribution de la richesse nationale, a régulièrement préoccupé les pouvoirs publics des Nations, poursuit-il. Le Dr Allassane BA rappelle que la promotion des PME remonte aux années 1953 où il fut voté par le congrès américain, une loi-cadre pour les PME ayant pour but d’aider, conseiller, assister et protéger les petites entreprises à travers la création de la « Small Business Administration ».

En ce qui concerne le Mali, le président de l’ARMDS a noté que dans le cadre de sa politique de promotion des petites et moyennes entreprises, deux dispositifs illustrent parfaitement les avancées. Le premier concerne la loi d’orientation du secteur privé qui fixe les grandes orientations des politiques et stratégies de développement du secteur privé ;  et le second porte sur les mesures d’orientation de la commande publique vers les petites et moyennes entreprises et la production nationale.

Parmi les moyens préconisés par les réglementations pour l’accès des PME aux marchés public, le président de l’ARMDS a cité entre autres, l’allotissement de la commande publique ; l’encouragement de la sous-traitance d’une partie des prestations avec les petites et moyennes entreprises locales ; les faveurs accordées aux PME dans les dossiers d’appel à concurrence ou les demandes de propositions, à travers le groupement solidaire ou conjoint de petites et moyennes entreprises, pour concourir à l’obtention des marchés publics ; l’allégement des conditions de participation aux marchés publics pour les entreprises artisanales du Mali et l’amélioration des conditions de paiement.

Il a enfin appelé les participants à formuler des recommandations pour permettre d’amender, d’affiner, de préciser et surtout de contextualiser l’étude sur les conditions et modalités d’accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux marchés publics.

PAR MODIBO KONE




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