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lundi 30 novembre 2020
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Me Baber Gano, secrétaire général du RPM à propos de législatives: «le périmètre de nos alliances n’est ni hermétique ni intangible »

Les 19 et 20 janvier 2020, les Tisserands étaient en conclave à l’Hôtel Maeva de Bamako pour une revue de nos forces et une remobilisation de toutes les structures pour la reconquête de notre majorité parlementaire acquise en 2013 aux élections législatives de mars prochain. Beaucoup de choses ont été dites sur cette rencontre. Nous avons approché le secrétaire général du Rassemblement pour le Mali (RPM), Me Baber GANO pour en savoir davantage.

Selon Me GANO, « en adéquation avec les résolutions du Dialogue National Inclusif (DNI), le BPN/RPM, lors de sa réunion du 09 janvier 2020, a décidé de convoquer ses structures ici à Bamako pour mieux échanger avec elles et réaffirmer son soutien indéfectible au Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA, dans la mise en œuvre des résolutions et recommandations issues de ce dialogue dont la phase nationale s’est clôturée le 22 décembre 2019 à Bamako ».

Au-delà du soutien constant au Président IBK, les enjeux de cette concertation entre le Bureau Politique National du Rassemblement pour le Mali (BPN-RPM) et les responsables du Parti, de la base au sommet, selon le secrétaire général Me Baber GANO, étaient de « faire un diagnostic politique et complet du  Parti, identifier les contraintes et les solutions appropriées afin de reconquérir notre majorité à l’Assemblée nationale et conforter par la même occasion notre position de leadership dans l’échiquier politique à la faveur des échéances électorales de 2020 ».

L’objectif principal du RPM, dira-t-il, était de faire le point de la situation politique du Parti dans les sections, c’est-à-dire, le point des conférences d’investiture pour les élections législatives avortées de décembre 2018, la situation du renouvellement des organes pour la gouvernance locale du Parti et,  enfin, la problématique des alliances porteuses et gagnantes pour le Parti dans la perspective des élections législatives de Mars 2020 à venir.

Quelle sera la stratégie du RPM ?

Pour Me Baber GANO, les alliances que le RPM va nouer dans toutes les circonscriptions avec d’autres partis politiques ou associations, selon leur ancrage dans la circonscription, seront axées exclusivement sur les critères d’acceptation et d’accompagnement du Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA, dans la mise en œuvre de son Programme présidentiel et des résolutions du DNI pour un apaisement social, politique et sécuritaire de notre pays.

« Dans cette vision, dira Me GANO, toute force politique ou sociale même sans avoir pris part aux différentes phases du DNI, mais qui accepte de se soumettre à ces résolutions et d’accompagner celles-ci pour leur mise en œuvre est notre choix.

Le périmètre de nos alliances n’est ni hermétique ni intangible. Il s’étend dans l’articulation que je viens d’indiquer ci-haut à tous les partis politiques, toutes les associations nationales, locales, ou toute autorité traditionnelle, religieuse ou coutumière se soumettant aux résolutions du DNI et qui se l’impose comme feuille de route pour sa mise en œuvre en vue d’accompagner le Président de la République dans la recherche de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale pour le Mali ».

Alliances gagnantes ?

Le Secrétaire général du Parti présidentiel rappelle qu’en 2013, en alliance avec ses alliés, « le RPM est sorti vainqueur des élections avec 64 députés élus sous nos couleurs, rejoint par la suite par d’autres députés élus sur des listes indépendantes, ou démissionnaires d’autres formations ; ce qui nous donnait en nombre pour la législature 2013-2018 de 76 députés RPM, soit la majorité absolue.

Cette force incontestable du RPM au sein de la classe politique nationale qui lui confère la première place est due à la confiance et à la légitimité dont il jouit auprès du peuple.

Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. En effet, la crise née des conférences d’investiture en vue des élections de décembre 2018, qui a occasionné plusieurs départs du Parti, d’une part, et, d’autre part, les coups durs des dissidences et des querelles intestines de positionnement, ont affaibli notre cohésion sociale et anéanti notre force politique majoritaire au point qu’on a perdu des députés, des maires, des conseillers régionaux, des secrétaires généraux, des cadres et responsables importants et des militants.

Face à cette situation, le Parti doit engager des réflexions approfondies et une analyse pour développer une nouvelle stratégie politique gagnante lui permettant de retrouver sa cohésion sociale et de remobiliser ses bases pour la reconquête de sa majorité ».

PAR Sikou Bah




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