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lundi 30 novembre 2020
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Me Mountaga Tall face aux journalistes: ‘‘le Mali est victime de ses dirigeants’’

Comme de coutume, le président du parti Congrès national d’initiative démocratique (CNID-Faso Yiriwa-Ton), Me Mountaga TALL a fait sa 21e présentation de vœux, les meilleurs vœux du nouvel an 2020, à la presse nationale et internationale. Cette cérémonie de présentation de vœux a eu lieu, ce mercredi 22 janvier 2020, à la Maison de la Presse de Bamako en présence des responsables du bureau exécutif national de la formation politique. On y notait également la présence des responsables de Maison de la presse et de l’Union des Radios et Télévisions libres du Mali (URTEL).

Après la récitation de l’hymne du parti, Me Mountaga TALL, président du CNID-FYT a rendu un hommage appuyé à toutes les victimes de la crise malienne.

Parlant de la presse malienne, le conférencier salué l’évolution positive enregistrée par le Mali l’année dernière, en matière de liberté de la presse. Selon lui, le Mali occupe actuellement la 112e place sur 180 pays classés, contre le 115e rang en 2018, soit une amélioration de 3 points. Cependant, cette amélioration encourageante ne doit pas cacher les contraintes auxquelles restent confrontés les organes médiatiques écrits et audiovisuels qui économiquement très peu indépendants. Aussi, la formation au rabais des journalistes constitue-t-elle une épée de Damoclès sur la tête de la majorité des professionnels de média.

C’est la raison pour laquelle, selon le président du CNID FYT, que les acteurs continuent à plaider inlassablement pour une augmentation de l’aide à la presse, pour la dépénalisation des délits de presse, concomitamment à une déontologie plus forte et une ethnique plus soutenue.

S’agissant de la crise malienne, le président du parti du Soleil levant a dit que le Mali était victime d’abord de ses dirigeants et du comportement de certains aventuriers politiques. La trahison, les retournements spectaculaires de veste, la mauvaise gestion et les détournements de derniers publics, les invectives, l’implication de responsables de haut niveau dans des scandales financiers, la non-prise en compte des besoins du plus grand nombre, l’abandon de nos valeurs sociétales, culturelles et religieuses ont entre autres mauvaises pratiques fortement altéré l’image de l’homme politique, a regretté le conférencier.

Il a déploré que la corruption politique, économique et des mœurs, des femmes et des hommes aient pu prendre le dessus sur tout. C’est dans ce contexte, selon le président du CNID, que la corruption érigée au rang de politique de gestion de l’État dans notre pays. Cet état d’esprit, poursuit-il, a gangréné dangereusement tout le système de gouvernance : processus d’élections, éducation et enseignement supérieur, les passe-droits, les nominations, les promotions…

Pourquoi et comment une armée si forte et dissuasive comme le nôtre s’est-elle retrouvée un moment par terre ? Quand cela a-t-il commencé ? Quelles en sont les responsables ? S’est interrogé Me Mountaga Tall. En réponse à ces questions, le conférencier a souligné que les principaux responsables de ce drame sont à rechercher d’abord parmi les gens qui ont eu à conduire les reines du pouvoir.

Concernant le départ des troupes étrangères du Mali, clamé par de nombreux citoyens, le président TALL a affirmé que ces forces étrangères doivent bien partir. Parce que pour lui, de toutes les façons, elles n’ont même pas vocation à rester. Alors, tôt ou tard, les opinions publiques de leur pays d’origine finiront par les réclamer.

Évoquant le dialogue national inclusif (DNI), le président Me TALL a déclaré que ceux qui ont participé à ces assises méritent le respect et la considération.

« Le CNID-FYT et moi-même n’y avons pas participé et avec les partenaires du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), mais avaient exposé leurs griefs, craintes et appréhensions », a précisé le président. Le conférencier a rappelé que le DNI a abouti à quatre résolutions qui sont pour lui de truismes. Parce que selon Me Mountaga TALL, ceux qui savaient la vérité, l’ont caché aux participants de bonne foi peu initiés à la gestion des affaires publiques. La valeur ajoutée du Dialogue national inclusif aurait été d’apporter des solutions aux causes réelles des reports.

Par SABA BALLO




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