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lundi 19 février 2018
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Me Prouti et les Élections 2018: le réveil brutal d’un charlatan

Combat par procuration ou vraie ambition pour son pays ? Les élucubrations, ces derniers temps, de l’ancien ministre de la Justice, s’interprètent difficilement dans le milieu des observateurs de la scène politique malienne. En fait, l’avocat défenseur des intérêts égoïstes, après s’être fait projeter des sphères étatiques, semble s’égaré dans une arène politique, truffée de loups où il se sent obligé de s’adapter. C’est pourquoi, après ses vadrouilles à élan de complicité avec des médias parisiens dans le but de déstabiliser son propre pays, il y a une semaine, le ministre démissionnaire se verse désormais dans le charlatanisme, pardon la prospective. Réveil brutal d’un apprenti sorcier !

Dans un Twitte en date du 2 février dernier, Mamadou Ismail KONATE, dresse un bilan pernicieux de la situation sécuritaire de notre pays, au point qu’il présage, comme d’autres avant lui, une impossibilité de tenir les élections prochaines, à date. ‏
« Le climat sécuritaire national, fortement dégradé, sans véritable chance d’amélioration les mois à venir, ne sera pas propice pour tenir des élections générales conformes aux standards. Face au vide institutionnel à venir, prévenir un cadre vaut mieux que guérir toutes les crises ».
Comme l’on peut le constater, à la suite des récentes sorties de différents acteurs politiques de notre pays, Me Ismaël KONATE, puisqu’il s’agit de lui, apparait comme il l’a été au prestigieux ministère de la Justice, un piètre prospecteur. À ce titre, il est en train de jouer au «perroquet bavard». Trouvera-t-il des adeptes pour répéter après lui sa chanson ?
Comment peut-il prendre ainsi en contre-pied les acteurs politiques de notre pays, qui conviennent tous de la tenue de ces élections ?
Avec la bonne foi de l’ensemble des acteurs et partenaires du Mali, comment ne pas parvenir à organiser des élections transparentes et crédibles répondant aux standards ?
Aujourd’hui, tous les acteurs politiques (opposition et majorité) conviennent que ces échéances doivent se tenir. Dès lors, plus que le régime en place, il s’agit d’un défi pour le processus démocratique de notre pays qui se joue ici que tous les Maliens conscients du devenir du pays se doivent de relever.
D’ailleurs, même les groupes armés signataires de l’accord pour la paix semblent avoir compris le message.
Qu’en est-il des partenaires de notre pays, qui disent prêts à jouer le jeu ?
Suite aux multiples insistances des responsables des partis politiques de l’opposition, le gouvernement, à travers les ministres de l’Administration territoriale et des Affaires étrangères, a maintes fois pris l’engagement de respecter sa parole.
Le chef de la MINUSMA, Mahamat S. Annadif, en observateur averti, s’est réjoui dans une interview à Mikado FM, du dialogue politique enclenché par le régime. Ses conseils peuvent nous être très utiles : « le Mali est dans une situation de poste conflit et il ne faut pas commettre l’erreur imparable, les Maliens, leurs partenaires, nous les Nations Unies ne doivent pas ajouter de l’huile sur le feu » avant de poursuivre: «nous sommes en train de régler une crise, il ne faut pas que les élections provoquent une nouvelle crise ».
En réalité, aujourd’hui, le Mali n’a même plus le choix ! Qui ne se rappelle pas de l’équation de 2012 où la quasi-totalité des partenaires du pays a plié bagage parce que le pays avait basculé dans une situation inqualifiable, suite au coup d’État de la junte de Kati ?
Qu’en est-il de la célèbre phrase de François Hollande sur la tenue de la présidentielle de 2013 ?
« Nous voulons qu’il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet. Et ça, nous serons intraitables là-dessus », a déclaré le président français en début mars 2013 alors que l’avenir politique du Mali, dirigé par un pouvoir de transition depuis près d’un an, était incertain.
Comme en 2013, notre pays reste toujours sous l’assistance internationale avec la présence des soldats français de la force Barkhane et ceux de la MINUSMA.
Alors que veut donc, Me Prouti, comme aime l’appeler affectueusement l’autre.
Après leur aventure en France auprès d’officines parisiennes, à la recherche d’émissaires pour accomplir leur sale boulot contre le pays, nous ne pensons pas moins qu’il s’engage dans un autre pari risqué avec sa prospective pour les élections à venir.
Cet ancien ministre qui n’a jusque-là jamais pu donner une version crédible après sa démission, changeant d’arguments en fonction des espaces d’expression et des interlocuteurs, est certainement en quête de populisme.
En tout cas, la concordance des articles et des émissions de ces dernières semaines sur le Mali, commandités, depuis l’ancienne métropole, procède de la volonté de certains démagogues politiques de nuire uniquement au Président de la République d’abord et par ricochet à l’ensemble du pays.
Et ce dernier Twitte de Me Prouti ne procède pas moins à cette volonté de mettre les fils du pays dos à dos pour de simples questions de sordides dividendes.

Par Sidi Dao




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