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mercredi 22 novembre 2017
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meeting de la Majorité présidentielle: Le grand flop…!

La Convention des partis politiques de la majorité présidentielle (CMP) a tenu, le samedi dernier, après-midi, un meeting au CICB, sous la présidence du Dr Boulkassoum HAÏDARA. Le meeting a été précédé d’une conférence-débat sur le thème: «Quelle gouvernance pour un développement durable au Mali?». Désormais, la CMP se prononcera sur tous les sujets quel qu’en soit leur délicatesse, selon ses responsables.

Au cours du meeting, les membres des instances dirigeantes (conférence des présidents des partis de la CMP, le secrétariat exécutif et le commissariat aux comptes) ont été présentés au public.

Selon le président de la CMP, Boukassoum HAIDARA, les partis membres de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle s’engagent à appliquer et à défendre le programme politique du président de la République, en mobilisant toutes leurs compétences, leurs expertises et leur savoir-faire.

Il a vite rappelé que la corruption, la gabegie, le népotisme, le patrimonialisme, l’enrichissement illicite, l’impunité et l’insécurité étaient profondément enracinés dans notre société avant et pendant l’ère démocratique. L’ampleur de ces fléaux, a-t-il soutenu, est à l’origine de la création du bureau du Vérificateur général. Combien de rapports du VEGAL sur la malversation et l’enrichissement illicite ont fait frémir avant aujourd’hui et pour lesquels l’impunité a été prescrite pour ne pas, dit-on, porter atteinte à la dignité des chefs de famille, s’est interrogé le président de la CMP.

IBK invité à agir

Ces rappels, selon lui, ne peuvent nullement constituer d’excuse pour la gouvernance actuelle.

«Certes, les attentes sont nombreuses, certes, le passif est lourd, certes, la hiérarchisation des priorités a été mal établie, certes les moyens disponibles sont insuffisants. Mais, aujourd’hui, le mythe IBK comme homme providentiel, comme solution, est injustement mis en doute. Et pour cause, la corruption, la gabegie et le népotisme qui s’opéraient hier avec ruse se sont étalés au grand jour comme pour braver le slogan salvateur prônant l’année 2014: année de lutte contre la corruption. En fait, bien que non encore sous (tendues par de preuves judiciaires, les tonitruantes surfacturations se rapportant à l’acquisition d’un avion présidentiel et à l’achat d’équipements militaires, diversement commentées dans l’opinion, sarcastiquement critiquées par l’opposition… sont le fait de collaborateurs, en qui le président Ibrahim Boubacar KEITA avait placé toute sa confiance et qui l’ont cyniquement trahi», a dénoncé le président de la CMP.

Le bâtisseur de la Nation, IBK, a conseillé Boulkassoum HAIDARA, doit tirer les leçons de ce début tumultueux de mandat qui a fait douter un peuple impatient en écartant systématiquement tous ceux qui sont trempés de loin ou de près dans ces lugubres affaires de malversation en attendant que la justice prononce son verdict.

«Nous sommes persuadés qu’il ne ménagera aucun effort pour juguler ce phénomène discréditant. Nous saisissons également cette opportunité, sans être donneurs de leçon, pour suggérer au président, d’examiner les critères de choix de ses collaborateurs en intégrant ceux de la compétence, de la discrétion, de la probité, de l’intégrité, de la loyauté et ayant le  souci de servir l’État au lieu de s’en servir. Nous soulignons le critère discrétion avec force, car, il n’existe aujourd’hui au Mali, aucun secret d’État, aucun secret défense qui n’est vendable aux commanditaires de certaines presses haineuses, enragées et comme dressées contre la gouvernance actuelle qui leur facilite également la tâche en leur donnant fréquemment de la graine à moudre», a commenté le doyen HAIDARA.

Selon lui, l’administration centrale est encore détenue par ceux qui auraient dû faire profil bas, raser le mur pour ne pas dire s’exiler, dès l’avènement au pouvoir d’un homme de la stature d’IBK.

‘’Ce sont ces détracteurs dont la gestion documentée est encore disponible, qui s’érigent en moralisateurs de la gestion publique et défenseurs de l’intérêt de notre peuple’’, a fustigé le président de la CMP.

Axes stratégiques de la CMP

Les partis politiques de la majorité présidentielle, par la voix de Boulkassoum HAIDARA, se sont résolument engagés à défendre le programme politique du président et de l’action gouvernementale et même à être comptables de la gestion de sa gouvernance. Mais, ils souhaitent vivement être: associés à la prise de décisions; investis de l’autorité et de la considération requise, à cet effet; édifiés suffisamment sur les pourparlers d’Alger…

Aussi, la CMP veut des moyens logistiques, matériels et financiers pour la mise en œuvre de son plan d’actions pour la période 2014-2015. Ce plan s’articule autour de 5 axes stratégiques: le Renforcement de la démocratie, de la décentralisation, de la bonne gouvernance, des institutions et de la réhabilitation de l’école (assainissement de la gestion publique avec le contrôle systématique des services et des produits; le renforcement de la solidarité et de la culture démocratique; le renforcement de la paix et de la sécurité; le développement économique, social et culturel; et la réconciliation, la justice, les questions humanitaires, les droits  humains et la communication.

«Nous invitons nos négociateurs nationaux, en rapport avec les médiateurs internationaux, à demeurer vigilants pour ne pas tomber, au nom d’une régionalisation mal maîtrisée quand bien même renforcée, dans les pièges de l’autonomie ou du fédéralisme déguisé», a prévenu M. HAIDARA.

Conférence des cadres

Auparavant, le matin, une conférence-débat sur le thème: «Quelle gouvernance pour un développement durable au Mali», a été aminée par Makan Moussa SISSOKO, Mme KANE Nana SANOU et Sékou DIABATE. C’était en présence des  membres de la conférence des présidents des partis politiques et du Secrétariat exécutif de la CMP, des ministres issus des partis de la CMP, des élus nationaux et locaux, des cadres, militants et sympathisants des partis membres de la Convention.

Après les mots de bienvenue du président de la CMP, Boulkassoum HAIDARA, le secrétaire exécutif de ladite convention, Nancouma KEITA, a planté le décor de la rentrée politique de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle. Selon lui, le thème choisi colle bien avec l’actualité nationale. A travers, cette rentrée, a annoncé M. KEITA, il s’agit pour la CMP de sortir de son silence quel qu’en soit la délicatesse du sujet.

Tour à tour, les conférenciers se sont succédé au micro pour exposer les différents aspects du thème.

Selon Makan Moussa SISSOKO, la bonne gouvernance c’est la manière la plus efficace d’utiliser les ressources publiques pour assurer le développement durable et sécurisé du pays. C’est un développement de tous les secteurs d’activité et le développement de l’ensemble du territoire national. Pour se faire, il faut une administration efficace, efficiente et surtout capable de faire le choix, a conseillé le conférencier SISSOKO. Une administration efficace est une administration qui rend le service public dans un délai raisonnable. Il s’agit, à travers cette rentrée, selon le conférencier, de répondre à cette question d’administration efficace au Mali.

«Aujourd’hui, nous n’avons pas une administration efficace, mais la Convention des partis politiques de la majorité a pour ambition de dégager les pistes de solutions pour que l’administration malienne soit efficace…», a-t-il martelé.

Rappelons que la CMP s’engage à cet effet à jouer les rôles d’interface, de veille, d’impulsion, de proposition et de relais de communication.

La Convention comprend, entre autres, partis politiques: le RPM, l’ADEMA, la CODEM, l’ADP, l’ASMA, le MPR, l’UM-RDA, la CDS,  le MIRIA, l’UDD, le CNID,l’APR, le YELEMA, l’APM, le PJED, le FAMA, le RDT, la CD, le PRDT, l’UMP, le DPM, le RJS, le PLD, l’AD KAM, l’UDM, le RUP, le RDP, le RDS, l’UFD, l’UPPR, REDD, le MODEC, le PSDA, Mplus-RAMATA, RDR, le PDT, le PSDM, le BARA, l’APDM-équité, MONAR, le Parti humaniste, le MADI, le MCM, l’ANC,  le RCD, le MPJS, le PDM, le CAP, la COPP, le JAMA, le GAD, le MDD, le MOPAM, le MPRO, le PARI, le PCR, le PDS, le PPP, le PESO, le RAT, le RJP, le RMC, le RPC, le SIRA, la SYNOUM et l’UMPC. Elle a été créée,  le 7 septembre 2014, sous la responsabilité du Dr Boulkassoum HAÏDARA.

Par Hamidou TOGO

 




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