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mercredi 28 juin 2017
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Mesures préventives contre la maladie Ebola: l’implication du secteur privé encore sollicitée

Le Centre opérationnel d’urgence (COU) du Mali, en collaboration avec le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a initié, hier jeudi, à l’hôtel Salam de Bamako, un atelier de concertation avec les acteurs du secteur privé sur le thème: «Implication du secteur privé dans la mise en place des mesures d’intervention d’urgence face à la crise Ebola».
La cérémonie d’ouverture de la journée était présidée par le secrétaire général adjoint du CNPM, Mamoudou HAIDARA, qui avait à ses côtés Jules SOME, représentant le COU. On y notait aussi la présence de plusieurs responsables d’entreprises nationales.
Selon M. HAIDARA, la maladie à virus Ebola, pour laquelle il n’existe pas encore de vaccin ou de traitement spécifique homologué, a, en un temps recours, constitué l’une des pires menaces pour la survie des États de la sous-région ouest-africaine.
Pour lui, la brutalité et la virulence qui caractérisent le virus en ont fait l’un des plus dangereux qu’on ait connu.
Aussi, s’est-il réjoui, le Mali a aujourd’hui gagné son combat sur la maladie Ebola, avec l’annonce officielle faite par l’ONU et ses autorités, le 18 janvier dernier, de la fin de l’épidémie dans le pays, suite à une période de 42 jours sans nouveau cas déclaré.
C’est un immense soulagement pour les millions de nos compatriotes, mais ce résultat ne s’est pas fait d’un coup de baguette magique. Ce sont des hommes et des femmes qui ont travaillé dur, à l’ombre pour que cela soit ainsi, a-t-il déclaré.
L’émissaire du CNMP a vivement félicité le Centre opérationnel d’urgence qui a été au cœur du dispositif mis en place pour ce difficile combat contre le fléau intrépide qu’est la fièvre Ebola. Car, a-t-il reconnu, ce n’était gagné d’avance. Et ce n’est pas tous les jours qu’au Mali, avec la modestie de nos moyens, qu’un tel succès couronne une telle entreprise.
M.HAIDARA a profité de l’occasion pour remercier le gouvernement dont la volonté politique a marqué toute la stratégie mise en place et qui n’a ménagé aucun effort pour éviter la propagation du virus, suite à l’annonce du premier cas décelé le 23 octobre 2014.
A son avis, la mobilisation et l’engagement du peuple malien sont également à saluer, car, les résultats les plus prometteurs ne sont obtenus que lorsque les communautés s’engagent pour prendre en charge leur problème.
Ainsi, a-t-il souligné, le secteur privé malien a, comme d’habitude, pleinement joué son rôle. Et pour cause, cette maladie, par la fin, risquait de mettre en péril le système de production lui-même. Et pratiquement, toutes les entreprises ont mis en place les mesures indiquées de prévention et de lutte conseillées par les spécialistes de la santé.
Selon M HAIDARA, le résultat le voilà aujourd’hui: «Zéro cas décelé, depuis plus de 40 jours».
Toutefois, il a tenu à prévenir que nous ne devons pas dormir sur nos lauriers, car tant que la maladie est présente en Afrique, surtout à nos frontières, la menace demeure. L’action doit continuer et être soutenue à tous les niveaux. Les engagements doivent être renouvelés. Ce qui est l’une des raisons de leur participation à cet atelier qui leur donne l’occasion de faire l’état des lieux de la lutte contre la maladie à virus Ebola au Mali; ainsi que son impact social et économique; et d’autre part de discuter surtout des opportunités de partenariat entre le Centre opérationnel d’urgence et le secteur privé.
Quant à Jules SOME, il a rappelé que la création du COU a coïncidé avec un moment crucial de la lutte contre la maladie Ebola en Afrique de l’Ouest dont la dissémination rapide justifie le besoin pressant de mettre en place des mécanismes de coordination pour une réponse rapide.
Considérée comme la plus grave urgence sanitaire de ces dernières années, l’épidémie Ebola a, au 31 décembre 2014, fait près de 8 000 morts en Afrique de l’Ouest, dont 6 au Mali.
L’alarme étant sonnée avec ce nouveau défi qui s’adresse à notre Continent, le COU a enclenché un système de riposte qui a permis de freiner rapidement la propagation de la maladie sur le territoire national.
La déclaration de fin de la maladie Ebola a mis de la joie et du baume dans les cœurs et les esprits des millions de Maliens. Toutefois, on ne doit point oublier que par faute de négligence, notre pays a frôlé le pire. Alors, nos autorités doivent mettre en place de nouvelles dynamiques pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, ainsi exiger à ce que les populations n’abandonnent plus les bonnes pratiques d’hygiène que Ebola avait obligée aux Maliens à observer (le lavage des mains au savon).
Par ailleurs, un rapport de la Banque mondiale publié, en octobre 2014, estime à 32,6 milliards de dollars les pertes économiques probables causées par Ebola au cours des 2 prochaines années en Afrique de l’Ouest.
Par Sékou CAMARA




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