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jeudi 3 décembre 2020
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Migration :comment en faire un atout de développement ?

Le Ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine (MMEIA) avec le soutien technique et financier de l’Union européenne (UE), de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), la Deutsche Gesellschaft fur Internationale Zusammenarbeit (GIZ), Expertise France (EF) et l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale au Développement (AECID) au Mali, organise du 20 au 23 octobre 2020 à la Chambre de commerce de Ségou, l’Atelier National de Révision du Plan d’Action (2020-2024) de la Politique Nationale de Migration (PONAM).

La cérémonie de lancement dudit atelier, présidée par M. Alhamdou Ag Ilyene, Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, a réuni le Chef de la Section Politique de la Délégation de l’Union européenne au Mali, M. Salvador Pinto da França, le Chef de Mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations, M. Pascal Reyntjens et de nombreux partenaires techniques et financiers.
Pour rappel, le gouvernement malien a lancé la Politique Nationale de Migration (PONAM) en Conseil des Ministres le 3 septembre 2014 puis défini le 1er plan d’action 2015-2019 dont la vision était ainsi définie : «faire de la migration un véritable atout pour le développement du pays, un facteur de croissance économique et de promotion sociale pour réduire durablement la pauvreté ». Cette vision largement concertée constitue à la fois le sens, la portée et la finalité de la présente politique. Elle projette également un meilleur positionnement stratégique du Mali sur les questions migratoires.
Cette politique nationale de Migration est structurée en huit points : la protection et la sécurisation des migrants et les membres de leur famille ; la mise en place de mécanismes et de dispositifs de gestion appropriés pour mieux organiser la migration ; l’appui à une meilleure réinsertion des migrants de retour ; la valorisation du capital humain (social, culturel, technique), économique et financier des migrants ; le renforcement des capacités des organisations des migrants et de la société civile ; le positionnement stratégique du Mali comme carrefour ouest-africain de dialogue et de concertation sur les migrations ; l’amélioration des connaissances sur les migrations et la réadaptation des conditions d’entrée, de séjour et d’établissement au Mali.

L’objectif de cet atelier est d’actualiser le Plan d’action pour la période 2020-2024 tout en proposant un mécanisme et un dispositif de suivi du Plan d’Action (PA) permettant de renseigner le cadre logique élaboré. Il fait suite aux recommandations de l’évaluation à mi-parcours du plan d’action de la PONAM (réalisée en mars 2020).
Rendu possible grâce à un appui commun et à la coordination de l’Union européenne, cet atelier met en exergue la synergie et complémentarité des actions financées par l’UE et mises en œuvre par les agences européennes et internationales de la politique nationale de migration.
L’Action de Coopération Sud-Sud en matière de migration, cofinancée par le Ministère allemand de la coopération économique et du développement et par l’UE, vise à améliorer la gouvernance régionale dans le secteur de la migration entre le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal. Elle est mise en œuvre conjointement par la GIZ et Expertise France.
L’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale au Développement (AECID) au Mali met en œuvre le projet « Information et sensibilisation sur les risques et dangers de la migration irrégulière et de promotion de la libre circulation dans l’espace CEDEAO ». Ce projet a sensibilisé dans ces deux premières années d’exécution plus de 70.000 migrants potentiels au Mali sur les risques et dangers de la migration irrégulière et a subventionné 39 organisations de la société civile malienne pour renforcer les capacités nationales de gestion de la migration. C’est un projet financé par l’UE et de mise en œuvre conjointe entre le Ministère des Maliens de l’Extérieur et l’Intégration Africaine et la Coopération Espagnole avec des interventions dans les régions de Kayes, Sikasso et le District de Bamako.
Depuis mai 2017, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) met en œuvre l’Initiative conjointe FFU – OIM pour la protection et la réintégration des migrants au Mali. Ce projet vise d’une part à garantir un retour volontaire sûr, humain et digne ainsi qu’une réintégration durable pour les migrants maliens. D’autre part, il contribue au renforcement de la gouvernance des migrations en renforçant les données migratoires et la communication sur les flux, les routes et les tendances migratoires. Il permet également de collecter des données sur les besoins et les vulnérabilités des migrants en vue de soutenir la conception de politiques au niveau national. Depuis le début de l’initiative jusqu’à aujourd’hui, 17 181 Maliens qui étaient en situation de vulnérabilité sur la route migratoire de la Méditerranée centrale ont pu rentrer chez eux. De ce nombre, 6 760 Maliens de retour ont pu déjà mener à terme leur projet de réintégration.

N.B. : Le titre est de la rédaction
Source : UE




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