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vendredi 21 janvier 2022
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Le ministre Ould MOHAMED, sur le prix des produits de première nécessité: ‘‘nous n’accepterons pas le désordre commercial dans ce pays’’

Le ministre de l’industrie et du commerce, Mahmoud Ould MOHAMED a animé ce vendredi 19 novembre 2021 une conférence de presse sur le prix des denrées de première nécessité comme l’huile, le pain, le sucre, le riz, dans les locaux de son département. L’objectif de cette sorte médiatique du chef du département est de d’expliquer les mesures prises par les autorités de Transition pour la stabilisation des prix des produits de première nécessité.

C’était en présence du Directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCCC), Boucadary DOUMBIA ; du représentant des consommateurs, Abdoulaye BALLO, président de l’ALCOM ; Modibo KEÏTA, président des meuniers du Mali ; du représentant du Syndicat National des Boulangers du Mali, Mohamed Lamine HAÏDARA, représentant les boulangers ; du président de la CCIM, Youssouf BATHILY, etc.
D’entrée de jeu, Mahmoud Ould MOHAMED a affirmé que même si les prix de ces produis sont à la hausse par rapport à la même période de l’année dernière, ils sont à la baisse par rapport à la semaine dernière.
De son avis, la stabilisation des prix des produits de première nécessité demeure une des préoccupations majeures du Président de la transition, le Colonel Assimi GOITA. Cette préoccupation, a-t-il fait savoir, est au cœur du plan d’action du gouvernement de la transition dirigé le Premier ministre Choguel MAIGA.
C’est la raison pour laquelle, au cours de sa session ordinaire du 10 novembre 2021, le Gouvernement, a-t-il rappelé, a marqué son accord pour l’octroi d’une subvention sous forme de réduction de 50% de la base taxable à l’importation de 300 000 tonnes de riz, de 60 000 tonnes de sucre et 30 000 tonnes d’huile alimentaire.
Ces mesures d’urgence viennent conforter celles déjà en cours, à savoir la subvention du gaz, des hydrocarbures, des médicaments essentiels, de l’eau, de l’électricité, des intrants et équipements agricoles, des engrais et des exonérations douanières et fiscales accordées aux entreprises en difficulté pour le maintien des emplois.
«Tous ces efforts du Gouvernement se chiffrent à des centaines de milliards de nos francs délaissés pour le bien-être des populations maliennes dans un contexte de rareté des ressources budgétaires », justifié le ministre.
Comme pour dire qu’une bonne nouvelle ne vient jamais seule, ces mesures prises par le Gouvernement coïncident avec une tendance à la baisse du prix de certains produits sur le marché international.
Ainsi, il ressort des propos du ministre que le prix du riz indien a baissé de 25% tandis que celui du riz thaïlandais est resté stable sur le marché international.
L’huile est négociée à 1 181 dollars la tonne contre 918 dollars la tonne l’année dernière à la même période.
Contrairement à ces produits, le cours mondial du blé de meunerie a enregistré une hausse de 39% par rapport à l’année passée pour s’établir à 295 euros la tonne.
Le cours mondial du sucre s’établit à 524 dollars la tonne enregistrant ainsi une hausse de 27% par rapport à l’année dernière.
L’huile est négociée à 1 181 dollars la tonne contre 918 dollars la tonne l’année dernière à la même période.
Pour l’effectivité des prix indicatifs plafonds fixés, le ministre Mahmoud Ould MOHAMED, a annoncé que des équipes de brigade de la DGCC appuyées par des éléments des forces de sécurité seront bientôt déployées sur le terrain.
Pour lui, le respect de ces prix demeure une obligation à tous les niveaux du circuit de distribution. Et d’ajouter que ces actions de contrôle seront précédées d’une campagne de communication, d’éducation et de sensibilisation dans la mise en œuvre de laquelle la contribution de tous les organes est vivement sollicitée.
«Nous demandons également aux associations de consommateurs de se joindre aux services techniques du ministère pour amplifier ces actions citoyennes à l’endroit de leurs membres que nous sommes tous. Ensemble, nous arriverons à arrêter les pratiques spéculatives et anticoncurrentielles de fixation des prix », a-t- il martelé.
Malgré cette situation conjoncturelle, tous les intervenants du jour ont reconnu que le Mali pratique les même prix de la sous-région sur beaucoup de produits.
C’est pourquoi, le Gouvernement n’est pas prêt à laisser continuer l’anarchie et va sévir contre tous les commerçants indélicats pour faire respecter les droits des consommateurs.
«Nous n’accepterons pas le désordre commercial dans ce pays», a-prévenu le ministre Mahmoud Ould MOHAMED.
Du côté des usines de production de farine, on assure que le prix à 20 000 FCFA le sac de 50 Kg est tenable jusqu’au 1er décembre 2021.
Mais, leur représentant, Modibo KEITA, PDG de la société GDCM, prévient que si le cours du marché mondial du blé reste inchangé après cette date, le coût de la farine pourrait connaître une hausse.
Une situation qui va engendrer une hausse du prix du pain.
« Je ne sais pas si nous allons le vendre à 275 ou à 300 FCFA, mais cela ne sera pas possible sans l’aval du gouvernement » martèle Modibo KEÏTA.
Les prix de plusieurs produits ont connu une inflation suite à la pandémie du COVID-19. Ce qui continue de provoquer un malaise parmi les populations les plus vulnérables.

Par Abdoulaye OUATTARA




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