Mise à jour des données «Malikunnafoni»: les acteurs valident la liste des indicateurs

L’Institut national de la statistique (INSTAT) organise, depuis le mercredi dernier, au Centre Aoua KEÏTA, sis à Ouolofobougou, l’atelier de révision des indicateurs de la base de données «Malikunnafoni».

La cérémonie d’ouverture des travaux de trois jours était présidée par le chef de la Cellule de coordination et de coopération technique et l’INSTAT, Mamoutou FANE, représentant son directeur général. Il avait à ses côtés: le directeur général adjoint de l’ODHD/LCP, Bouréma F BALLO ; le représentant de la CT/CSLP, Mady KEÏTA; ainsi que le représentant de l’UNICEF-Bamako, Abdoulaye YALCOUYE.
L’objectif du présent atelier, qui prend fin ce vendredi, est de valider les métadonnées élaborées au niveau sectoriel et de mettre à jour la liste des indicateurs de la Base de données « Malikunnafoni» permettant ainsi de couvrir les besoins de suivi et surtout d’évaluation des programmes de développement du Mali, (le CREDD, les ODD et du PUNAD).
Ainsi, trois jours durant, les points focaux et autres acteurs clés de «Malikunnafoni» présenteront des fiches de métadonnées dans leurs secteurs d’intervention respectifs et une liste révisée des indicateurs pertinents. Ce travail devra déboucher sur une validation conjointe du système d’indicateurs actualisés par l’ensemble des acteurs.
Initialement arrêtée à 300 indicateurs, la base de données socioéconomiques du Mali, communément appelée «Malikunnafoni», selon ses responsables, en comptait 530 depuis 2009.
De même, ont-ils expliqué, l’évolution des résultats de développement du pays impose l’impulsion d’une nouvelle orientation auxdits indicateurs. D’où la nécessité de l’organisation du présent atelier dont l’objet est la révision de ces indicateurs.
En effet, depuis 2007, notre pays s’est fixé comme ambition d’atteindre une moyenne de croissance annuelle de 7%. Ce taux semblait nécessaire pour réduire de façon significative la pauvreté et accélérer les progrès vers les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) pour 2015.
De l’évaluation des OMD au niveau mondial, il en est suivi que les ODD (les Objectifs de développement durable) pour lesquels le Mali a élaboré et adopté un Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD).
Au niveau national, le CREDD a un plan d’action de mise en œuvre des ODD. Aussi bien pour les défunts OMD que pour les ODD et le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PUNAD), la Plateforme «Malikunnafoni», mise en place en 2006, est un moteur de suivi des indicateurs.
Elle vise à mettre à la disposition des décideurs, un instrument permettant de suivre la mise en œuvre des objectifs de développement du pays.
Après une première mise à jour de sa liste des indicateurs en 2009, suivie d’une autre correction en 2014, qui a pris en compte certains besoins nouveaux, la situation socioéconomique et politique actuelle exige une nouvelle révision.
Elle se fonde notamment sur la nécessité de prendre en compte certaines exigences formulées dans le cadre du CREDD et des ODD.
«La base de données compte actuellement 578 indicateurs dont 520 renseignés. Certains de ces indicateurs non renseignés depuis 2006 nécessitent des enquêtes spécifiques», a souligné Mamoutou FANE, chef de la Cellule de coordination et de coopération technique et l’INSTAT.
De même, a-t-il expliqué, cette validation est déterminante pour la poursuite du suivi des programmes car la base «Malikunnafoni» entend rester la référence en matière de partage et de diffusion de données statistiques.
Selon les initiateurs de cette rencontre, les actions de la pérennisation de la base de données «Malikunnafoni» suscitent beaucoup d’espoir notamment pour : l’amélioration de la programmation du suivi et de l’évaluation des politiques et programmes, en particulier dans la lutte contre la pauvreté pour une plus grande efficacité ; la mise à jour régulière et en temps réel des indicateurs socioéconomiques nationaux et sectoriels et leur dissémination afin d’appuyer l’analyse des politiques et la prise de décision ; l’amélioration de la qualité de l’information statistique ainsi que des fonctions de centralisation, d’harmonisation, de coordination des données et métadonnées et de stockage des indicateurs socioéconomiques dans les conditions sécuritaires requises pour une meilleure diffusion.

Par Abdoulaye OUATTARA

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