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samedi 18 novembre 2017
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Mise en route des boursiers maliens pour l’Algérie: l’ambassadeur offre une réception en leur honneur

En attendant le départ, dans quelques jours, du 1er contingent des boursiers maliens en Algérie (46 au compte de la formation professionnelle et 94 bacheliers au titre de l’enseignement supérieur), l’ambassadeur de l’Algérie au Mali, Boualem CHEBIHI, a offert, vendredi dernier à l’ambassade, sise au quartier Daoudabougou, une réception symbolique en leur honneur.

La rencontre s’est déroulée en présence du ministre-conseiller, Mohamed MIDOU ; de Mme KONE Kadidia TOURE, Directrice nationale de la Formation professionnelle ; de Aliou DOUMBIA, Chef de la Division Bourses et coopération à la direction nationale de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. C’était également en présence de Mme Mariam SYLLA, ancienne étudiante en Algérie de la promotion 1990-1994 et membre de l’Association malienne des anciens étudiants et stagiaires d’Algérie (AMAUSA) ; et d’une vingtaine de nouveaux boursiers.
D’emblée, le diplomate algérien a souhaité la bienvenue aux invités à l’ambassade qui est le prolongement du territoire d’Algérie au Mali.
Pour lui, leur présence traduit tout l’intérêt qu’ils portent à la bourse d’études dont ils sont bénéficiaires et, au-delà, témoigne par le geste de la vivacité de la coopération algéro-malienne dans le domaine de la formation et de la recherche scientifique.
Cette coopération, a-t-il rappelé, s’est renforcée considérablement à l’occasion de la 12e session de la Grande commission mixte de coopération Algéro-malienne, tenue à Bamako en novembre 2016, et suite à l’importante visite de travail effectuée par le ministre de la Formation et de l’enseignement professionnel algérien le 1er avril 2017 à Bamako.
Les programmes boursiers algériens mis à la disposition du Mali, dira le diplomate, sont une composante-phare de la coopération Sud-Sud, développée par l’Algérie avec les pays africains. Ces programmes, a-t-il fait savoir, ont gagné en ampleur tant en nombre de bourses qu’en filières d’études au fil des années et atteignent de nos jours les 2 000 bourses offertes annuellement aux étudiants africains.
«Le Mali continue à être un bénéficiaire majeur de ce programme. Pour cette année comme pour les années précédentes, l’offre de bourses qui lui est destinée dépasse pour l’instant les 200 bourses reparties entre les secteurs de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle, du tourisme, des transports, des transmissions, des affaires religieuses, des télécommunications et de la protection civile », a-t-il précisé.
Aussi, a souligné l’ambassadeur, les programmes de formation destinés au Mali ont d’autres composantes y compris dans le domaine militaire et de la sécurité. Ce qui place l’Algérie, selon l’ambassadeur CHEBIHI, au premier rang des pays pourvoyeurs de bourses en formation au Mali. Toute chose qui traduit dans les faits la solidarité agissante entre les deux pays.
S’adressant directement aux heureux bénéficiaires, le diplomate algérien leur a fait savoir qu’ils font partie des nouveaux boursiers maliens méritants pour lesquels s’ouvre aujourd’hui, en Algérie, l’excellente opportunité de recevoir un enseignement diplômant de qualité et de revenir armés d’un savoir-faire qui leur permettrait d’apporter leur pierre aux efforts de développement et de construction que mène le Mali.
«Partout où vous serez dans les 48 wilayas (collectivités publiques territoriales, ndlr) composant le vaste territoire de votre seconde patrie, l’Algérie, vous côtoierez les étudiants algériens, mais aussi vos compatriotes qui vous ont devancé dans le même cadre et de nombreux autres étudiants africains qui partagent avec vous la même noble quête du savoir », a-t-il éclairé.
Pour l’ambassadeur algérien, ces boursiers maliens d’Algérie sont aussi un exemple concret de cette mobilité humaine saine que l’Algérie et le Mali ont pu promouvoir dans le plein respect des règles nationales et bilatérales régissant la circulation des personnes.
L’ambassadeur CHEBIHI a profité de l’occasion pour rappeler à ceux qui, aujourd’hui, tentent de semer le doute sur la politique d’ouverture, de solidarité, de tolérance et d’accueil que l’Algérie a toujours observée envers les «frères Maliens et Africains en général ».
Aussi, a-t-il rappelé qu’il n’existe pas de visa entre le Mali et l’Algérie pour 90 jours.
Par ailleurs, reconnaît l’ambassadeur, l’Algérie qui était un pays de transit subit de nos jours un flux extraordinaire de migrants en situation irrégulière, est devenue une destination finale. Ce qui a conduit les autorités algériennes à prendre des mesures sécuritaires, voire l’expulsion des migrants irréguliers hors de ses frontières.
En tout cas, le diplomate a rassuré que l’ambassade s’emploie à maintenir le contact étroit avec les boursiers maliens après leur retour, à travers l’Association malienne des anciens étudiants et stagiaires d’Algérie (AMAUSA) dont il a salué les représentants à cette cérémonie.
Les représentants du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle et celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont félicité l’Algérie pour ces bourses qui concourent au renforcement des capacités des ressources humaines de note pays.
M. DOUMBIA a évoqué les difficultés dans le traitement des dossiers des candidats, car certaines décisions, indépendamment de leur volonté, sont prises en Algérie.
Quant à Mme KONE Kadidia TOURE, elle a fait savoir qu’ils sont 46 boursiers retenus sur 50 bourses proposées au titre de la formation professionnelle. Cela, à son avis, est dû au fait que certains candidats ont postulé pour d’autres bourses pour lesquelles ils ont été admis.
Les membres de l’AMAUSA ont prodigué des sages conseils aux nouveaux boursiers. Ils ont prévenu de certaines choses afin qu’ils prennent des précautions, notamment le froid, la langue, le complexe, et l’auto éducation.
Cependant, a prévenu Mme Mariam SYLLA, la vie est faite de difficultés dont certaines ne se racontent pas, mais se vivent.
Notons qu’au titre de la formation professionnelle, ils sont 46 boursiers dont 12 filles et 34 garçons pour 26 filières.
En ce qui concerne l’Enseignement supérieur, ils sont actuellement 94 bacheliers prêts pour le départ sur les 106. Les autres sont dans l’attente du traitement de leurs dossiers en Algérie.

Par Sékou CAMARA




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