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lundi 27 juin 2022
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Mise en œuvre de la CDN: une volonté politique affichée

Le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) a abrité, hier jeudi, un atelier de restitution de la contribution déterminée au niveau national révisée (CDN). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, Modibo KONÉ ; du président du Haut conseil des collectivités territoriales, Mamadou Satigui DIAKITÉ ; de la cheffe de file des partenaires techniques et financiers du secteur environnement et changement climatique, Ellie GUNNINGHAM…

Dans son intervention, la cheffe de file des PTF a salué la volonté des autorités maliennes à mettre en œuvre la Contribution déterminée au niveau national révisée (CDN). Elle a rassuré de l’engagement des partenaires techniques et financiers auprès du Mali pour relever les défis liés au changement climatique.

Le ministre de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, Modibo KONÉ, a souligné qu’en tant que pays-Partie ayant ratifié la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques, le Mali a souscrit à d’importants engagements pour lutter contre les effets néfastes de ce fléau        mondial.

« Depuis 2015, notre pays dispose d’un outil de mise œuvre de l’Accord de Paris sur le climat, qui est la Contribution déterminée au niveau national (CDN), permettant de mieux exécuter notre stratégie ‘’Économie Verte et Résiliente aux Changements climatiques’’ découlant de la Politique Nationale sur les Changements Climatiques », a rappelé le ministre KONÉ.

Il a déploré que le changement climatique était une triste réalité au Mali. Comme preuve, le ministre de l’Environnement a expliqué que les populations subissent durement au quotidien les affres du dérèglement climatique, à travers :  l’irrégularité des pluies et la réduction de la durée des saisons pluvieuses ; l’augmentation de la température d’année en année ; l’assèchement des cours d’eau, mares, lacs ; l’augmentation de la fréquence et de la sévérité des inondations ; la désertification et l’érosion de la diversité biologique ; les vents violents…

Selon lui, le présent atelier s’inscrit dans une dynamique nécessaire d’appropriation politique et de partenariat responsable. Il vise, explique le ministre, l’implication de l’ensemble des acteurs pour explorer les voies et moyens de hisser les flux humains et financiers à un niveau qui soit en adéquation avec l’ampleur du défi climatique au Mali. De même, il permettra de renforcer la collaboration entre le département de l’Environnement et le Haut Conseil des Collectivités, compte tenu de la nouvelle option territoriale de mise en œuvre de la CDN.

« Mon département est aussi convaincu que la prise en compte des objectifs de la CDN révisée dans les PDSEC futurs constitue désormais un gage de réussite dans notre combat commun contre les changements climatiques.  Je suis également convaincu que vous saisirez toute opportunité pour intensifier de manière                significative l’action climatique pour prévenir une souffrance humaine qui risque de s’amplifier si des actes forts ne sont pas posés », a plaidé le ministre Modibo KONÉ.

Pour sa part, le président du Haut conseil des collectivités territoriales, Mamadou Satigui DIAKITÉ, a indiqué que depuis quelques années des efforts ont été engagés sur le plan législatif par les autorités de la République du Mali pour renforcer la protection de l’environnement et la lutte contre les effets des changements climatiques.

Selon lui, cette volonté politique s’est traduite par : la révision de la Politique nationale de protection de l’environnement et l’adoption de plusieurs politiques sectorielles ; la prise en compte de l’environnement, du changement climatique et du développement durable comme 4e axe stratégique de la Relance économique et du Développement durable 2019-2023.

« La dégradation de l’environnement est perceptible partout au Mali et particulièrement à Bamako et environs, à travers la détérioration de la qualité de l’air, l’élévation des températures, la pollution photochimique, les poussières, la pollution gazeuse et particulaire résultant de la circulation automobile », a déploré le président du HCCT.

Il n’a pas manqué d’évoquer la dégradation de la qualité des eaux de surface telle que le fleuve Niger qui reçoit d’importantes quantités d’eaux usées industrielles et domestiques ; les inondations récurrentes qui font de nombreuses victimes dans le District de Bamako et autres localités du pays et les risques de maladies climato-sensibles. Mais aussi et surtout une certaine pratique de l’orpaillage dont les conséquences sur le paysage, les fleuves et les rivières sont incommensurables.

Face à ces nombreux défis, l’honorable DIAKITÉ a informé que le Mali a fait de la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques une priorité, à travers la signature et la ratification de plusieurs conventions et traités relatifs à l’environnement parmi lesquels, l’Accord de Paris sur le climat. Il a fait savoir que cet accord ratifié par notre pays en septembre 2016 prévoit la révision des CDN tous les 5 ans avec plus d’ambition.

« La CDN révisée qui sera restituée tout à l’heure, est le fruit d’un engagement collectif, élaboré par les fils du pays sous le leadership du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD), à travers son bras armé, l’Agence pour l’Environnement et le Développement Durable (AEDD). Cette CDN, faut-il le rappeler, met l’accent sur les programmes paritaires dans 4 secteurs clés de développement qui permettront au Mali d’amorcer un développement sobre en carbone », a informé le président du Haut conseil des collectivités territoriales.

Il a enfin exprimé la volonté de son institution de bâtir un partenariat nouveau avec le ministère de l’Environnement autour de la protection de l’environnement et particulièrement la mise en œuvre de la CDN révisée. Pour ce faire, Mamadou Satigui DIAKITÉ propose l’instauration d’un cadre d’échanges permanent pour trouver les solutions concertées aux préoccupations environnementales.

PAR MODIBO KONÉ




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