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samedi 15 juin 2019
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Motion de censure: ‘‘C’est maintenu. le Rpm ne capitulera pas’’

Conformément à l’article 96 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale du Mali, le Groupe parlementaire du parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (RPM), déposera en séance plénière demain mercredi 17 avril 2019, une motion de censure contre le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA, selon des sources.

C’est la principale information qui ressort des travaux de la Commission ad hoc mise en place par le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Issiaka Sidibé pour échanger et trouver un compromis entre les différents groupes parlementaires sur la question et toutes celles épineuses qui se posent à la Nation et sur lesquelles les élus de la Nation sont interpelés.

Selon des sources proches du Parlement, la réunion du bureau qui se tient tous les lundis a fixé la plénière pour demain mercredi au lieu de jeudi 18 avril comme c’était initialement programmé. Raison : Les députés du parti présidentiel, qui loin de capituler devant toutes sortes de pression et de chantage, avaient souhaité tenir la plénière, ce mardi même, pour « en finir. Parce qu’il n’est plus question de reculer face à la gravité de la situation ». Devant leur insistance et face aux réticences des partisans du Premier ministre, le président de l’Assemblée aurait obtenu un compromis en divisant la poire en deux en ramenant la plénière à ce mercredi. C’est là qu’intervient l’idée de la Commission pour peaufiner les choses, dit-on.

Présidée par le vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Moussa Timbiné, la Commission, une vingtaine de membres, a regroupé tous les présidents des groupes parlementaires et les membres du bureau. Après plus de 2 heures de débats, la Commission a acté la décision du Groupe parlementaire RPM, soutenue notamment par l’Opposition VRD, ADP Maliba, la quasi-majorité du Groupe APM et des non-inscrits, de déposer lors de la plénière de demain la motion de censure. Seuls le Groupe parlementaire Adéma et les partisans du PM au sein de l’APM rechignent pour l’instant à adhérer à une initiative du RPM désormais largement partagée au sein de l’hémicycle et à travers l’opinion nationale.

Les initiateurs de la motion, quoiqu’engagés de manière irrévocable à déposer le Chef du gouvernement pour conjurer la crise, ne veulent pas donner l’impression d’une rupture au sein de la majorité qui pourrait aboutir à une crise de régime. C’est pourquoi la Commission mise en place a recommandé à tous les groupes de tenir ce mardi une réunion de restitution et particulièrement au RPM de tout mettre en œuvre pour voir ce mardi même le Président IBK et le Premier ministre Boubèye afin d’expliquer la démarche et espérer sur une issue honorable. En d’autres termes, obtenir le départ du Premier ministre avant le débat de la motion de censure.

Comme quoi, en dépit de la « fronde » ouverte des députés du parti présidentiel et ceux de l’opposition, rien n’est encore joué. Parce que disposant des pouvoirs qui sont les leurs, le président IBK et son PM peuvent toujours œuvrer à faire barrage à l’initiative. À défaut de renvoyer purement simplement les députés à travers une dissolution de l’Assemblée nationale. Une « menace qui ne nous effraie pas au RPM. Parce que la dissolution va nous renvoyer dans 3 mois devant le peuple, et nous sommes en phase avec le peuple. Rien ne nous fera reculer », a dit un député « motionnaire ».

Affaire à suivre donc

Par Sikou BAH

 




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